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Hôpital : grève des urgences à partir de lundi

L’Association de médecins urgentistes (Amuf) a confirmé vendredi la tenue d’une grève illimitée, mais sans conséquences pour les malades, à partir de lundi, estimant que le manque de crédits peut mettre en danger "la sécurité des patients".

Selon des sources syndicales, la grève n’aura pas de conséquences pour les malades des urgences. Elle pourrait en avoir pour certaines interventions programmées à l’avance, le directeur d’hôpital ayant la possibilité de solliciter d’autres médecins pour remplacer les urgentistes. Faute de crédits, "la situation des hôpitaux est dramatique. 80% sont en déficit et 20.000 emplois vont être supprimés cette année. Les conséquences pour la population risquent d’être dramatiques avec l’incapacité de certains services d’urgence et de Samu-Smur de répondre aux besoins", a écrit l’Amuf dans un communiqué.

Les urgentistes "ne peuvent accepter une augmentation de leurs horaires de travail de 48h à 60h par semaine, comme cela est actuellement imposé dans certains hôpitaux", a-t-elle ajouté.

"L’étranglement financier (...) ne peut plus durer. Le projet de loi Bachelot n’apporte aucune réponse et risque de constituer la dernière mesure de destruction", selon l’Amuf.

Les revendications de l’Amuf sont globalement soutenues par d’autres organisations de médecins hospitaliers, comme la CPH, l’un des principaux "intersyndicats" de praticiens regroupant plusieurs syndicats de spécialistes, dont l’Amuf. La CPH envisage, a indiqué vendredi à l’AFP son président, Pierre Faraggi, d’appeler tous les médecins des hôpitaux à une grève de soins non urgents en janvier pour obtenir le retrait des dispositions de la loi "Hôpital, patients, santé, territoires" (dite "Bachelot") qui subordonnent, selon lui, l’hôpital public à une "logique financière" nuisible aux patients.

Chez les anesthésistes, le Smarnu a menacé de lancer une grève partielle à compter du 1er janvier, tandis que le SNPhar "n’exclut rien" si le gouvernement "continue à nier le mécontentement des praticiens".

AFP

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