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Aldjia ou le phénix qui renaît de ses cendres

samedi 2 décembre 2006, par Marie

« On ne naît pas femme mais on le devient ». Cette phrase angélique de Simone de Beauvoir a été le catalyseur du mouvement de lutte pour l’amélioration de la condition féminine à travers le monde.

Si l’on parle aujourd’hui des grandes chanteuses kabyles à l’instar de Hnifa, Bahia Farah et Chérifa, on peut accorder sans ambages une place de choix à Aldjia. Ses textes, sa voix douce, suave et envoûtante, accompagne des rythmes variés. Musique et voix lui font gagner un public de plus en plus nombreux. Ses fans ne cessent de se multiplier aussi bien en France qu’en Afrique du Nord.

Après une éclipse qui a duré une décennie environ, Aldjia nous revient avec un nouvel album intitulé « la femme » (Tamettut) véritable plaidoyer pour la femme Kabyle. Comme toutes les femmes de Kabylie, Aldjia a évolué dans un environnement traditionnel dominé par des interdits de toutes sortes.

Aldjia a commencé à chanter en allant à la fontaine (tala). Antiques complaintes, fredonnées par les femmes vaquant aux travaux des champs, ou chants interprétés par des ténors de la chanson kabyle de l’époque telles Bahia Farah, Hnifa, etc. chanteuses auxquelles la future artiste s’identifiera.

En quittant sa terre natale à l’âge de onze ans avec ses frères et sœurs pour suivre ses parents en France, Aldjia n’imaginait pas pouvoir chanter un jour sur une scène, devant un public parce que la tradition ne le permet pas et pourtant...

Après un cursus scolaire normal, elle étudie dans une école de Haute Couture car elle avait une grande passion pour la mode...

Il faut savoir qu’au moment où Aldjia annonce son désir de devenir chanteuse à sa mère, cette dernière s’effondre. Dans la culture kabyle, il n’est pas aisé de faire de la chanson son métier. La chanteuse est assimilée à une femme de mauvaise vie, femme perdue, de mauvaise famille et livrée à elle-même, voire dépravée et débauchée. Le lourd fardeau, qui pèse sur elle ne l’empêche pas d’aller au bout de son projet. Rien ne l’arrête ni le tabou social, ni le regard des autres, elle décide d’aller au bout de son rêve en réussissant dans la chanson.

En 1979, Aldjia doit surmonter un double défi : le premier lié aux difficultés rencontrées dans son métier de modéliste et le second lié aux tabous encore plus pesants pour une femme.

A vingt-deux ans, Aldjia, après un bref passage dans le groupe Djurdjura, enregistre un premier 33 tours en duo avec Ait-Meslayen. En 1982, Fahem, au sommet de sa gloire, a le mérite de la présenter à son public en la propulsant avec deux titres phares : « A RubbaN’ Chach » et « Anezhu, Anehlu ».

Il est un fait patent que Aldjia se singularise amplement de beaucoup d’autres par une voix douce et juvénile à la fois. Elle chante, l’amour, le chagrin, la mélancolie, la tristesse ou la joie avec une voix qui ne laisse personne insensible. Ceux qui l’écoutent sont transportés dans l’ambiance typique des villages kabyles, le mélomane est titillé, caressé et frissonne intérieurement.

Après quelques galas à Paris et en province (Lille, Grenoble et Marseille), Aldjia décide de se retirer un moment de la scène artistique pour se consacrer à l’éducation de ses trois enfants. Aldjia sait qu’elle reviendra à la chanson car la musique lui colle à la peau et son époux l’a toujours soutenu et encouragé dans sa voie.

Après un come-back en 1999, Aldjia revient en 2001 et en 2004 avec deux nouveaux CD inédits « Taqâat N’Remman » et « Abzim » dont la promotion n’a malheureusement pas été assurée correctement par l’éditeur.

Comme à l’accoutumée, l’artiste a encore préféré opter pour un style folklorique. Avec des textes bien ficelés Aldjia confirme son talent en fignolant soigneusement son travail pour son CD édité en juillet 2004.

Il est navrant de constater que les organisateurs de galas et les responsables de certaines associations culturelles ne fassent pas appel à elle.

Aujourd’hui, Aldjia revient avec un nouvel album contenant une mosaïque de dix thèmes riches et variés avec des titres comme (Inebgawen, Ad ruhegh, Tamettut, Tidets yellan etc.

