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mercredi 21 mai 2008, par Halim Akli
A propos du pullulement des productions de cinéma amateur kabyle hissé au niveau de cinéma tout court, à défaut d’un cinéma d’auteur, les avis sont multiples et différents.
Il y’a ceux qui disent "bravo" à tout bout de champs, avant même de prendre connaissance du produit et à chaque fois que quelqu’un fasse un film, un album, un livre.
Il y’a ceux qui disent "c’est médiocre " avant même de voir.
Il y’a ceux qui disent "bravo" après avoir vu ou lu ou entendu pour la simple raison que c’est produit en kabyle.
Il y’a ceux qui signe et persiste après avoir vu, entendu ou lu , en disant "non, arrêtez de faire n’importe quoi".
Pour avoir vu et revu à satiété le film franco-kabyle intitulé "Ma mère m’a dit", après avoir visionné la quasi majorité des films en kabyle sortis depuis "Tawrirt yetswatsun" (La colline oubliée" de Bouguermouh (à qui je souhaite un prompt rétablissement), après ce constat donc, moi je dis tout simplement :
C’est la porte ouverte vers une sur production de navets, une surproduction de la médiocrité, une surproduction audiovisuelle, livresque et musicale dont les auteurs n’ont aucune compétence en la matière, aucun savoir faire et aucune volonté d’apprendre le métier à défaut de vocation. Presque tous ces "auteurs", y compris les "actours" et les "cons-médiens" ne font ça que pour toutes ces raisons à la fois ou pour l’une d’elles :
1- L’obsession maladive de se faire un nom, coûte que coûte et ce , en recourant souvent à l’argent de papa ou de maman.
2- La même obsession de faire en sorte que ça parle d’eux au village et de se donner des allures de cinéaste en débarquant chaque soir ou en fin de semaine dans le hameau, peuplé de pauvre gens trop modeste.
3- Bénéficier des subventions de Bouteflika dont la comptabilité et les fausses factures établies en guise de bilan laisse à désirer. Une bonne part de ces subventions auront des destinations mystérieuses.
4- Remarquez que Bouteflika et son chef du gouvernement Belkhadem qui a dans son gouvernement un certain Abou djera Soltani pour ne citer que ceux-là, ben, vous n’avez rien remarqué ? Des gens de la pire des races de corrompus, de criminels qui prouvent chaque jours leur haine grandissante de la culture amazigh et kabyle en particulier, ben ce sont ces gens là qui subventionnent, qui consentent à donner de l’argent, via la direction de la culture de la wilaya (Ould Ali Lhadi), pour produire des films en kabyle !!! hallucinant non !!! ??? Seulement voilà, eux, ils savent ce qu’ils font et certains d’entres nous acceptent de jouer à ce jeu de traîtrise en s’improvisant cinéaste, acteur, comédiens.... Résultat : beaucoup de films, ad ibarek Rrebi, sont produits pour produire un cinéma amazigh d’expression kabyle d’une médiocrité à faire pouffer de rire Boutef & Co et à tuer dans l’œuf la naissance d’un véritable cinéma d’auteur qui risque de ne jamais voir le jour. J’en veux pour exemple, le refus de ces mêmes organismes de financer de vrais films qui leur sont proposés.
Amusez-vous bien et comme disent certains, mieux vaut ça que rien du tout ! n’est-ce pas ! kul âetla fha khir ! comme dirait Fellag ou Mohya à propos de la suffisance et de cette mentalité typiquement kabyle qui veut que nous soyons toujours condamnés à ce périlleux choix : ou rien du tout, ou la médiocrité.
Halim AKLI
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Nous vous connaissons plus lucide, mais là, vous exagérez monsieur Akli. Selon votre chronique, il n’existe aucune production valable dans le naissant cinéma amazigh d’expression kabyle ? <
Je tiens à souligner également que bouguermouh avait même sollicité la contribution financière de la population de Kabylie pour pouvoir réaliser <
Voilà, j’ai beaucoup de respect pou vous monsieur akli, je reconnais vos compétences, votre courage et votre incorruptibilité, je partage entièrement votre avis sur la production du cinéma amateur en kabyle qui est présentée par une presse incompétente et par une opinion sans savoir dans le domaine du cinéma et qui applaudi la médiocrité pour vu qu’elle s’exprime en kabyle, mais, permettez-moi de ne pas accepter que vous mettiez des professionnels dans le même sac avec des gens qui s’improvisent cinéaste du jour au lendemain avec la bénédiction de corrompus comme Ould ali Lhadi (responsable de la maison de la culture et de la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou), comme Khalida (ministre de la culture) et de Bélaïd Abrika (taupe dans la société).
A ce titre justement, pendant qu’on y est, je tiens à balancer cette information en exclusivité :
Le congrès Mondial Amazigh (CMA) qui a été reçu en Libye l’année dernière par le fou El Kadafi qui a remis au CMA une enveloppe financière (étonnant quand même ! ) avait annonçait qu’il tiendrait ses prochaines assises prévues en août 2008 en Kabylie et qui n’aurait pas reçu l’aval des autorités algériennes qui n’auraient pas délivré l’autorisation pour la tenue de ce rendez-vous, vient vraisemblablement, une fois de plus, de se rabattre sur le Maroc qui aurait déjà délivré le fameux sésame.
Le seul communiqué du CMA dénonçant ce refus des autorités algériennes en avril dernier et le silence assourdissant qu’il s’est imposé depuis est intrigant. Et pour cause, il parait que la parade a été suggéré par Bouteflika et son cercle dans le but de récupérer entièrement le CMA par le Pouvoir algérien lors du prochain congrès. Le futur président du CMA serait déjà désigné et on avance déjà les noms de : Ould ali Lhadi ou Abrika.
Ceci est d’autant plus crédible que les rues et les cafés de Kabylie en font, ces derniers jours, le sujet de prédilection. L’autre chose qui conforte cette hypothèse le silence qui répond systématiquement à toutes les demandes de participations à ce congrès émanant des associations et des personnalités qui sont restées irréductibles face au Pouvoir, aux corrompus et aux islamistes.
Dihya (Tazmalt)
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