Le sondage
Faut-il boycotter les jeux olympiques ?

Résultats
img
Annonces, réclames
img
Agenda Culturel
img
Accueil du site > Toute l’actualité > Actualité > 1980 : Printemps kabyle, 2001 : printemps noir

1980 : Printemps kabyle, 2001 : printemps noir

51 ans de révoltes et après ?

dimanche 20 avril 2008, par Le libertaire


Au même titre que le 1er novembre 1954, le 20 avril 1980 n’a été ni un coup de tonnerre dans un ciel serein, ni un complot fomenté par l’étranger bien que les Pouvoirs en place aient employé ces expressions à 50 ans d’intervalle. Le point commun aux deux événements a été l’aveuglement des gouvernants face à une légitime revendication de liberté dans le premier cas et d’identité berbère dans le second.

L’origine de la révolte du 20 avril 1980 remonte au printemps 1949. Le Comité fédéral de France du MTLD (le parti indépendantiste) avait, sous l’impulsion de Rachid Ali Yahia, son président, affirmé, l’identité berbère de l’Algérie, s’opposant ainsi à la ligne officielle du parti qui la considérait comme arabe. Le mouvement berbériste était né. En Kabylie même, il comportait des éléments actifs : Bennaï Ouali, Amar Ould Hamouda, Saïd Oubouzar, Ferhat Ali, etc.
Messali réagit en les faisant exclure du parti. La lutte pour l’indépendance mit la revendication berbère en veilleuse au motif de la nécessité de l’union pour venir à bout du régime colonial.

Dès juillet 1962, l’éphémère, Benbella, alors président de la république algérienne cria son fameux « Nous sommes des Arabes, nous sommes des arabes, nous sommes des arabes. » La lutte armée du FFS contre le pouvoir personnel de Benbella provoqua une répression sanglante en Kabylie, la seule région à avoir pris les armes. L’arrestation de Hocine Aït Ahmed, le chef du FFS, conduisit à la défaite de ce parti qui se reconstitua en France et en Suisse.

Boumediene qui avait renversé Benbella par un coup d’état voulut arabiser l’Algérie en imposant l’arabisation de l’enseignement, avec la volonté de faire disparaître tous les parlers berbères. Ce dictateur avait cru réaliser l’unité et la cohésion de l’Algérie en faisant disparaître la langue kabyle. Il ne tolérait que les collaborateurs, ceux qu’on qualifie de "Kabyles de service". Il y en eût et il y en a malheureusement encore.

Le règne de Boumediene fut marqué par la répression de la kabylité (interdiction à Taous Amrouche de chanter en kabyle au festival panafricain de 1969, arrestation de jeunes vêtus de tee-shirts arborant des caractères tifina (alphabet berbère).

Pendant ce temps, des Kabyles s’organisaient à Paris : Académie berbère en 1967, Agraw Imazighene en 1969, Groupe d’études berbères à l’université de Vincennes en 1972. Des militants du FFS poursuivaient, surtout en France, une lutte à la fois politique, pour la démocratie en Algérie, et culturelle pour la défense de la langue berbère.

En Kabylie, la revendication de l’identité kabyle commença par s’affirmer au sein de la jeunesse sous l’impulsion de la nouvelle génération de chanteurs. De son côté, l’écrivain Mouloud Mammeri qui animait une chaire de culture berbère à l’université d’Alger se livrait à des recherches sur la langue berbère.
En mars 1980, un groupe d’étudiants de l’université de Tizi Ouzou l’invita à donner une conférence sur la poésie Kabyle ancienne. Le préfet de Tizi Ouzou fit interdire la conférence et cela mit le feu au brasier qui couvait depuis des années et n’attendait qu’un signal. Ce furent les émeutes d’Avril 1980 suivies d’une répression sauvage dans les locaux même de l’université de Tizi Ouzou (pas de morts heureusement mais plus de 400 blessés.)
La population des montagnes prit fait en cause pour les étudiants révoltés et descendit en masse à Tizi Ouzou pour les soutenir. Un bain de sang fut évité de justesse.

