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At Lqayed : un village au fond du 17è siècle

vendredi 23 février 2007, par Halim Akli


Il est des lieux d’une beauté et d’une valeur insoupçonnées que le désenchantement ambiant conjugué à l’indifférence de l’État, ont rendus invisibles pendant qu’ils se meurent dans l’anonymat absolu.

Le village médiéval d’Ath-Lqayed en constitue assurément l’exemple le plus criant.

Pour s’y rendre, une randonnée pédestre est la mieux indiquée pour les amateurs de grands espaces naturels aux reliefs escarpés. Pour notre part, pressés de voir de plus près ce site dont on commence à peine à parler, nous avons choisi la voiture tant et si bien qu’en ces débuts d’hiver, le ciel, chargé d’épais nuages et de nimbus grisâtres, semble, depuis les premières heures du matin, indécis.

Le véhicule quitte donc les Ouadhias, ville tendrement lovée dans un thalweg providentiel, et s’engage aussitôt sur une route serpentant à travers la vaste plaine, contournant une suite de petites collines verdoyantes qui surgissent çà et là et déchirant des champs retournés par endroits.

Au sommet de la côte que nous atteignons très vite, nous apercevons apparaître le Djurdjura, tout de puissance et d’arcane, recouvert de son traditionnel burnous de neige et plus que jamais majestueux !

Une vue pittoresque

La route qui descend prend subitement l’aspect villageois ; étroite et sinueuse, elle offre de plus, vers le sud une vue pittoresque. Elle s’étire longuement au milieu de ce qui conviendra d’appeler, At-Lqayed nouveau ; constructions nouvelles éparpillées à travers une vaste oliveraie.

Des femmes en robes traditionnelles et foudhas, se succèdent, en files bariolées, sur le bord de la chaussée. Elles se dirigent toutes dans une même direction, signe révélateur, en Kabylie, d’un décès dans le village.

Notre chemin se dresse soudainement devant nous. Il retrouve sa sinuosité bordée essentiellement de vieux oliviers, des frênes et des chênes à glands doux, de récifs anguleux et épouse précisément les proéminences des flans de colline sur laquelle semble prendre naissance le massif de fer. Il passe, par endroits, entre une double broussaille de cactus, à travers un aspect devenant de plus en plus âpre à mesure que l’on s’éloigne de la plaine. Quelques chaumières en ruines annoncent déjà la couleur de ce que sera le village ancien que nous nous impatientons d’atteindre sur le versant sud.

Un soleil doux réussit à percer pour nous accueillir en envoyant sa lumière vive entre deux cimes plongeant profondément dans les entrailles de l’espace.

Une œuvre feraounienne

Une aire étroite, carrefour de chemins menant vers les villages de Agouni Gueghrane ; paisiblement tapi au pied du vertigineux et non moins mystérieux « Rocher des corbeaux » et de Iâzounène, fait office de place du village, pastoral agora bordée par quelques demeures, une mosquée discrète et une stèle érigée à la mémoire des dizaines de martyrs de l’indépendance, digne mémoire du village, est le passage inéluctable vers notre destination.

Ath Lqayed, plusieurs fois centenaire, nous fait face et baigne dans une quiétude curieuse et ensorcelante. Un soleil doux enveloppe la vieille cité qui se met à vaporiser.
Le regard est tout de suite accroché par cette découverte inattendue.

Fièrement campé sur son piton, le village semble sortir droit de l’œuvre feraounienne : « Le village est un ensemble de maisons et les maisons sont faites d’un assemblage de pierres, de terre et de bois. C’est à peine si elles laissent soupçonner la naïve intervention de l’homme-maçon. Elles auraient poussé toutes seules, telles qu’elles s’offrent à leurs occupants, que cela ne serait pas un miracle sur cette terre ingrate avec laquelle elles se confondent, sur laquelle chacun végète et où l’ont finit par se coucher sous une dalle de schiste... »

Les maisons serrées les unes contre les autres, modestes aux murs gris et toitures fades, solidaires dans une attitude de rempart contre des menaces hétéroclites et constantes, occupent un emplacement stratégique inégalable.

