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mercredi 25 juillet 2007, par Halim Akli
Neuf années où les lâches et les « les chasseurs de lumières », agissant à la faveur de l’obscurité protectrice de la nuit, récidivent les actes de vandalisme contre les différentes œuvres d’arts à l’effigie du barde érigées dans chaque village de la Kabylie et au-delà.
La population de Tizi-N’Tléta et les milliers de routiers qui empruntent quotidiennement la RN30, s’indignent chaque jour, depuis la découverte, au petit matin de l’œuvre barbare et lâche, perpétrée dans la nuit contre la statue de Matoub. Cette œuvre d’une rare beauté a subi la furie des auteurs de cet acte ignoble au niveau du visage qui a été entièrement détruit et du poing fermé de sa main levée en symbole de la lutte qui a été tout simplement arrachée. En s’attaquant ainsi à des œuvres d’art en béton, à des portraits géants réalisés sur de la tôle… matières qui sont incapables de rendre les coups, les auteurs de ce forfait ont produit l’effet inverse du but recherché. Les citoyens crient leur colère contre cette abjecte lâcheté …et Matoub est adulé d’avantage.
Seulement, il y a lieu de dénoncer l’absence d’initiatives pour réparer cette statue défigurée, depuis plus d’un an. Ni la fondation qui porte le nom du rebelle, vraisemblablement occupée à traiter des dossiers autrement plus lucratifs, ni les autorités locales, souvent issues des courant hostiles au combat de Lounès, …n’ont émis le moindre avis devant ces actes inadmissibles, pire encore, aucune disponibilité à intervenir dans l’opération de restauration et ce, à chaque fois que ces actes ciblent stèles, portraits et autre mémoriaux érigés à la mémoire de Lounès Matoub. Dans cette atmosphère où les petites lâchetés s’imbriquent avec les complicités escamotées, la dislocation du tissu social favorise cet immobilisme quand le tissu associatif qui refuse de faire allégeance aux autorités culturelles locales, désignées souvent par la corruption et en contradiction avec la légalité, est, en sus, tout bonnement asphyxié financièrement.
La stèle de Tizi-N’Tléta qui a été inaugurée, le 2 juillet 2004, devant une foule impressionnante, venue des quatre coins de Kabylie et au-delà, a bravé la canicule, pour vivre l’événement, accompliee par les deux associations de la localité « les amis de Matoub Lounès » et « Tagmats » de feu Ali Zammoum.
Cette œuvre digne de la stature de Lounès est une sculpture de près de 2 m de haut, d’un poids de près de 800 kg représentant l’illustre auteur de « Kenza », debout, le regard rivé sur le Djurdjura, le bras droit levé, poing fermé en signe de lutte. Cet ouvrage du jeune artiste Sid Ali Iraten est posé sur un piédestal triangulaire de près de 2 m de hauteur, en pierre taillée dont la devanture comprend en son sein une énorme pierre, équarrie qui a la forme géographique de l’Algérie. Ce petit joyau architectural est entouré d’une clôture métallique décorative formant des « z » en tifinagh, symbole de l’amazighité. Le projet a vu le jour, au sein d’un groupe de jeunes, trois ans avant son inauguration. L’un d’eux nous dira à ce propos : « Nous avions déjà l’idée puis, nous nous sommes donné une structure et le travail était entamé. Nous avons rencontré d’énormes difficultés, mais notre détermination et la présence à nos côtés d’un grand homme de la trempe d’Ali Zammoum ont fait que le travail a été mené à son terme. Ça nous a coûté des années d’efforts et près d’une vingtaine de millions de centimes. »
Lors de son vernissage, une prise de parole des organisateurs et de quelques invités a précédé la découverte de la statue au public. Le moment le plus émouvant était sans doute le message téléphonique qu’avait tenu à adresser, Ali Zammoum célèbre auteur de « Tamurt Imazighen » à la population depuis son lit d’hôpital où il se trouvait. Une ovation, à donner la chair de poule, a suivi cette brève intervention de celui qui a toujours répondu présent aux sollicitations de la jeunesse et qui avait pris position contre certains se réclamant de la « famille révolutionnaire » qui avait engagé alors un véritable bras de fer avec les organisateurs pour empêcher l’installation de cette statue au centre du chef-lieu municipal où elle se trouve depuis.