Les revendications des émeutiers d’avril 1980 avaient avant tout un caractère culturel. A l’époque, une espèce de pudeur mal placée interdisait de prononcer le mot « Kabyle ». On préféra parler de « printemps berbère » bien que la Kabylie fût le seul théâtre de revendication et on réclama la promotion des parlers populaires car on n’osait pas dénoncer l’arabisation. S’y ajouta la revendication de la démocratie au plan politique, sans remettre en cause les options islamiques et socialistes du régime.

Avril 1980 vit la naissance du mouvement culturel berbère [1]. Le 20 avril revêtit en Kabylie un caractère de fête nationale. Malheureusement, le démon de la division ne tarda à exercer ses effets corrupteurs. En 1989, des animateurs du MCB décidèrent de créer un parti politique, le RCD. Ils avaient proclamé « le MCB est mort, vive le RCD ! »
Peu après les deux partis kabyles - FFS et RCD - s’efforcèrent de s’annexer le MCB.  [2]
Chaque tendance voulut commémorer le 20 avril à son profit. Des responsables faillirent en venir aux mains sous l’oeil amusé des responsables du pouvoir algérien.
Néanmoins, la lutte pour la reconnaissance de la langue berbère comme nationale et officielle se poursuivait. Elle fut marquée en 1994 par la grève dite du cartable qui dura une année scolaire et aboutit à la création d’un Haut Commissariat à l’Amazighité.
La dernière décennie du 20ème siècle fut marquée par la sanglante révolte des islamistes dans le but d’imposer la charia en Algérie. On parle de 200.000 morts, sans compter les blessés et la destruction de biens publics.

Vingt années après avril 1980, la situation économique et sociale des Algériens a continué à se dégrader. Aux pénuries du règne de Boumediene, à la misère de masse du temps de Chadli [3] ont succédé la pseudo démocratie et une fausse économie de marché. Chômage, crise du logement, pollution de l’environnement, injustices, contraintes bureaucratiques sont allés de pair avec la naissance d’immense fortunes bâties sur l’affairisme et la corruption.

La différence est qu’en Kabylie des gendarmes se conduisaient comme en pays conquis et utilisaient des propos racistes. C’est ainsi qu’en remettant Matoub, blessé, aux infirmiers de l’hôpital de Michelet, l’un des pandores leur a dit « Prenez votre chien ! [4] ».
Les gendarmes commettaient toutes sortes d’abus. L’indignation s’est accumulée. A l’occasion de l’assassinat du lycéen Massinissa Guermah dans les locaux de la brigade de gendarmerie d’Aït Douala, la révolte a éclaté un peu partout en kabylie. La poitrine nue, les jeunes ont défié les gendarmes. Ces derniers ont tiré à balles réelles, faisant plus de cent morts et des milliers de blessés. Ce fut le printemps noir d’avril 2001.

La répression poussa des milliers de gens dans la rue à Tizi Ouzou. En juin 2001, le déferlement de millions de Kabyles sur Alger ébranla la capitale. Il s’agissait de remettre au président de la république le texte de la « Plateforme d’El Kseur ». Les archs avaient pris l’affaire en main. Démocratie à la base. Un immense espoir était né. La violence a cessé mais ensuite le pouvoir a rusé. Les auteurs de la "Plateforme" l’ont confondue avec celles du 1er novembre et celle du Congrès de la Soummam. Les deux premières avaient des chances d’aboutir parce qu’elles traduisaient la volonté de la majorité des Algériens. Celle d’El Kseur prétendait sortir de la crise l’ensemble des Algériens alors qu’elle n’était soutenue que par les Kabyles. Les Archs se sont divisés entre dialoguistes et intransigeants. Ils ont fini par perdre toute audience.

