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mercredi 20 février 2008, par Tayirat
Née le 4 avril 1924, Ighil Larbaa Zoubida de son vrai nom est originaire du village d’Ighil-Mehni, petite localité maritime dans la commune d’Azeffoun. Sa famille, comme tant d’autres, a fui l’hostilité de la campagne kabyle pour chercher à Alger, des conditions de vie plus clémentes.
La seconde guerre mondiale et le débarquement allié dans la capitale précipitent le retour au village d’origine où la jeune fille mène l’existence sans relief d’une montagnarde berbère. Elle se passionne pour la poésie et, comme toute femme kabyle, agrémente chacun de ses instants par des chants. C’est aussi tout naturellement qu’elle exprime publiquement son talent lors des fêtes de femmes organisées au village où sa présence est particulièrement appréciée.
Comme il est alors d’usage, elle est mariée au sortir de l’enfance. Ce mariage convenu n’est qu’une parenthèse qui se referme bien vite par la séparation du couple. De retour auprès des siens, elle est le témoin de l’émiettement progressif de son cocon familiale ; la mort accidentelle de l’un de ses frères, puis la répudiation de sa mère, quelques temps après, finissent par faire éclater les derniers vestiges de son univers. C’est ainsi que débute « le prélude à la vie d’errance » de la jeune femme.
A la fin des années quarante, elle s’installe à Alger, chez son frère aîné, dont elle épouse l’un des proches amis. Second mariage et seconde désillusion. De cette union naît son unique fille, celle qui apaise sa solitude et partage tout le poids de sa misère. A nouveau « libre » mais livrée à elle-même, elle est contrainte à de petits emplois qui lui permettent de glaner quelques subsides.
Sa rencontre, en 1951, avec Lla Yamina change le cours de son destin et constitue le premier jalon de sa carrière artistique. Celle-ci la présente à madame Lafarge qui anime alors une chorale féminine dans laquelle se côtoient des artistes précurseurs dont Chérifa, l’autre grande dame de la chanson kabyle. Hnifa fréquente assidûment la chorale entre 1951 et 1957. Elle s’y affirme et ne tarde pas à faire son apparition à la Radio sous la direction de l’orchestre de Cheikh Norredine, s’y produisant une fois par semaine, accompagnée de la chorale ou en solo. C’est ainsi que Zoubida la fière villageoise élevée dans le nnif disparaît à tout jamais et laisse place à Hnifa, l’artiste marginale qui chante son vécu et ses souffrances. Le succès est immédiat.
En 1957, comme des milliers de ses compatriotes, la jeune femme fait « le choix » de l’exil, dans l’espoir d’un horizon moins sombre et sans doute aussi afin de s’émanciper de la tutelle d’une société oppressante à bien des égards. Elle franchit la méditerranée et pose sa valise à Paris. Hnifa y mène la vie d’une bohème, se produit dans les cafés devant un public exclusivement masculin, bravant ainsi le code strict de la morale kabyle. Elle vit son art comme un exutoire à ses souffrances, chante avec force la triste condition de l’exilé, le désarroi des femmes délaissées et les tourments de ses sœurs kabyles.
A Paris, son chemin croise, à nouveau, celui de Kamal Hamadi rencontré quelques années plus tôt à Alger. Il devient son ami et l’auteur de textes qui la sublimeront. Ensemble, ils enregistrent, en 1959, un duo mémorable, yid-em yid-em, puis il compose pour elle, douze autres titres taillés à la mesure de sa vie et de ses sentiments. Des oeuvres, aujourd’hui, devenues patrimoine de la chanson kabyle.
De retour à Alger, quelques temps après la proclamation de l’indépendance, dans un pays en quête d’identité, Hnifa essaye, tant bien que mal, d’exister. Elle se résout finalement, en 1973, à reprendre le chemin de l’exil. Sans le savoir, elle quitte son pays pour ne plus jamais y retourner de son vivant. Durant les dernières années de sa vie, ses apparitions sur scène sont rares. Minée par la solitude et rongée par la maladie, Hnifa « la Rebelle », Hnifa « la poète maudite », celle qui a erré entre Azeffoun, Alger et Paris rejoint son domicile éternel parmi les étoiles. Le 23 septembre 1981, elle s’éteint dans l’anonymat. Son corps est rapatrié dans son pays natal et inhumé au cimetière d’Al Alia, à Alger. Elle laisse un répertoire riche d’une centaine de chansons dont beaucoup retentissent encore « sur la lèvre des hommes ».
Tayirat
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Alpapeca mon ami, je veux bien comprendre que H’nifa est une kabyle, quant à Edith Piaf, elle n’a de kabyle que l’apparenté par sa Grand-mère maternelle, elle est d’origine Normande, d’ailleurs, elle n’a jamais revendiqué sa berbèrité, je dirais même qu’elle en souffrait de son appartenance à l’origine aussi lointaine d’être kabyle. Ce n’est pas moi qui le dis, se sont des gens qui l’ont côtoyé et ayant vécu de plus près d’elle , donc, je te suggère de rendre à César ce qui appartient à César. C’est alors que nous serons crédible dans notre quête à découvrir qui est kabyle, qui est pseudo ou qui ne l’est point.
Bien à vous mon ami
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H’nifa la rebelle vous avez dit ? Non seulement elle a était la rebelle et surtout belle, elle a bercé ma jeunesse à tel point que je continu à rechercher sa voix envoutante. Vous nous dites qu’elle est décédée a Paris. Pourtant, j’ai cru lire un article sur elle dans Algérie-Actualités des années 80, il était question de son décès isolée dans une chambre de bonne à Alger où elle a vécu dans un dénuement total. "Aïthma alfiraq yasaâb ahlil wiyn ourthijarab" Qu’elle repose en paix !
J’aimerai tant visiter sa tombe et la fleurir au moins une fois.
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nous n’aurons que bénéfice et fierté dans la célébration de nos grandes personnes. merci encore
Slimane.
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Ne t’énerve plus, prend ton calme reprends tes esprits et lis ce qui suit mon fils ; « H’nifa » qui est un prénom d’empreint, paix à son âme, est originaire de la région d’Azeffoun, d’une petite localité appelée Ighil Mahni, affirmer être son cousin et lui faire changer son village d’origine pour un autre je crois que c’est un peu léger de ta part et c’est un peu triste, parce que vois tu , il me semble si mes documents administratifs ne sont pas faux , figure toi que moi aussi je suis son cousin ! Ceci dit, je voudrais une fois après avoir pris connaissance de ce message, te lire, afin connaitre ton degré de parenté véritable, cela me ferait énormément plaisir !
Sans rancune et fraternellement.
s.i
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