Boufhaima, Tikobaïn, Draa-El- Mizan sont entre autre localités qui ont déjà vécu des actes de saccage visant les stèles érigées à la mémoire de Lounès Matoub qui, même absent, continuera à déranger et à guider nos pas vers la victoire. Sa victoire.
Halim AKLI
Source : Mensuel du Centre LA REGION N°03
Photos : Nordine Hadid (La Région)
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Toujours à mettre ces satanés symboles Algeriens partout dans les statures et autres monuments.
La statue est à refaire et qu’ils l’a fassent proportionnellement en la donnant à un vrai artiste qui connait le sens des mensurations, et qu’ils la fassent en bronze et on en beton comme c’est à la "mode" de betonner toute la Kabylie.
statue en bronze ? maios pourquoi pas ! seulement, il ne suffit pas de parler. Il faut d’abord lire que c’est dit que les jeunes qui ont réalisé ça sont souvent des sans emploi ou des étudiants sans le sou.
Maintenant , un statue en bronze est en effet plus appropriée. Peux-tu joindre le geste à la parole pour mettre ta main dans ta pcohe et donner un peu d’argent pour que cette cstatue soit refaite en bronze ? sinon, tais-toi et laisse les jeunes de kabylie faire ce qu’ils peuvent et ils le font admirablement.
Mon oeil, et le socle avec les frontières dessinées par la france a été fait par des jeunes ?
Ce sont les mairies qui font ces statues, si tu donnais la possibilité à tous les jeunes de mettre des statues partout alors on est pas sortie de l’auberge, quant à l’histoire du geste à la parole, je n’ai pas besoin de tes conseils pour faire mes devoirs.
Regardez La stature majestueuse de Kahina dans sa ville natale Baghai dans les Aures, realisée en bronze et superbe comme tout, elle est là pour des siecles, elle n’a pas été faite avec le beton avec lequelle on crépine les murs des cubes de ciment qui nous servent de maisons de vacances.
Acceptez la critique a din uqavac ! Tcemtem akw tudrin s simen nwen.
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Je suis prèt à servir de relais entre toutes les bonnes volontés et la restauration de cette statue.
L’auteur, Halim AKLI
Veuillez me contacter à cet Email : union_laiques@yahoo.fr
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L’auteur
Nous désirons savoir si Cette personne qui a promis de financer a tenu sa promesse et donc si l’auteur qui a proposé sa médiation a reçu l’argent pour la restauration de cette statue qui vient d’être victime d’une autre attaque qui lui a complétement coupé le bras et la tête ; ceci pendant que certains, par lâcheté ou inconscience, trouve cette situation normal, voire superflue.
Groupes de citoyens
En effet, l’intervention de ce groupe de citoyens est utile pour ne pas laisser dans le flou ce détail. Je vous en remercie au passage.
Etant donc directement interpellé, je tiens à apporter la clarification suivante : la personne qui a proposé de financer (partiellement ou entièrement) la restauration de la statue n’a plus donné signe de vie. Par conséquent, je n’ai pas reçu la moindre contribution de sa part.
Salutations Halim AKLI
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Le vrai scandale, en dehors de ce simple bloc de beton, c’est qu’avec tout ce que nous subissons, nous n’avons toujours pas de mouvement indépendantiste massif... pire que ce que subis ce bloc de beton, c’est ce que nous acceptons de subir et ce qui se passe chez nous.
Cette statue n’est finalement que l’expression et l’illustration de ce que les descendants de nos ancetres deviennent. Son état représente bien ce que devient la mémoire de Matoub et ce que devient son message.