Par ses dons poétiques, Aldjia rend un hommage émouvant aux grandes dames de la chanson kabyle de l’immigration en l’occurrence Hnifa, Bahia Farah et Aït-Farida ... Dans la chanson « Inebgawen » (Les invités) Aldjia chante, sur un air de fête, un texte assidûment travaillé et peaufiné. La condition féminine est aussi évoquée dans une chanson qui est un plaidoyer pour la femme kabyle. Dans cette chanson phare, la chanteuse dénonce le sort réservé aux femmes. S’il est de bon ton de dire que l’on doit avoir de la considération et du respect pour la femme dans la réalité il en est tout autre.

Dans une autre chanson, « Tayri’wTehzen », Aldjia fustige, avec un courage rare, les siens qui ne lui ont donné que de l’amertume au point de lui faire haïr son sort. L’ingratitude des hommes est évoquée, car lorsqu’on a tout donné à quelqu’un, la trahison est difficile à accepter. La séparation est le thème d’un autre texte. Aldjia parle du départ d’un être cher et du vide laissé, par celui-ci, douleur encore plus vive lorsque le décès arrive de manière brutale.

Aldjia, qui a de grandes valeurs morales, est d’abord mère avant d’être femme. Par conséquent, c’est une valeur sûre et positive de la chanson kabyle à l’instar des plus grandes divas.

Le nouvel album de Aldjia doit être mis en vente fin décembre, aux ÉDITIONS Berbères. Dès qu’il sera en notre possession, nous mettrons quelques extraits afin de faire découvrir, à ceux qui ne la connaissent pas, sa voix qui ne peut laisser personne insensible. La nostalgie et la douleur sont chantées par une voix suave et émouvante qui fait frissonner ceux qui l’écoutent.

En attendant son nouveau CD

Mohand HAROUZ (France)

 
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linda à ecrit le 4 décembre 2006 à 16:04
Merci de nous faire découvrir et partager des thèmes qui nous touches au coeur. Je peux montrer à ma mère que les souffrances qu’elle a eu ne lui étaient pas seulement destinées mais le lot de plusieurs générations et de la non conservation d’une culture généreuse au départ. Sans faire d’angélisme et en considérant les difficultés du monde rural. Je remercie ce site de nous permettre de nous sentir vivant nous les expatriés économiques de lustrage français .. mais de tréfonds mazighen

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remerciement a aldjia
une admiratrice de aldjia à ecrit le 25 décembre 2006 à 20:27
jai ecouter les chants dealdjia depuis ces débuts jusqua maintenant et je recent toujours le meme plaisir de l entendre c est une voix unique un style qui corespond a toutes les générations cet a dire a tout les ages et a touts les moments c est un mélange de douceur et de la réalitée de la vie chaque mot a sa valeur vous éte une grande dame qui reste trés simple cet trés rare de trouver ces qualiters chez les etres humains bonne continuation

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liberte
la femme ediale à ecrit le 28 décembre 2006 à 00:13
aldjia et toutes les chanteuses et chanteurs ont ouvert la voie de la liberte grace a vous maintenant tout le monde chante vous avez briser les tabouts et sauvegarder la culture j espere que bientot les championnes de foot de judo de carate et de dance des pilotes de ligne les femmes medecins c est deja fait des actrices aussi il faut avancer le jour ou les artistes chanteront en duo avec leurs conjoint on serat deja mieux on va croire a la liberte que tout le monde chante de son coté il la chanteron ensemble pour etre credible bon courage au artitstes

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c est toujours l espoir d une femme
la femme ediale à ecrit le 28 décembre 2006 à 00:35
reponse a linda je suis d accord sur ce que vous avez ecrit la femme kabyle soufre plus que les autres mais c estun peu de sa faute voila pourquoi le jour de la naissance d un garçon elles font des youyous pandant 7 jours et qand c est une fille elle font un visage d enterrement et en plus elles les eleves pas de la meme façon le garçon c est toujours le roi de ça maman et son papa et la fille toujour rejeter heureusemen c est fini toutça on compris la leçon et les hommes aussi il sont plus doux et plus inteligent il ons reussi a changer ce comportement ils s ocupe mieu de leurs femmes et de leurs enfantsil mene une vie heureuse bravo le respect mutuel qui se develope de plus en plus

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J’admire Aldjia.
Saadia n’sidi aâich à ecrit le 31 décembre 2006 à 19:29

Azul awk falawen,

Aldjia est une chanteuse que j’admire bcp pour ce qu’elle est, une femme très discrète,très modeste en plus elle chante bien,elle a une très belle voix. Je suis d’accord avec amghar amajtuh,ya certaines chanteuses qui se prennent la tête pour passer mais c’est pas la peine de se vendre pour avoir l’estime du public. Ce que chante Aldjia me touche bcp car elle tient trop à ses racines,à sa kabylie,elle reste sur ses traces,ses souvenirs quand elle chante,azemmur,tala taâqayt elle me berce,en plus qu’elle est moderne. Continue à nous faire rêver,on t’aime. Saadia n’sidi aâich,di frança.