Une typologie toute en densité qui a traversé admirablement plusieurs générations pour arriver jusqu’à nous, témoigne d’une culture et d’une civilisation qui a su allier originalité et aspect pratique. Les vicissitudes du temps et l’homme semblent n’avoir eu aucune prise sur ces lieux, du moins, avant sa désertion.

Un homme d’un certain âge, visage aux traits fortement prononcés et burnous sur les épaules, accepte de nous servir de guide. Nous foulons pour la première fois, le sentier étroit qui mène au cœur de notre site. Dès l’amorce, un accès tortueux et uniquement piéton, véritable sentier de chèvres, escalade impétueusement le village vers la crête. Il se fraie un chemin dans la roche, zigzague avec le récif. Des murs tenant péniblement, des maisons affaissées, des portes taillées et sculptées sur le bois de cèdre et de pin longent les bordures, rendant la ruelle encore plus étroite, des mâts en bois d’olivier tiennent encore debout au centre de ce qui fut des maisons,... constituent les décors par lequel le village ouvre ses bras au visiteur.

L’expédition à l’intérieur du village tigré par de nombreux cul-de-sac taillés dans le roc, se révèle être un véritable voyage dans la Kabylie du XVIè siècle, voir plus. En l’absence d’une investigation scientifique sérieuse, nul n’est capable de déterminer avec précision l’âge de ce musée à ciel ouvert immémorial et abandonné aux tristes dégradations.

L’expédition à l’intérieur du village tigré par de nombreux cul-de-sac taillés dans le roc, se révèle être un véritable voyage dans la Kabylie du XVIè siècle, voir plus. En l’absence d’une investigation scientifique sérieuse, nul n’est capable de déterminer avec précision l’âge de ce musée à ciel ouvert immémorial et abandonné aux tristes dégradations.

A mesure que nous prenons de l’altitude, des maisons tenant encore debout côtoient l’omniprésent olivier et par de rares endroits, des haies de cactus s’accrochent harmonieusement à la colline. Ce dernier a un double rôle : protéger les foyers et ornementer leurs abords immédiats.

Patine des siècles, toitures noircies

L’intérieur de ces maisons abandonnées « semble porter la patine des siècles avec leurs toitures noircies et humides, leurs jointures de mortier qui lâchent, toutes ventrues et dont la toiture s’affaisse. ».

Nous nous invitons donc, non sans une naïve excitation, à l’intérieur de quelques-unes de ces maisons où règne un silence religieux et qui résistent encore aux assauts de la nature, pour crier leur farouche volonté de rester encore là, elles-mêmes ; vestiges archéologiques et épiques des ancêtres lointains des Ath Lqayed, courageux et altiers, hommes libres par excellence qui n’ont pas cessé d’être là, contre vents et marées, depuis des temps immémoriaux.

L’eau s’infiltrant du toit, en terre, menaçant ruine et délaissé depuis le départ des ses occupants vers la plaine, ruisselle sur le branchage noircis par la fumée du feu qui, en consumant du bois des siècles durant, a entretenu, par la chaleur qui s’en exhale et qui se répand dans toute la maison, la consistance de la terre qui nécessite en plus, un entassement dès les premières précipitations.

L’architecture propre à la maison kabyle (...) est dictée par la contrainte des éléments naturels environnants d’où sont récupérés les matériaux de constructions constitués de bois, de pierre et de la terre.

L’architecture propre à la maison kabyle, populaire, trouve sa naissance et ses préférences esthétiques d’appui dans l’aspect pratique en fonction de la nature et de ses reliefs. Elle est dictée par la contrainte des éléments naturels environnants d’où sont récupérés les matériaux de constructions constitués de bois, de pierre et de la terre.

Installée d’abord autour d’une seule pièce centrale surélevée sur l’Adaynin ; un espace réservé aux animaux, qui préserve une énergie précieuse sans perte durant les rudes hivers et sur lequel sont placées des jarres. Ces dernières sont parfois intégrées dans les murs comme souvent est le cas pour les éléments de rangement.

Artisanat paysan et mains de femmes érudites

Les murs démontrent des éléments de raffinement et d’organisation spatiale tels que la pierre partiellement taillée vers l’extérieur, formant une surface unie à souhait, œuvre d’un artisanat paysan. Vers l’intérieur, ces murs se recouvrent de terre et d’argile pétrie dans le foin et la paille.