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Bande d imbeciles !
pensez plutot a mettre votre argent a construire des ecoles et des bibliotheques et les nommer "Matoub Lounes". C est ce qu il aurait voulu en plus de ne pas oublier son sacrifice ! Rappelez vous que l on ne connait pas encore son assassin. Et tant que cette verite’ nous echappe, nous n aurons jamais la paix... Tant de ses fils tues par un regime terroriste qui manigance des scenarios holywoodiens pour justifier l installation de nouvelles brigades de gendarmerie dans le coeur meme du refuge de nos aines qui ont combattu un notre colonialisme.
denombrer et recenser les grottes et les kasemates revient a dire aux kabyles : n y pensez surtout pas... on a tout verouille’. Ils construisent meme des pistes d acces ! A defaut de SAS, maintenant, on nous balance des brigades de gendarmerie... Et ils ne parlent meme pas notre langue ! De nouveaux colons sur une terre sacree jusqu a la non violee par les algerianistes de malheur.
Matoub a goutte’ aux balles de ses meme gendarmes ! Aujourd’hui un benazzouz, serf de boustila, nous dit qu on est tous algeriens a Yakouren. Moi je ne le suis pas. Matoub non plus.
At ghovri n abdiquera pas.
PS : Halim, comme tu es sur le terrain, tu devrais t occuper d informer les kabyles de ce qui se passe a Yakouren. Tout autre chose est une perte de ton temps. Bien sur, si tu es vraiment un fervent defenseur de la kabylite’, comme l a ete Matoub.
Tant que les kabyles mélengeront serviettes et torchons la situation ne fera qu’ empirer. Il faut, à coup de pioche démolir une à une toutes ces mosqués plantées au milieu de nos villages telles des dards enfoncées dans nos cervelles et injectant petit à petit ce venin mortelle qu’est l’ islam !
On ne pourra jamais revendiquer quoi que ce soit tant que nous ne seront pas capable de nous liberer du veritable joug qui nous enchaine l’esprit : LA RELIGION MUSULMANE !
Tamazgha regorge de pétrol, gaz et uranium mais nos villages ne regorgent que d’Imams haineux et de mosqués !
Tu as tout a fait raison.
On pourrait à la manière d’un josé bové "demonter" les mosquées de nos villages : )
Merçi à toi ami c’est le commentaire le + intelligent que je viens de lire.
Oui il faudra le répeter sans cesse c’est bien leur religion de M.... qui tient le monde berbere en laisse. Tant que les berberes n’auront pas lever l’acte d’allégeance à cet obscurantisme dénommé ISLAM point de salut pour eux. Croire en Dieu sans appartenir à leur Oumma non seulement c’est possible mais c’est salutaire.
Oui répétons le ils vous tiennenet avec leur religion ils vous ont fait renier vos propres racines, oublier votre propre histoire. Vous n’êtes plus vous même. VOUS ETES MARABOUTISER !!!!! Pauvre de vous.
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Vos propos sont plein de haines mon cher Yedi. Savez vous seulement que l’enfer sera pour vous ? Monsieur terrifier ses semblables en les menaçant de génocide ou d’enfer est pécher énorme dans votre religion Musulmane !! Ce péché peut paraître insignifiant à vos yeux du fidèle alors qu’il est très important comme le dit le votre prophète : « et vous le comptiez comme insignifiant alors qu’auprès d’ Allah cela est énorme. » (Coran, 24 :15 ).
Bon séjours donc...mais en enfer Monsieur Yedi…et je pari mes espadrilles que vous n’ y trouverez pas Matoub.
Une petite solution provisoire : Mettre des bouteilles de vin tout autour de la statue. Et pourquoi pas quelques morceaux de SANGLIER . Et surtout, il faut enlever cette merde de carte angerienne, car ce sont les "angeriens" les profanateurs de cette statue. Je vois la main des "freres mozlim" qui haissent les statues et surtout Matoub Lwennas. Les petits ratonsquoi ! Ca va empecher les rats (le vin eloigne les arabo-mozlims) d’y approcher momentanement (comme avec un anti-moustiquaire) en attendant de refaire une en bronze, electrifiee. Comme ca, le premier Moz qui touche, ira rejoindre son putain d’allah !