Et maintenant ? Le terrorisme musulman vient de nouveau de frapper très fort au cœur de la capitale. La Kabylie est livrée au kidnapping, aux attaques à main armée. Des élections parodie vont avoir lieu en Algérie le 17 mai. Que nous reste-t-il, à nous Kabyles ? Continuer à défendre becs et ongles notre identité. Non contre toute autre mais pour elle-même. Refuser d’être traités de « Maghrébins » ou d’Arabes. Si nous devons à tout prix être inclus dans un ensemble, nous sommes des Nord Africains. Refusons d’être définis par une étiquette religieuse quelle qu’elle soit. Nous sommes pour la liberté de conscience. Refusons ces appellations surannées de « Beur » (le beur rancit) et de « Beurettes » (si mal beurrées.) Ceux d’entre nous qui ont une carte d’identité française ne doivent pas avoir honte de l’assumer. S’ils en rougissent qu’ils la rendent, c’est une question de dignité. Les autres doivent se revendiquer pour ce qu’ils sont : Algériens de Kabylie ou d’ailleurs. Nous qui avons choisi de vivre en France, nous devons nous distinguer par notre bonne éducation, notre réussite sociale et professionnelle, notre adhésion aux valeurs de liberté et de laïcité de ce pays et à celles de la société kabyle (travail, discipline, intégrité, droiture, respect d’autrui, fidélité à la parole donnée...) Et contentons-nous, enfin, de lutter pour nous-mêmes, pour l’autonomie de notre région d’origine.

Cessons d’exiger que la langue berbère soit reconnue comme seconde langue nationale dans l’ensemble de l’Algérie. Le pouvoir ne le veut pas, les arabophones la refusent.

A l’image de l’Angleterre où certaines langues ne sont officielles que dans leur région (Ecosse, Pays de Galle ...) exigeons que la langue kabyle devienne officielle en Kabylie.

Unissons nos offerts pour l’autonomie de la Kabylie, dès lors que vouloir lutter pour la démocratie en Algérie est un leurre. Et pour ne plus avoir à revivre de 20 avril sanglants et de printemps noirs.

Le Libertaire

Notes

[1] MCB, Mouvement pour la Culture Berbère

[2] Commissions nationales et coordination nationale.

[3] Rougi par le sang des 500 morts d’octobre 1988

[4] El kelb en’taêkum.

 
img Répondre à cet article       img   (5)
 
Vive le Kabylisme !
Kabyliste à ecrit le 20 avril à 21:49

Je suis bien content de l’esprit purement kabyliste de ce texte. Mr Le Libertaire, je vous salut, ainsi que votre kabylisme affiché. Assez d’être la chaire à canon des autres.

Le kabyle se réveille enfin ! C’est pas trop tôt, je vous l’assure.

Le berbérisme est mort, vive le Kabylisme !

Kabyliste

Répondre à Kabyliste

 

Retour début forum / img Répondre à cet article

autonomie me fait peur car l’Algerie est Amazigh
Amazigh opprimé par la force de l’arabo-baathisme à ecrit le 22 avril à 09:57
oui, à bien écouter Mess Ali yahia Abdenour, dans la dépéche de kabylie d’avant hier, ce n’est pas cind milles arabes qui représente l’Algérie, L’Algérie est AMAZIGH , donc consentrons-nous sur le comment de rendre à Cézar ce qui lui appartient, cessons de réclamer que seules tizi, bédjaia, bouira, .. et malheureusement dont la majorité de cette population n’est pas fière de ses origines voire j’y étais pour la marche pour mon engagement au motif de la marche sans que je sois structuré dans ce mouvement ou parti politique qui en étaient des initiateurs ou des organisateurs et j’ai eu les yeux larmoyants et mon coeur gravement attristé, car par mes yeux j’étais frappé par un peuple qui n’a rien à avoir avec ni avec ses origines, ni avec sa langue maternelle, ni avec l’adhesion par leur bonne volonté à la reussite des bonnes actions. moi je me sens de la NUMIDIE et surtout de l’Algérie du sud au nord et de l’est au ouest. Oui, il est temps que les intellectuels kabyles sortent de leur anonymat pour faire une guerre pacifique contre la division dans la kabylie, un seul FRONT des kabyles puisse rendre honneur à notre chère Algérie.