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nouvel an berbere
à ecrit le 4 janvier 2007 à 23:24
bonjour aldjia je pense que tu chante le 12 janvier a la mairie du 19 eme arrondissement de paris pour fete le novel an berbere mais il faut reserver les places a partir du 2 janvier a l accueil de la mairie p ersonne ne rentre sans reservation j espere pouvoir rentrer car j aime b ien cette fete muticulturelle organiser par madame saadi fatima conseillere municipal charger de rellations interculturelle et monsieur roger madec senateur de paris et maire du 19eme arrondissement

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la voix est arme contre l oublie et pour la vie
ouardia f à ecrit le 4 janvier 2007 à 23:31
il faut continuer c est merveilleux bravo aldjia quand j ecoute tes chanssons on dirai tu a retrace ma vie

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bonne annee 2007 a vous
taous de l angleterre à ecrit le 9 janvier 2007 à 22:32
jai ecouter la chansson sur la femme c est vraiment trés bien parceque c est une femme qui parle de la femme c est plus crédible c est de bon coeur je suis en reunion dans une association de femme et d homme aussi on ecoute ensemble tes nouvelle chanssons des belles paroles une trés belle voix et surtout c est agreable ce rythme qui va avec bonne continuation aldjia a vendredi 12 janvier a la mairie du 19eme jai mes invitations je sais que je avec mon mari et mes anfents a bientot

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asseggas amggaz avous
malika de nice à ecrit le 14 janvier 2007 à 23:13
merci aldjia tu a fait un vibrant hommage a zohra et tu a aussi honnore le nouvel an le 12 janvier a la mairie du 19 eme ma mere qui ne danse jamai elle a fait ce jour la elle ma dit voila les femmes qu il nous manque en kabylie c est la premiere fois que mon pere et ma mere ce deplace de nice pour vous voir nous sommes tres content de cette rencontre a bientot

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amghar amejtouh à ecrit le 26 décembre 2006 à 18:28
J’aime beaucoup cette chanteuse pour plusieurs raisons. La principale est qu’elle est une femme lucide qui n’a pas sacrifié sa vie privée et sentimentale à sa carrière. Elle est une épouse et une mère aimante, et aussi bien dans ses apparitions publiques que privées, elle ne joue pas à la vedette inacessible, bien au contraire, elle respecte son public et paraît, malgré son talent depuis longtemps avéré et son expérience dans la chanson, comme une jeune débutante : timide et modeste. Beaucoup de chanteuses à l’égo plus grand que le talent jouent aux divas et se croient vénérées par toute l’humanité, Aldjia, elle, se contente de chanter comme on respire, sans tapage, sans vanité ni prétention. Comment ne pas aimer une chanteuse comme Aldjia qui livre ses chansons sans le raccolage excessif et répulsif, camouflé sous l’appellation de promotion, auquel se donnent, sans retenue, quelques exhibitionnistes impudiques. Merci pour ce nouvel album et bonne année à toi, ton mari et tes enfants.

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Le féministe à ecrit le 11 janvier 2007 à 13:31
Je ne sais pas si vous vous êtes rendu compte, après coup, de l’énorme bêtise que vous avez écrite : Aldjia est d’abord mère avant d’être femme... Vous déniez à toutes les chanteuses qui ne sont pas mères d’être des valeurs sûres et positives. Je ne crois pas qu’il soit bon de n’avoir d’égards que pour les mères. La femme est respectable aussi bien comme mère que comme épouse ou maîtresse ou autre. Quand est-ce que nous abandonnerons cette mentalité machiste qui nous fait décréter que seules les femmes pondeuses et gardes-chiourmes méritent notre respect ? Madone ou friponne, féconde ou stérile, épouse ou maîtresse, la femme reste, par son intelligence, supérieure à l’homme. Par conséquent nous sommes mal placés pour lui dicter sa conduite ou définir quels critères font d’elle une femme irréprochable. Contentez-vous de défendre l’art et de le promouvoir, Monsieur Harrouz, et laissez la défense des valeurs morales aux moralistes qui sont déjà trop nombreux. Les hommes de votre qualité ne doivent pas prendre le parti des moralisateurs qui abêtissent notre peuple mais celui des semeurs de progrès, des montreurs de lumière. Eduquez-nous monsieur Harrouz si vous nous aimez, ne nous infestez pas de ces valeurs morales qui ont fait de nous les ennemis de nos femmes, de nos mères, de nos soeurs et de nos filles.

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