Il faut detruire quelques statues des 2 pedophiles " mohamerde et allah" (les mosquees) : enlever les minarets a coups de marteau.
Matoub, tu es l’AME de la Kabylie. Tu es son PROPHETE eternelle.
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c’est vraiement désolant de voir des images pareilles après moins d’une décennie seulement depuis la mort de Lounès. Cela veut-il dire que les manifestations populaires grandioses qui ont marquées l’après 25 juin 1998 n’étaient que du blabla et que pour quelques foutus dinars de plus et quelques nuits de sommeil, tout le monde a définitivement oublié Lounès nni ? Cela et au moment où ceux qui saccagent ces statues et autres mémmoriaux ont prènnent petit à petit le terrain en construisant des mosquées de trop, en ouvrant des bibliothèques coraniques au pieds du Djurdjura, en investissants les comités locaux du croissant rouge afin d’exploiter les subventions à des fins de propagandes et de prosélytismes islamistes, en investissants aussi les comités de villages, les associations ...etc sans que tout cela n’en offusque personne !!!!
Il y’a de cela 08 ans, tout cela était inimaginable. Aujourd’hui, c’est une réalité : l’intégrisme qui n’avait pas pu s’imposer durant des années même par les armes et la violence, est aujourd’hui en train de s’imposer en douceur, avec quelques fois, des ondes de choc comme le cas du directeur radié pour ses croyances personnelles, des ondes de chocs périodiques pour signifier à ceux qui seront tentés de réagir en faveur de la laïcité et contre l’intégrisme que "saïf el hedjadj" est au dessus de chaque tête.
Où est le Djurdjura de roc et de fer ?
Où sont les laïques ?
Où sont les démocrates des années 90 ?
Où est la Kabylie authentique qui refuse le diktat arabo-islamiste ?
Où sont tous nos athées ?
Un sursaut citoyen est-il encore possible ? je le souhaite et j’y crois encore.
Ahaw san yibbwas !!!
NB : Merci à Halim pour le travail d’information qu’il fait.
Un athée laïque
Ces hommes qui nous gouvernent
Pour une fois, discutons de nos gouvernants à visage découvert, pensons à tous ces hommes accusés, souvent à raison, qui ont assuré la pérennité de l’Etat algérien et œuvré dans des conditions souvent difficiles ou incompressibles pour les citoyens. Ferhat Abbés, Youcef Benkhedda, Ahmed Ben Bella, Houari Boumedienne, Chadli Bendjedid, le feu Mohammed Boudiaf, Ali Kafi, Liamine Zeroual, et enfin Abd El Aziz Bouteflika ont été tous courtisés, mais de suite délaissés en cours de route, ou accusés par des cercles politiques occultes. Ahmed Ben Bella, - issu de la première intrigue militaire algérienne- alors premier président des algériens libérés du joug colonial, en 1965, payera les frais de son manque d’expérience et de sa traîtresse au peuple algérien. Après avoir été l’un des grands héros de l’Algérie combative durant la guerre à côté des Mohamed Khider, Lacheref Mostafa, Hocine Ait Ahmed, Mohamed Boudiaf, il serra exilé et emprisonné dans l’Algérie indépendante. Sa bête noire et son remplaçant, Houari Boumediene, réputé pour son intelligence politique redoutable, sera sacrifié sur l’autel du mensonge après sa mort par les leaders du néo-libéralisme. Mais son successeur, en l’occurrence Chadli Bendjedid, après avoir cédé aux caprices de la classe politique, notamment l’opposition en 1988, il démissionnera dans la douleur de son poste de premier magistrat. Sous la menace du parti islamiste (FIS), les généraux qui ont gérés et gèrent continuellement le pays chaotiquement, font appel à l’un des premiers opposants au régime militaire de 1962. Arrivé à Alger alors, Boudiaf, après 28 ans d’exil et en premier politicien algérien ayant connu les camps de concentration du sud algérien et sachant, peut-être, mieux que tout le monde que la bataille pour assainir l’Algérie de la pègre allait être rude et longues car ses adversaires qui perpétuent la tradition du