Répondre à Amazigh opprimé par la force de l’arabo-baathisme

 

Retour début forum / img Répondre à cet article

les berères ne seront jamais unis.
vibreur69@yahoo.fr à ecrit le 23 avril à 18:32
mon coeur bat pour notre langue, je suis un kabyle de bejaia j’ai travaillé un peu partout en algerie ,j’ai constaté comme vous que les autres (tribues berberes)tel que les chaouis,les mouzabites,les chalhis et les chanouis ne sont pas seulement arabisés, ils sont beaucoup plus islamisés ; donc comment voulez vous que l’afrique du nord gagne ses origines si ces derniers ne croient qu’a l’islam des(arabes) ?...NB...je fais de la prière mais je l’a fait pour dieu et moi, ca ne m’empèche pas de revendiquer mon identité.

Répondre à vibreur69@yahoo.fr

 
As-tu lu le Coran ?
Kabyliste à ecrit le 26 avril à 13:12

Bonjour kabyle de Vgayeth.

As-tu lu le Coran ? Je peux te dire avec force convictions et preuves qu’on ne peut être kabyle et musulman.

Bonne continuation.

Kabyliste

Répondre à Kabyliste

 

Retour début forum / img Répondre à cet article

Les victimes
Akli si Bgayet à ecrit le 27 avril à 21:28

Liste des victimes de la révolte Kabyle de 2001 Medjane Farid, 11 ans, tué le 26 avril 2001 à Seddouk (Vgayeth).

Messalti Hafid, 13 ans, tué par balles par un gendarme devant la porte du domicile familial à Takrietz (Vgayeth) le vendredi 25 mai 2001.

Didouche Ferhat, 14 ans, demeurant à Draa El Mizan (Tizi Ouzou) tué le jeudi 21 juin 2001 par balles par des gendarmes suite aux émeutes provoquées dans la ville.

Yakoub Lyès, 13 ans, demeurant à Guenzet (Sétif), grièvement blessé par balles lors des émeutes du mercredi 20 juin 2001, succombe à ses blessures le jour même lors de son transfert à l’hôpital de Bordj Bou Arréridj.

Boukhedad Kamel, 15 ans, tué de trois balles dans le dos, tirées par le chef de brigade de gendarmerie de Seddouk (Vgayeth) le 25 avril 2001.

Bélaïd Ouramdane, 15 ans, tué à Addekar (Vgayeth) le 28 avril 2001

. Abdou Mdouad, 19 ans, tué par balles par un policier le 1er décembre 2002 à Azzaba (Skikda) lors d’une manifestation de protestation.

. Adara Fouad, 28 ans, demeurant à Sidi Aïch (Vgayeth), tué d’une balle dans la tête par un policier en civil, alors qu’il était attablé dans un café le 26 juin 2001.

Aghadir Ahcène, 20 ans, originaire de Tizi Bouchène, tué le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou) de trois balles au thorax et à l’abdomen.

Agri Ali, 31 ans, marié et père de 3 enfants, tué par balles par les brigades anti-émeutes, près de la de Tazmalt (Vgayeth).

Ahmane Mourad, 33 ans, tué le 28 avril 2001 d’une balle dans la tête à Tizi Rached (Tizi-Ouzou) par un gendarme.

Aït Aba née Aït Ouslimane Nadia, 30 ans, enseignante à Sidi Ali Ouyahia , tuée le 28 avril 2001 par des gendarmes alors qu’elle était au domicile d’une amie, situé au 5e étage d’un immeuble. Un jeune citoyen qui participait à son évacuation sera tué par les gendarmes (Naït Amara Omar).

Ait Mansour Saddek dit Nabil, grièvement blessé par balles à la tête par les services de sécurité le 4 novembre 2002 à Seddouk (Vgayeth) succombe à ses blessures le 14 février 2003 à l’hôpital de Tizi-Ouzou après 105 jours de coma.

Akkouche Abderrahmane , 19 ans, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), tué par balles le lundi 28 mai 2001 par des gendarmes.

Alkama Djamel, 19 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).

Alouane Hocine, 22 ans, tué le 28 avril 2001 à Mekla (Tizi-Ouzou).