Aujourd’hui, il ne subsiste de ces formes décoratives que des traces déteintes et difficilement intelligibles.

Cet espace, peu porté à l’exubérance stylistique, était orné par les femmes de leurs mains érudites, à force d’éléments décoratifs comme les motifs et autres dessins symboliques en bas-reliefs faits de couleurs naturelles sur un fond laiteux, qui donnent à ces créations, qui semblent renfermer des signes d’un alphabet paléo berbère, une unité de ton, une finesse arachnéenne qui ne laissent guère indifférent. Aujourd’hui, il ne subsiste de ces formes décoratives que des traces déteintes et difficilement intelligibles.

Poursuivant notre ascension vers le ciel, nous croisons deux belles jeunes filles, cheveux en l’air, descendant le sentier en courant et remplissant les ruelles vides du village de leurs joviaux éclats de rires. Robes blanches aux couleurs resplendissantes, exquises, agrémentées d’étoffes moirées d’or et rouge sang, ajoute une note prodigieuse à ce lieu tout de poésie.

Passé légendaire et tumultueux

Au tournant d’un mur, nous nous retrouvons au sommet du coteau. Véritable lieu dont la vue domine des villages à perte de vue. Sur le roc, se dresse encore la tour de guet, un poste de garde de l ‘époque coloniale qui a servi de petit campement regroupant quelques soldats. Une véritable forteresse au cœur de la forteresse entourée d’une enceinte ; une muraille conservant encore ses merlons et ses créneaux découverts ; ces intervalles pleins et ces vides pratiqués dans un parapet pour permettre aux soldats de voir les assaillants comme au temps des fortifications gallo-romaines.

A quelques mètres de là, quelques maisons en ruines témoignent d’un passé tumultueux et portent encore les stigmates d’une résistance farouche au colonialisme. C’est là que l’on torturait les détenus de guerre avant de leur faire subir les pires monstruosités en les traînant dehors où, on les enterrait vivants avant de les déterrer suffoquant...

Pourtant, au vu de la beauté saisissante du site, rien ne rime avec ce passé qui reste dans l’inconscient de la descendance comme un hymne immortel voué, de toute son âme à un passé légendaire.

Panorama féerique

Eu contrebas, du côté du versant sud faisant face à la montagne époustouflante de sa beauté blanche, parée pour Yennayer, se pressent les maisons en cascade jusqu’au pied de l’inaccessible rocher. Quelques maisons effondrées depuis longtemps, dont la plate-forme, exiguë et dégagée, est miraculeusement transformée en terre servant à une agriculture de fortune.

Le versant nord offre, quand à lui, un panorama féerique. Le sommet de la colline, plonge tout de suite en décadence ; internant, par intervalles discordants, roches pointilleuses, pentes recouvertes d’herbes, chênes suspendus, végétations agressives, ravins sinueux et gouffres déchirant la masse rocheuse... créant une harmonie austère. En face, une falaise remonte du ravin et donne naissance à la vaste plaine qui s’étend indéfiniment.

Tout est à l’unisson du village enchanteur !

Halim AKLI
Tiré du magazine "La Région" , mensuel du centre, N°01, Février 2007.

 
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à ecrit le 19 février 2007 à 16:12

splendide, extraordinaire, ... les mots semblent incapables de dire la beauté de ce texte et l’amotion qu’il suscite en nous.

Merci.

Yasmina (Bruxelles)

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à ecrit le 26 février 2007 à 20:11

Rien à dire, c’est ...tout simplement d’une beauté telle que les mots, tous les mots semblent dérisoirs !

Ce texte a fait naître en moi un sentiment que jamais rien auparavant n’avait suscité : désir de rentrer chez-moi en Kabylie après 15 ans d’exil !

Merci.

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à ecrit le 24 février 2007 à 13:55
Belle présentation qui donne envie d’aller voir ce village. Très belle illustration également !