coup d’état permanent et qui croient profondément qu’ils sont des entités politiques et intellectuelles ne reculant devant rien. Il fait renaître l’espoir dans les millions d’algériens meurtris par la mafia militaire et les islamistes – financés par le wahhabisme saoudien, en promettant la justice sociale. Témoin donc d’une époque caractérisée par l’éloignement de tous les politiciens du GPRA qui prônaient un état démocratique, après avoir amputé le camp islamiste, il procéda à officiellement et solennellement à la poursuite des corrompus. Le 29 juin 1992, assurés qu’ils ne pouvaient pas dissuadé sa détermination d’aller jusqu’au bout, donc faire passer en justice la junte militaire qui à gangrenée le pays, le laboratoire de la sécurité militaire, l’assassina froidement alors qu’il discourait en plein écran. Et à peine oublié cet épisode qui engendra des dérives, que Liamine Zeroual et son conseiller le général Betchine seront déchiquetés par le PRA, le MSP et leurs parrains politiques. Le même scénario s’était reproduit à l’endroit du président Bouteflika. Apres avoir refusé de prendre les reines de l’Algérie secouée par la crise économique et le séisme islamiste, en 1992, cet homme exclu au temps du président Chadli de la direction politique du parti (FLN), pour son comportement clochard et la négation de la somme que lui revendiquait le parti unique au pouvoir qui parlait de milliards de dollars, subtilisés quand il était ministre des affaires étrangères sous le dictateur Boumediene. Peu avant son accession aux plus hautes destinées du pays pouvoir, il avait affiché ses réticences car, en tant que fils du bercail, il pouvait bien mesurer les capacités de nuisance de ses ex-adversaires qui venaient de le relooker en lui donnant l’image de sauveur. Eh oui, quelques fois le hasard crée des noms, en les poussant juste en avant au moment du déroulement d’un événement quelconque. Mais en fin, après avoir bien collaboré à mettre le pays à genou, la chance lui sourit une autre fois. Ce favori de l’armée algérienne, avait pour mission de clore le travail colossal qui a été fait par le général-président Liamine Zeroual. Mais contrairement, à ce dernier, le président Bouteflika, proposa une concorde civile tout en excluant la société civile et en piétinant les conventions internationales. Les généraux, satisfaits des prix du pétrole qui flambaient de jour en jour, l’épaulèrent pour un autre quinquina contre le gré des populations. Pour la presse écrite, dite indépendante, juste après sa réélection pour un deuxième mandat, il procéda à l’arrestation des journalistes qui ont jugés son bilan de négatif, le musellement de toutes les libertés et prête la main aux terroristes meurtriers. Apres presque neufs ans au pouvoir, au moment ou des algériens meurent sous des balles et des attentats terroristes ou des clans des militaires, Bouteflika, ce porteur de message du groupe de Ouadja (l’armée algérienne des frontières pendant la guerre de libération contre les français 1954-1962) qui avait imposé la dictature en Algérie, s’apprête avec son frère Saïd à asseoir la monarchie bouteflikienne, en amendant la constitution. En tout état de cause, les complots se trament et se suivent depuis 1962, et les victimes n’ont pas été des moindres. Il reste à savoir maintenant si le roi Bouteflika I, après avoir amnistié les terroriste et tué 123 jeunes de Kabylie contestataire contre la misère et la Hogra, saura réussir à livrer l’Algérie à l’usa pour une irakisation type. En attendant la naissance du royaume algérien, dans un état stationnaire, moi, jeune écrivain algérien vivant en Allemagne je n’arrête pas d’entendre en évoquant mon pays les mots les plus tranchants ; « l’éternel mal », « pays de corrompus"" Schurken Staat = Etat de canailles, de crapules » et le plus touchant, c’est de nous prendre pour des arabes, or, l’Algérie se situe en afrique.