Amghar Tahar, 29 ans, tué le 27 avril 2001 d’une balle dans la tête à Fréha (Tizi-Ouzou).

Amini Karim, jeune citoyen de Maatkas (Tizi-Ouzou), est tué par balle par un commerçant du village le 8 octobre 2002 suite à une manifestation pour protester contre les "élections" communales.

Amir Aïssa, 21 ans, écrasé par un camion lors des manifestations le 28 avril 2001.

Arab Noureddine , 25 ans, tué par balles le 25 avril 2001 à L’ Kseur (Vgayeth).

Arezoug Slimane, 28 ans, demeurant à Akbou (Vgayeth), tué par balles le lundi 18 juin 2001 à hauteur de l’hôtel Le Palace.

Aribi Abdelkader, 81 ans, demeurant à la cité Rabia de Vgayeth, mort dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.

Aribi Yamina, 71 ans, épouse d’Aribi Abdelkader, demeurant à la cité Rabia de Vgayeth, morte dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.

Arkam Salem, 17 ans, lycéen, originaire du village Issaradjène, tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001.

Asbaï Yahia, 19 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à L’Kseur (Vgayeth).

Ayad Ramdane, grièvement blessé par une grenade lacrymogène le 18 juin 2001 à Talla Legradj (Ait-Ouartilane - Sétif), succombe à ses blessures le 22 juin à l’hôpital de Sétif.

Azouani Saïd, 24 ans, originaire du village d’Aït Azouane, tué d’une balle dans la tête le 28 avril 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).

Bayou Idir, 19 ans, lycéen de terminale, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), grièvement blessé par balles à la tête le 28 mai 2001, succombe à ses blessures le 9 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou, après 12 jours de coma.

Becha Massinissa, 25 ans, originaire de Tizi-Ouzou, Grièvement blessé par arme blanche par des inconnus lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. A succombé à ses blessures le 15 juin.

Belhouane Azzeddine, 25 ans, tué par une balle explosive le 26 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).

Belkacem Mouloud, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) par un gendarme alors qu’il tentait de porter secours à un blessé.

Belkacemi Djamel, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).

Bellahcène Rachid, 14 ans, collégien, grièvement blessé par un tir de grenade lacrymogène le 24 mars 2002 lors des émeutes de Seddouk (Vgayeth) succombe à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital

Benaïssa Hamza, 18 ans, tué par balles au niveau du thorax le mercredi 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou).

Benattou Idriss, 30 ans, marié, grièvement blessé par une grenade lacrymogène, avant d’être violemment heurté par un camion de police le 24 mars 2002 lors des émeutes de Seddouk (Vgayeth), succombe à ses blessures de 30 mars à l’hôpital de Tizi-Ouzou.

Benhamidi El Hadj, 31 ans, tué par balles le samedi 26 mai 2001 à Chorfa (Bouira).

Bensalem Mourad, 31 ans tué le 28 avril 2001 d’une balle dans la tête à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).

Bettar Lyés, 17 ans, originaire de Tiliouacadi, près de Sidi Aïch (Vgayeth), grièvement blessé le jeudi 21 mars 2002 à la tête d’une balle de Seminov, lors des émeutes de Chemini (Béjaïa), succombe à ses blessures à l’hôpital de Tizi-Ouzou où il a été transféré.

Bouarab Samir, tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).

Boughrara Arezki, 28 ans, tué d’une balle dans le thorax le lundi 28 mai 2001 .

Bouguerra Rachid, 25 ans, originaire de Maâtkas (Tizi Ouzou), bénévole au Croissant Rouge Algérien, blessé par balle le 27 avril 2001 par des policiers de la BMPJ à Boghni, selon le témoignage de son frère, a succombé à ses blessures à l’hôpital de Tizi-Ouzou.

Bouremoua Zahir dit Djamel, 21 ans est mortellement blessé par balle par un policier à Toudja (Vgayeth) le 9 octobre 2002 (veille des “élections” communales). Brahmi Saddek, 35 ans tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Vgayeth).