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à ecrit le 1er mars 2007 à 20:00

Cher Halim,

tu n as pas du lire Mouloud feraoun ou il dit quelque chose comme ceci :"nous savons nous les kabyles que le touriste regarde avec indulgence notre misere."... ce ne sont pas ses mots exacts mais moi, jeune deja, ils m ont marque’. Comment puis je trouver uen magie quelconque dans l admiration de la misere dans laquelle a vecu mon peuple pendant des siecles pour fuir et se proteger de la tyrannie des plaines ?

nous nous devons de respecter l esprit de nos ancetres mais de grace, n en faisons pas une oeuvre admirable pour tourisme... laissez cela aux touristes.

j y vois dans cette batisse des siecles de luttes pour conserver sa dignite’, sa culture et surtout un quelconque devoyement venant du bas.. tama u fella est toujours gagnante.. du moins elle l etait par le pass’... elle l est toujours encore grace a l observation satellitaire !

que nos aines te pardonnent.

yiwen n d’in i gellan akin.

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les serviettes et les torchons
à ecrit le 4 mars 2007 à 13:47

Je crois que vous mélanger les serviettes et les torchons, rien de plus.Ou alors vous êtes animé d’une mauvaise fois contre l’auteur de texte.

J’en veux pour preuve ceci :

Le texte décrit la beauté des lieux qui est une réalité palpable et que "...la misere dans laquelle a vecu mon peuple pendant des siecles pour fuir et se proteger de la tyrannie des plaines ?" n’a pu ternir.

Le texte n’aborde en aucun cas dans le sens de ce que vous appelez "...l’ admiration de la misere..." et pour preuve, l’auteur dénonce ce qui en reste de nos jours en écrivant ceci : "...Leur présence sur les lieux est certes salutaire pour les maisons qu’ils occupent, qu’ils entretiennent et auxquelles ils ont apporté une notre de modernité qui n’altère en rien l’architecture traditionnelle, mais, il est pour le moins indécent que des algériens soient contraints de vivre dans des maisons datant, au moins, du XVIIè siècle, au moment où les réserves de changes de l’État ne cessent de grossir pour atteindre des records jamais égalés."

[Halim AKLI « La Région » N° 00, janvier 2007]

Enfin, vous dites que vous : "...voyez dans cette batisse des siecles de luttes pour conserver sa dignite’, sa culture...". Le texte en fait référence de forte belle manière dans le paragraphe suivant que je vous reproduit et que je vous invite à relire :

"Passé légendaire et tumultueux

Au tournant d’un mur, nous nous retrouvons au sommet du coteau. Véritable lieu dont la vue domine des villages à perte de vue. Sur le roc, se dresse encore la tour de guet, un poste de garde de l ‘époque coloniale qui a servi de petit campement regroupant quelques soldats. Une véritable forteresse au cœur de la forteresse entourée d’une enceinte ; une muraille conservant encore ses merlons et ses créneaux découverts ; ces intervalles pleins et ces vides pratiqués dans un parapet pour permettre aux soldats de voir les assaillants comme au temps des fortifications gallo-romaines.

A quelques mètres de là, quelques maisons en ruines témoignent d’un passé tumultueux et portent encore les stigmates d’une résistance farouche au colonialisme. C’est là que l’on torturait les détenus de guerre avant de leur faire subir les pires monstruosités en les traînant dehors où, on les enterrait vivants avant de les déterrer suffoquant...

Pourtant, au vu de la beauté saisissante du site, rien ne rime avec ce passé qui reste dans l’inconscient de la descendance comme un hymne immortel voué, de toute son âme à un passé légendaire."

En dernier lieu, j’en fais appel à tous et à toutes ceux et celles qui se soucient réellement de la survie de notre culture, de notre identité et de notre patrimoine culturel, historique et naturel qui est susceptible de constituer une source de richesse inouïe, de cesser avec cette manière de débattre ; annihilante et négativiste. Nous nous sommes affrontés des années durant pour le plaisir d’exister seuls contre nous mêmes, un affrontement qui émane de notre mentalité encore enveloppée dans sa carapace archaïque que nos slogans tout fait en faveur de la démocratie, de la Laïcité et encore moins en faveur de l’égalité en droits et en devoirs entre l’homme et la femme n’ont pu briser. On s’oppose pour s’opposer, on revendique le pluralisme partout et on veut, chacun dans son petit coin, imposé une unicité de pensée digne du stalinisme et au non d’une "union" vide de sens et hypocrite.