Permettez-moi, cher "écrivain" d’Allemagne, de venir par ces quelques mots vous dire combien votre méconnaissance de la réalité lointaine de l’Algérie et de la Kabylie et criante mais aussi, combien un méli-mélo politique peut avoir les mêmes conséquences qu’une manipulation distraite de "la poudre" par un novice dans le domaine des explosifs.
Pour cela, je puiserai dans vos propres propos que vous entamez, avec une confusion dans l’usage des deux auxiliaires, en écrivant ceci :
<<(...)j’ai compris que le problème en Algérie est religieux or il ne l’ai pas vraiment et on s’acharne contre les islamistes en les accusant d’avoir tuer Matoub Lounés. Arrêtez svp de remâcher des idées qui n’ont rien avoir avec la réalité. Si les islamistes ont tués Matoub donc c’est aussi qui ont assassinés 123 jeunes de Kabylie en 2001, c’est eux aussi qui ont tués tous les intellectuels. Or, le vrai auteur est clair comme la pleine lune. Dérangeait-il autant les islamistes pour lesquels les généraux ont imposés et livrés une guerre ?>>
Les mots clé que le lecteur note tout de suite sont les suivants : "s’acharne contre les islamistes", "remâcher des idées qui n’ont rien avoir avec la réalité" et enfin "Dérangeait-il autant les islamistes pour lesquels les généraux ont imposés et livrés une guerre ?"
Le terme "s’acharner" utilisé ici est inapproprié sauf s’il émane d’une velléité de disculper l’islamisme ce qui suppose quelque sympathie vis-à-vis des "fous de Dieu". Sinon, les populations d’Algérie en général savent pertinemment que se sont les islamistes qui s’acharnent sur elles avec une barbarie d’une rare violence et ça dure depuis 1982 lorsque Amzal Kamel fut assassiné par un élève de Bouiali, Abassi, Belhadj et autres Nahnah et Djaballah avec un sabre à la cité universitaire de Ben Aknoun. Le massacre collectifs de Raïs, Relizane, Bentalha...etc ne sont plus un mystère sauf pour ceux qui construisent leurs carrières sur des cadavres et ceux qui, par éloignement ou par désinformation, continuent à poser la question de "qui tue qui ?" qui lave les barbus de leur génocide et qui ne trouve plus preneur depuis un certain 11 septembre. Des amis de la diaspora qui n’ont pas cessé de s’informer sont en effet au fait de cette situation. Ce n’est hélas pas le cas pour d’autres comme vous, monsieur l’écrivain du pays qui a offert l’asile à l’un des terroristes islamistes les plus aveugles, Rabah Kebir en l’occurrence, qui, nourrit à de sources douteuses, se croient imprégnés de la "réalité", une réalité qui se trouve à de années lumières de son alter-ego. Cette réalité qui met au banc des accusés l’islam politique qui sème la terreur dans le monde d’aujourd’hui ne signifie aucunement que les militaires et le pouvoir algérien sont innocentés, bien au contraire, pour nous autres qui ont vécu dans notre chair la barbarie intégriste, nous savons pertinemment qu les islamistes et les tenants du pouvoir algérien sont les deux pages de la même feuille, l’un enfante l’autre, l’un se nourrit de l’autre, l’un protège l’autre avec des phases de lutte "fratricides" quand les intérêts de l’un ou de l’autre sont menacés par l’un ou l’autre.
Quant à Matoub Lounès, il faut être ignorant ou manipulé pour ne pas savoir que, essentiellement, depuis 1991 jusqu’à la date fatidique de son lâche assassinat, Lounès a livré une lutte implacable contre les islamistes et ce, aussi bien à travers ses chansons, ses interventions percutantes dans la presse écrites et sur les plateaux de télévisions que dans sa vie de tous les jours. Matoub était enfin l’un des rares personnalités qui assument pleinement leur laïcité ce qui est insoluble dans un système politique où la religion intervient dans la gestion des affaires publiques.