Chaïbet Hocine, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Aït Yahia Moussa par un milicien de la garde communale. Selon le témoignage de sa famille, le père de la victime avait été également tué par le même milicien en 1996.

Chekal Rachid, 24 ans, originaire de Tigrine , tué par balles lors des affrontements du lundi 18 juin 2001, près de l’hôpital d’Akbou.

Cherat Ali, dit Noureddine, 36 ans, originaire de Ait Yenni et demeurant à Alger, disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, découvert mort à la morgue de l’hôpital d’Alger.

Chilla Farid, 28 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Vgayeth).

Chilla Nacer, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Vgayeth).

Chirani Ali, gardien à la direction de l’action sociale (DAS) de Khenchela, mort suite à un traumatisme crânien le 19 juin 2001. Il avait reçu un pavé sur la tête lors des émeutes dans la ville.

Daïd Mebarek, 42 ans, marié et père de 03 enfants, tué d’une balle dans le cou le 28 avril 2001 à Irdjen (Tizi-Ouzou).

Djebbar Mourad, tué le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi Ouzou).

Feddi Lamara, 25 ans, tué aux Ouadhias (Tizi-Ouzou) le 28 avril 2001.

Ghorab Djamel (, 13 ans, demeurant à Aïn M’lila (Oum El Bouaghi), tué par balles le 19 juin 2001 par un responsable d’une société nationale (SNLB), suite à l’attaque de son domicile par des manifestants.

Guendoud Amar, 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou).

Guermah Massinissa, 19 ans, lycéen , grièvement blessé à la brigade de gendarmerie du village le 18 avril 2001. Succombe à ses blessures le lendemain à l’hôpital Mustapha d’Alger.

Haddad Nadir, 26 ans, tué par balles le 25 avril 2001 à Ouzellaguen (Vgayeth)

Hamache Arezki, 32 ans, tué le 28 avril 2001 à 15h 30 par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).

Hameg Nacer, demeurant à Tizi-Ouzou, mort par asphyxie suite aux jets de grenades lacrymogènes le lundi 28 mai 2001.

Hamened Youcef, 18 ans, lycéen en classe de terminale, originaire de Timizart, tué le samedi 28 avril 2001 à Mekla (Tizi-Ouzou) par des gendarmes.

Hamidechi Mohamed, grièvement blessé par balles à la tête le lundi 28 mai 2001 à Tadmaït (Tizi-Ouzou), succombe à ses blessures.

Hamouda Mohamed, 26 ans, tué par balles le 29 mai 2001 à Tadmaït. (Tizi-Ouzou)

Hamoudi Yahia, 60 ans, tué d’une rafale de kalachnikov à Sétif le 27 avril 2001.

Hamza Rachid, tué le 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou).

Hanniche Hamid, 19 ans, lycéen originaire de Frikat, près de Tizi-Ouzou, grièvement blessé d’une balle dans la tête par un militaire, en faction devant l’Amirauté d’Alger, à la fin de la manifestation pacifique du 31 mai 2001, (alors que la victime se trouvait dans un camion s’apprêtant à rejoindre son village) succombe à sa blessure le 5 mai à l’hôpital Mustapha.

Harem Slimane, 34 ans, originaire du village d’Aït Mesbah, milicien de la garde communale de Tizi-Ouzou grièvement blessé lors de l’assaut donné par les manifestants au siège de la garde communale le 24 mai 2001, succombe à ses blessures le 6 juin 2001.

Harfi Mokrane, 25 ans, originaire du village Takhourt Neldjir, tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001.

Hassan Noureddine, 17 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Vgayeth).

Haya Noureddine, 27 ans, demeurant à Helouane, près d’Ighzer Amokrane (Béjaïa), grièvement blessé par balles le 19 juin 2001, succombe à ses blessures de 20 juin à l’hôpital d’Akbou.

Heddad Hamza, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).

Hettak Youcef, 22 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. Son cadavre est retrouvé à la morgue de l’hôpital d’El Harrach.

Ifis Ramdane, originaire d’Ighram (Vgayeth) tué le 6 juin 2001.