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à ecrit le 4 mars 2007 à 18:44

Halim,

mon point de vue est celui d un kabyle qui ne se reconnait pas en "algerien" et qui trouve dans ces forteresses kabyles comme un rappel constant du rejet de ceux de la plaine, lesquels aujourd ;hui sont assis sur leur trone a alger ! N empeche que je ne n oublie pas le prix de la misere que mes aines ont du paye’ par le passe’ pour garder leur dignite que vous etes en train de galvauder dans un appel factice a la laicite’ dans le but de noyer notre cause dans quelque chose qui ne concerne pas le lambda kabyle : les i3assassen taddart me l on dit !

ce sont vos reponses qui releve d un stalinisme purement algerianiste ! Et alors, je ne suis pas suppose’ etre d accord avec vous monsieur, vous qui semblez quemander (encore !) un salut des chikurs d alger !

je trouve quand meme curieux que ce texte ressemble fort beaucoup au texte de Mohand Ouaneche de racines-izurane.com, numero 15 et datant du 8 au 21 janvier 2007. A moins que vous soyez Mohand Ouaneche en personne.

si vous etes incapable de critiques n allant pas dans le sens de votre poil, changez d antenne a yargaz !

Le folklore kabyle pour plaire a alger ne se fera pas sur le dos de la misere de nos ancetres ! Beaucoup de nos villages sont toujours "fonctionels" et la transformation de la "kabylie en musee" ou, sa normalisation, ne se fera pas malgre votre plume au service de nos chikkurs.

quand au negativisme et nihilisme, il faudra peut etre le chercher entre les torchons et les serviettes.. desole, j en suis encore au stade du balai n "mezzir" que tu ne dois pas connaitre, toi qui te contente d une longue vue a partir d alger ! Booh fellak.

fais toi delivrer une peau dure ! (go get a thick skin !)

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à ecrit le 4 mai 2007 à 17:23

La ressemblance entre ce texte et celui auquel vous faites référence ne peut que s’expliquer par le fait qu’ils ont traité le même sujet ; à savoir du portrait de ce beau village qui, en son époque qui n’évait pas connu les villas somptueuses d’aujourd’hui qui poussent comme des champignons un peu partout, était probablement l’un des villages les plus "prospères"... ou du moins qui ressemblait à tous les villages.

Sinon, juste pour la petite précision, ce texte a été publié dans le N° 00 de "La Région" de janvier 2007, c’est à dire que sa rédaction date au moins du mois de décembre 2006. C’est à dire que ce texte a vu le jour bien avant celui paru dans Racines dont l’auteur est un disciple de Amara Ben Younès.

Fraternellement.

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à ecrit le 7 mai 2007 à 00:05

Merci d avoir appporte’ uen telle precision. Les Editeurs de Izuran devraient alors ouvrir les yeux. Mon reproche a Halim demeure le meme : nos villages sont toujours fonctionels et ne devraient jamais etre cite’s dans la meme phrase que le mot "musee". La kabylie ne devriendra point une relique du passe’ comme le souhaite les arabo-islamistes de tous les bords et halim ne devrait pas ’asen-yefk ucci".

Talwit.