Enfin, êtes-vous, monsieur l’écrivain, en train de nous inviter à sympathiser avec les fous de Dieux quand ou assenez cette phrase pleine de compassion : "(...) les islamistes pour lesquels les généraux ont imposés et livrés une guerre ?" Détrompez-vous car les généraux n’ont jamais livrés une quelconque guerre aux islamistes, ils ont simplement géré leur nuisance de sorte que leur privilèges aux commandes de la rente pétrolière ne soient pas remis en cause. La guerre qui a été livrée aux islamistes est l’œuvre de citoyens anonymes, membres des groupes d’autodéfense dont faisait partie Lounès Matoub lui-même, militants républicains dont des intellectuels, de journalistes... qui ont payé de leur vie leur engagement frontale contre l’hydre islamiste... Mesdames Veuves Zinou, Louni, Djaout, Tigziri... et d milliers d’autres le savent mieux que quiconque, ayez le culot d’un vrai écrivain pour aller vous enquérir de cette réalité amère auprès de ces dames d’honneurs et des milliers d’autres veuves, orphelins...etc. qui ont eu le malheur de voir de leurs propres yeux l’exécution de l’être cher souvent par des militants islamistes du quartier.
Ensuite, vous ne vous arrêtez pas en si bon chemin, vous pousser plu loin votre outrecuidance en déclarant ceci : <<(...) Si l’on se mettra a détruite toutes les mosquées, qui sont une richesse culturelle, qu’aurions- nous à gagner ?>>
A rbah a thafath ! Des milliers de mosquées, 15 000 au dernier décompte, un record mondial si cela puisse en rajouter à votre orgueil mais le seul record d’un pays qui massacre le mausolée millénaire de Massinissa, qui livre le vestiges libyques et amazigho-romaines aux pillage et à l’abondan, un pays qui mène une politique d’épuration ethnique contre l’amazighité à coup d’arabisation systématique et d’islamisation tout azimut de tous les espaces d’expression, d’éducation et autres, un pays qui a fait de la culture l’enfant pauvre d la république bananière ... ce pays peut finalement jubiler de joie maintenant qu’un écrivain illuminé d’Allemagne vienne à la rescousse pour nous apprendre que finalement nous avons une "richesse culturelle" inestimable et insoupçonnée : le milliers de mosquées que la dictature arabo-islamiste algérienne a construit frénétiquement depuis 1962 à ce jour pour endoctriner, manipuler, aveugler, de mosquées sans style, sans visage qui ont longtemps servit de lieu de recrutement et d’embrigadement pour les GIA, MIA, AIS et autres sectes moyenâgeuses.
L’inculture quand elle s’imbrique dans l’audace produit des envolées grotesques. Notre écrivain se positionne même en analyste pour prodiguer sa science acquise probablement de sa longue expérience politique et intellectuelle : <<Je pense qu’il est préférable de s’accepter idéologiquement – laïque, islamiste, droite et gauche- en primo pour en concevoir ensemble à l’avenir un plan avec lequel ses forces conjuguées pourraient réussir un renversement effectif du pouvoir central d’Alger qui est le seul responsable de toutes les bavures que vit le peuple algérien.>>
Le pouvoir algérien et certainement le principal responsable de la déliquescence de la situation en Algérie, mais il est inacceptable de balayer d’un simple revers de la main le génocide islamiste qui, je vous le rappelle, est estimé entre 150 000 à 200 000 morts, plus d’un million d’orphelins et de veuves, de milliers de fillettes, jeunes filles et femmes violées collectivement dans les maquis, des milliers d’enfants « maoglis » nés, dans les maquis, de ces viols collectifs et qui y ont grandi sans jamais avoir vu autre chose que les casemates, les barbus armés et puants et tout l’univers néandertalien, avec l’innocence en moins, des maquis islamistes...