Irchane Kamel, 27 ans, originaire d’Aït Aïssi (Yakouren), tué le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou) par balles au niveau du thorax par des gendarmes postés sur des terrasses, alors qu’il portait secours à un blessé.

Kennache Aziz, 27 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).

Khelfouni Kamal, 28 ans, demeurant à Tizi-Ouzou, tué par balles le jeudi 21 juin par des gendarmes.

Khorsi Hamza, tué aux Ouadhias (Tizi-Ouzou) le 28 avril 2001.

73. Laadlani Saïd, 50 ans, agent du PMU, mort le 22 mai 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou), suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.

Lamini Samir, 19 ans, meurt écrasé par un camion de la gendarmerie le 19 juin 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) lors des affrontements qui ont eu lieu dans la ville.

Madjane Mehdi, 35 ans, tué le 28 avril 2001 à Seddouk (Vgayeth).

Makhmoukhen Kamal, 18 ans, tué de deux balles dans le dos tirées par des gendarmes le mercredi 25 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Vgayeth) selon le témoignage de sa famille.

Malek Kamel, 24 ans, journalier, originaire de Timézouine Chorfa, tué d’une balle dans le thorax, le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou).

Mehadi Mustapha, 30 ans, cuisinier de profession, tué d’une balle dans le thorax, le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou).

Menad Benabderrahmane, 32 ans, marié et père d’un enfant, grièvement blessé d’une balle dans la tête le vendredi 25 mai 2001 à Tazmalt (Vgayeth), succombera à ses blessures le dimanche 27 mai à l’hôpital d’Akbou.

Merzouki Arezki, 75 ans, père de 4 enfants, demeurant à Tala N’Chebiha, près de Tigzirt (Tizi-Ouzou), grièvement blessé lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, succombe à ses blessures le 25 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou.

Mesbah Abdelkrim, dit Krimo, 20 ans, originaire de Guendouz, près d’Ighil Ali (Vgayeth), tué par balles le lundi 18 juin 2001 près de l’hôpital d’Akbou par le policier Ali Belhbib, selon le témoignage de sa famille et de ses amis.

Meziani M’Henni, 19 ans, lycéen, originaire d’Iloula, tué le 28 avril 2001 à Boubhir, près de Bouzeguène (Tizi-Ouzou).

85. Mimoun Charf Eddine Mourad, 15 ans, originaire de Boukhlifa, tué le jeudi 26 avril 2001 à Tichy (Vgayeth).

Mokdaden Djamel, 16 ans, tué le 25 avril 2001 à Seddouk (Vgayeth).

Mokhtari Amar, tué le 27 avril aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).

88. Mokrab Oulbane, dit Azeddine, 23 ans, tué le 28 avril 2001 par balle par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).

Morsli Baghdad, demeurant à Labiod Sidi Cheikh (El Bayadh), tué d’une balle dans la nuque le 4 octobre 2001 par un policier selon le témoignage de ses proches lors des émeutes qui avaient éclaté dans cette localité.

Mouter Sofiane, 21 ans, tué d’une balle au thorax, le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou).

Naâmane Tewfik, 25 ans, originaire d’Aït Toudert (Tizi-Ouzou), mortellement blessé par un véhicule banalisé au Hamiz (Boumerdés), alors qu’il se dirigeait à la marche du 14 juin à Alger.

Naït Amara Omar, 29 ans, tué par balles par des gendarmes le 28 avril 2001 à Tizi-Ouzou, alors qu’il participait à l’évacuation de Mme Aït Aba Nadia, mortellement blessée.

Naït Lamara Mohand El Hocine, 19 ans, lycéen, originaire du village d’Abouhassant, près Tizi-Ouzou est tué le 28 mars 2002 par balle lors d’affrontements près de la brigade de gendarmerie d’Abi Youcef .

Nedjma Fadhila, 26 ans, journaliste au quotidien Echourouk, écrasée par un bus, lors de l’incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) par des émeutiers le 14 juin 2001. Elle succombera à ses blessures à l’hôpital Mustapha.