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honte a toi !
mazari.h à ecrit le 25 juin 2007 à 21:52
pourquoi tu t’acharnes comme ca et gratuitement contre des personnes integres à l’image de ton confrere qui a deja un long passé de journaliste. il a ecrit a "Alger Republicain "alors que etais encore tout petit. si tu veux t’investir dans le dur et ingrat travail de la presse ,c’est n’est pas en s’attaquant a des confreres que tu reussiras. si c’est comme ça tu es le malvenu dans la presse. en faisant son article ,sur le village ait el kaid ,il l’a fait uniquement pour le seul plaisir de faire decouvrir ce village aux lecteurs par contre toi tu as voulu politisé a outrance ton ecrit et sache qu’a l’avenir nous t’accepterons plus que ce soit au nom du comité du viullage ou de l’association . d’ailleur pourquoi avoir attendu qu’il fasse ce travail pour que tu t’amuses a faire le meme boulot.manque tu a ce point d’inspiration !pourtant ce n’est pas les sujets qui manquent ! honte a toi ! j’ai lu ici meme qu’il t’a deja repondu qu’il n’est membre d’aucun parti contrairement a toi et tout le monde au rcd, que je respecte sait que tu es un militant macho ,un malade dangerueux. alors cesse d’envoyer tes fleches empoisonnées à l’endroit d’un monsieur qui a peut etre lmage de ton pere. sais tu que tu representes mal le parti auquel tu adheres. sache que tu es vomi par les memes militants de ce parti auquel tu rends de tres mauvais services. tu es jaloux et tu veux saboter un gars de ton village ! honte ! honte a toi encore une fois ! son seul tord, selon toi est d’avoir travaillé à la DDK .sais tu que s’il l’avait voulu il aurait fait la "une"de son journal le jour ou tu t’es fait arnaqué par des subsahariens qui t’ont promis un poste de travail contre un hebergement d’une semaine chez toi avec ta femme ta soeur et ta jeune maman innocentes. il aurait fait la "une"de son journal, s’il avait médiatisé le jour ou tu as politisé ...l’eclipse solaire au nom toujours du RCD innocent lui aussi de ton comportement maladif. un dernier conseil : si tu veux percer dans ce metier travaille honnetement,ne sois pas jaloux sinon tu ressortiras aussi vite que tu es entré .

Répondre à mazari.h

 
A l’anonyme qui ne l’est plus
Halim AKLI à ecrit le 2 août 2007 à 19:29

Je ne répondrai pas à tout ce qui a été dis dans cette intervention car, je risquerai de passer vraiment pour celui que l’auteur (de la réaction) désire me faire passer aux yeux des lecteurs.

Donc, je n’ai pas l’habitude de me taire quand on m’agresse mais je n’ai pas non plus pour habitude de donner de l’importance à toutes les insultes virtuelles. Que les gens se comportent s-tirugza et sortent de l’anonymat pour me rencontrer et m’insulter en face.

Sinon, concernant quelques vérités à rétablir pour ne pas permettre à certains mensonges de prendre des allures d’astres scintillants, je dirai juste ceci :

Je n’ai été destinataire d’aune réaction aussi bien de la part du comité de village que de l’association en question. Mieux, il y’a juste un mois de ça, j’ai eu le plaisir de rencontrer l’un des membre de la dite association dans un cadre plus constructif et loin de toute politisation. Il s’agit en fait de les informer sur la possibilité de bénéficier d’un financement pour un projet de restauration de leur village de la part de la commission européenne, à travers notamment le programme ONG II dont le délais expirera le 1er août 2007.

Une restauration qui tarde à venir pendant que le village se dégrade, voilà ce qu’appelle l’auteur de l’intervention "politiser" l’angle d’attaque de mon article.

Dans l’article mis en cause, celui du correspondant de la dépêche de Kabylie, il n’était pas question de cette dénonciation de ces tergiversations des pouvoirs publics qui jètent des milliards de dollars dans des opérations de prestiges inutiles à la gloire d’un président autophile que la même dépêche de Kabylie soutien mordicus. Pire, dans l’article bis, il était question de « la brosse » en direction des responsable de la culture au ministère et à la direction de la culture de Tizi-Ouzou… ça, pour notre intervenant anonyme, ce n’est pas de la politique !

En dernier lieu, je ne vais pas m’étaler sur cette question d’arnaque dont j’ai été en effet victime de la part d’un guinéen et le phénomène prend des proportion inquiétante puisque d’autres victimes ont depuis subis cela. Je n’ai pas à rougir de quoi que ce soi, je n’ai pas été l’escroc dans l’affaire mais la victime qui a non seulement déposé plainte en bonne et du forme qui est restée à ce jour sans suite mais aussi, j’ai eu la naïveté de raconter cette malheureuse mésaventure à ce correspondant de la Dépêche de Kabylie qui en use aujourd’hui d’une manière sournoise et lâche pour se défendre en se cachant derrière l’anonymat.