Quant à vouloir rassembler tous les autres courants politique algériens qui sont, dans ces conditions, très loin des clivages traditionnels gauche-droite en vogue en Europe, mais dont l’idée de rassemblement autour d’un minimum républicain a déjà été proposé et continue d’être véhiculée par bon nombre d’acteurs politiques, il est humainement et moralement, au vue de la tragédie, politiquement, au vue de l’opposition frontale entre les deux projets de société véhiculés par les deux courants, et enfin, culturellement, au vue de la notion de liberté dans toutes ses dimensions qui sous-tend toute culture qui s’inscrit dans l’esprit de la déclaration universelle des droits de l’homme, il est disais-je donc, inconcevable et irréalisable d’imaginer un projet de développement républicain et démocratique auquel serait associé, de près ou de loin, la mouvance islamiste qui porte en elle-même les germes de l’exclusivisme, de l’intolérance et de la violence.
C’est surtout l’incompatibilité des valeurs religieuses d’avec les normes républicaines en terme d’économie, de liberté de penser, de culte, d’opinion, de liberté individuelles et collectives, de rationalité et de séparation entre les sphères religieuses et politiques qui est la base même de la laïcité... qui(cette incompatibilité) rend cette idée de rassembler autour d’un projet politique, islamistes et républicains laïques, inculte, profane et complètement farfelue et fantaisiste.
Enfin, je vous laisse le soin de relever par vous même, dans votre Nota bene, tout le "bien" que vous pensez des islamistes, ce qui, outre mesure, ne vous a pas empêché de les associer à votre idée de rassemblement, voire de plaider même leur innocence au prélude de votre propos :
<<NB j’espère que les barbus algériens, aveuglés par l’endoctrinement wahhabite auront l’occasion de connaître l’histoire des musulmans en Andalousie, ce jour là, je suis certain qu’ils cesseront de tuer leur frère algérien car il sauront, entre les berbères et les arabes de la péninsule d’Arabie, qui sont les vrais musulmans.>>
En conclusion et avant de clore cette mise au point, il et nécessaire de vous préciser que les vrais musulmans ne se définissent pas par rapport à leur origine ethnique car, il est inconcevable d’imaginer d’un groupe racial moderne et ouvert sur le monde appartenir exclusivement à une unique confession. En d’autres termes, je récuse dans le fond et dans la forme votre affirmation, pour le moins bizarre, qui sous entend que les berbères sont de vrais musulmans comparativement à leur vis-à-vis de l’Arabie maudite car, si tant est qu’on puisse distinguer un vrai musulman d’un faux, la liberté de culte et la liberté de ne pas croire en Dieu sont des fondements qui ont de tout temps régit la société amazigh en général et kabyle en particulier, de sorte que la diversité cultuelles ainsi que l’athéisme proprement dit n’ont de cesse, depuis le polythéisme à nos jours, de réguler nos équilibres sociétaux foncièrement laïques.
Salutations laïques
Halim AKLI
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Personne ne se pose la question de la qualité de cette "oeuvre" ? Le vari scandale c´est cette horreur qui soit disant représte Lounes. Ce truc est une insulte à son sacrifice d´artiste, une insulte à l´art. Peut-être que ce truc a été détruit par des gens qui n´aiment pas la laideur ? Bon si c´est vraiment des musulmans fanatiques qui l´on fait, bon, là rien à dire de plus sinon qu´ils ne font que suivre le chemin tracé par Mahomet qui a détruit les oeuvres de la premiere galerie d´art arabe : dans La Kaaba de mes d... ; ces iméciles ne font que suivre leur maître, c´est tout.
Gardons de Lounes le souvenir de l´artiste exigeant et rondons lui hommage par de l´art le vrai ! Lequel ? En tout cas pas cette horreur dont vous parlez. Bisous
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les vautours pourrons toujours casser sa statue... Rien n’effacera la stature imposante du poète de la liberté ,du poète de la révolte amazigh, ses paroles transperceront à jamais notre mémoire.
Il fait désormais partie des piliers de notre histoire.
Tassadit.F
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Azul à tamazight tunisienne !
Peux-tu, stp, nous informer sur ce qui se fait sur Tamazight par les imazighen de Tunisie ?
Toi-même, que fais-tu dans ce sens ?
Amazighement votre
Amazigh de Kabylie