Nekali Abderrahmane, 27 ans, demeurant à Akbou (Vgayetha), tué par balles le lundi 18 juin 2001 à hauteur de l’hôtel Le Palace.

Ouahab Rachid, 17 ans, lycéen, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou) par des gendarmes d’une balle dans la tête.

Raab Slimane, 23 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), grièvement blessé au cou par des tirs de gendarmes le 28 avril 2001, décédé le 12 mai à l’hôpital de Tizi-Ouzou suite à ses blessures.

Rahim Karim, 20 ans, employé à l’hôtel Thiniri de Boghni (Tizi-Ouzou), poignardé par un manifestant le 28 avril 2001 lors du saccage de l’établissement.

Rihane Mohamed, 18 ans, originaire d’Almabouamane, près de Timizart (Tizi-Ouzou), grièvement blessé à la tête lors d’un tabassage par les services de sécurité le 26 mars 2002 à Fréha (Tizi-Ouzou), succombe le lendemain à ses blessures (hémorragie cérébrale).

Saddek Brahim, 38 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Vgayeth) par des gendarmes.

Sadet Youcef, 20 ans, originaire de Tamassert (commune d’Aghribs), grièvement blessé d’une balle dans la tête à Azazga (Tizi-Ouzou) le 27 avril 2001. Mort à l’hôpital Mustapha trois jours plus tard.

Saïdani Djamel, 39 ans, originaire de Béjaïa, grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 18 juin.

Saïdi Akli, 35 ans, originaire d’Aokas, routier de profession, tué d’une balle dans la tête à Ouzellaguen (Vgayeth) le 25 avril 2001.

Sebas Lahcène, 15 ans, lycéen, demeurant à Tizi N’Braham, commune de Bouandas (Sétif) tué par balles le 30 mai 2002, lors des manifestations de rejet des "élections " législatives.

Sennour Boudjemaâ, 14 ans, collégien, originaire d’Aït Abdelkrim (Ouadhias), tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).

Serraye Hafnaoui, 30 ans, demeurant à Béjaïa, circulant en moto avec son compagnon, fut violemment percuté par une voiture banalisée de la police lors de la reprise des manifestations, le vendredi 15 juin 2001. Ses amis accusent le policier surnommé Ali Bab El Oued d’être l’auteur de ce meurtre. Selon le témoignage de son frère, la moto aurait été ensuite incendiée par des policiers.

Sidhoum Karim, 17 ans, originaire de Chellata, grièvement blessé par balles le 18 juin 2001 à Akbou (Vgayeth), succombe à ses blessures à l’hôpital de Sétif.

Slimani Nafaâ, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué par balles au thorax par des gendarmes le 23 mai 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).

Tounsi Djamel, 25 ans, originaire de Mizrana, est tué par arme blanche le 1er avril 2002 à Tigzirt (Tizi Ouzou) suite aux affrontements avec les gendarmes.

Yagouni Noureddine, 34 ans, père de 2 enfants, tué le 28 avril 2001 de plusieurs balles par des gendarmes à Chemini, près de Sidi Aïch (Béjaïa).

Yahiaoui Habib, 34 ans, demeurant à Dahra (Chlef), tué le samedi 28 juillet 2001 par balles par le maire du village, suite à un mouvement pacifique de protestation devant le siège de la mairie.

Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué par balles le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).

Yousfi Azzeddine, 36 ans, marié et père de 2 enfants, demeurant à Tassaft, près de Beni Yenni (Tizi-Ouzou), tué par un tir de grenade lacrymogène près de la brigade de gendarmerie de Tassaft le 29 mars 2002.

Zekkar Fatiha, épouse Remadni mère de famille, demeurant à Khenchela, tuée d’une balle dans le thorax le 11 juin 2001, alors qu’elle se trouvait sur son balcon, observant les manifestations.

Zerrouk Adel, 25 ans, journaliste au quotidien El Bilad, meurt écrasé par un bus, lors de l’incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) lors de la marche du 14 juin 2001.

Répondre à Akli si Bgayet

 

Retour début forum / img Répondre à cet article