Ce qui n’est pas étonnant au demeurant au vu de l’inculture et de la personnalité souterraine de ce personnage à qui je n’ai jamais reproché d’avoir été correspondant de la débauche de kabylie (même si...) car je comprend parfaitement le côté gagne-pain de la fonction qui est légitime et naturelle. Seulement et je le confirme, je n’ai pris du recul de cet homme qu’après qu’il eut adhéré officiellement au parti UDR de Amara benyounès qu’il avait tenté vainement de structurer à Aït-Bouaddou et les gens de son village ne sont pas aussi amnésiques puisque ça ne remonte qu’à 2 ans de ça. C’est vérifiable sur le terrain.

Là, mon cher anonyme qui ne l’est plus, il ne s’agit aucunement de rejet de la différence politique. Je suis profondément démocrate et la pluralité démocratique est une chose sacrée, une pluralité qui exclu les voleurs, les intégristes, les corrompus, les ventristes…etc. J’assume entièrement mon combat politique et je suis prêt à débattre avec qui que ce soi mais à visage découvert ! Seulement, comme l’avait si bien dit un homme politique, il ne s’agit plus de clivages politiques ou partisans, mais on est dans une ère ou la seule ligne de démarcation entre les un et les autres c’est une ligne rouge infranchissable qui séparera le monde des hommes et des femmes dignes et celui des sujets qui ont choisi de solder leur dignité contre des miettes que les grands corrompus qu’ils courtisent daigneront peut-être leur jeter.

Pour ma part, j’ai toujours choisi clairement mon camp et j’en suis fier.

Halim AKLI

Répondre à Halim AKLI

 
Voilà ce qui a dérangé
Halim AKLI à ecrit le 2 août 2007 à 19:42

Intégration dans le patrimoine culturel national, dites-vous ?

Le désir et les démarches entreprises dans ce sens par les villageois conformément au cahier des charges que suggère la loi 98-04 du 15 juin 1998, relative à la protection du patrimoine culturel, n’ont, semble-t-il pas suffit pour l’instant, puisque, bien qu’ayant bénéficié de l’approbation de la commission de wilaya de classement des biens culturels au cours de sa réunion du 30 mai de l’année en cours, le projet attend, vraisemblablement toujours le quitus de la commission nationale des biens culturels relevant du ministère de la culture auprès de laquelle le dossier a été soumis.

Le premier adjoint du magistrat communal que nous avons croisé lors de notre visite, se dit, non sans gêne, ignorer l’état des lieux relatif à ce dossier. Cette affirmation n’a pas manqué de nous étonner si bien qu’il accompagnait dans ce lieu et depuis quelques jours, une équipe que les habitants ont identifié comme étant appartenir à la télévision de l’État ( ?).

Pourtant, de l’aboutissement de cette démarche en découlera des opérations d’accompagnements inhérents à sa protection et à sa mise en valeur par l’aménagement de son environnement.

Au-delà de cette intégration salutaire dans le patrimoine culturel national dont le retard rapproche, chaque jour un peu plus, le village médiéval de sa déchéance et en complique d’avantage la restauration, nous avons relevé, comme nous venons de le citer plus haut, la présence dans ce village dépeuplé de quelques familles qui y vivotent encore.

Leur présence sur les lieux est certes salutaire pour les maisons qu’ils occupent, qu’ils entretiennent et auxquelles ils ont apporté une notre de modernité qui n’altère en rien l’architecture traditionnelle, mais, il est pour le moins indécent que des algériens soient contraints de vivre dans des maisons datant, au moins, du XVIIè siècle, au moment où les réserves de changes de l’État ne cessent de grossir pour atteindre des records jamais égalés.

Halim AKLI

Mensuel du Centre "LA REGION", N° 00, Janvier 2007.

Répondre à Halim AKLI

 
à ecrit le 6 mai 2007 à 20:03

J’ai bien lu les deux textes, je tiens à témoigner qu’hormis le sujet (village en question), les deux textes n’ont rien en commun.

Aucune ressemblance du point de vue style, niveau de maîtrise de la langue et des technique du portait. Celui mis en ligne sur ce site est d’une haute facture.

Tassadit

Institut de langue et littérature française, Tizi-Ouzou.

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