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Kabyles, ressaisissez-vous !

dimanche 18 février 2007, par Diaspora


Partisans convaincus de l’autonomie régionale kabyle au sein de la République algérienne, Arezki Bakir et Nafa Kireche n’appartiennent à aucune organisation politique.

Constatant le délitement de la revendication autonomiste et l’absence de stratégie crédible pour parvenir à ce but, ils lancent un appel au rassemblement de la mouvance autonomiste, au-delà des divergences de vue et des querelles futiles dans la droite ligne de la tradition politique kabyle mais également à toutes celles et à tous ceux, quelles que soient leurs convictions, leurs attaches partisanes ou leurs origines géographiques, qui refusent de se résigner à la disparition progressive du peuple kabyle. Cette stratégie, mise en oeuvre par le régime politique algérien depuis l’indépendance notamment par le biais de l’arabisation et de l’islamisation, est destinée à aboutir à la dékabylisation du territoire kabyle à l’image du peuple chaoui, dont le caractère berbère n’est plus défendu que par quelques rares irreductibles.

Convaincus que les hommes font l’histoire et non l’inverse et que celle-ci n’est pas écrite à l’avance, ils défendent l’idée que les kabyles, avec l’aide des amis de ce peuple, peuvent contrer, par une forte mobilisation autour de cette question, les desseins morbides du pouvoir algérien, dont le seul soucis est de se maintenir en place en imposant une idéologie dévastatrice et destructurantes pour les populations autochtones : l’arabo-islamisme.

En 1962, au coup de sifflet final de la guerre d’Algérie, les kabyles retournaient fièrement dans leur montagne, avec le sentiment du devoir accompli, pensant pouvoir enfin être eux-mêmes. Ils n’imaginaient pas une seule seconde que la construction du nouvel état indépendant se ferait sans eux et contre eux.

Profondément algériens, les kabyles s’étaient sacrifiés à la cause de la révolution, acceptant même de réléguer au second plan ce qu’ils avaient de plus cher : leur identité.

Depuis, l’histoire de l’Algérie est une suite de souffrances, de deuils, de repressions et de mobilisations ininterrompues contre le régime algérien anti-démocratique : révolte des dissidents du FLN (emmenée par Si Hocine Aït-Ahmed), année de plomb sous Boumediène et début de la marche forcée vers l’arabisation, printemps berbère de 1980, institution du code de "l’infâmie" en 1984 qui ouvrait la voie à l’islamisation des institutions et des esprits et l’infériorisation juridique des femmes, révolte de tous les algériens en 1988 menant à une démocratisation de façade de la vie politique, interruption du processus électoral en 1991 et prise du pouvoir "officielle" des militaires et des services secrets, jusqu’ici officieuse, assassinats perpétrés par l’armée et les terroristes islamistes contre les intellectuels, les journalistes, les artistes (dont Lounès Matoub en 1998) et massacres de masse de la population civile (200 000 morts) et enfin, printemps noir en 2001.

La charte de la réconciliation nationale soumise au peuple par Bouteflika et destinée à absoudre les terroristes de leurs crimes qui, dans un pays civilisé, seraient qualifiés de "crimes contre l’humanité", montre ses effets : reprise des attentats meurtriers... en Kabylie, devenue une cible de la nébuleuse "Al-Qaïda" !

Trahie par un pouvoir arabisant à l’indépendance, trahie par des élites kabyles complexées et incapables d’assumer les spécificités de leur région, la Kabylie, fatiguée et résignée, sombre progressivement dans le désespoir.

Le fort taux de suicide des jeunes et l’apparition de pratiques propres à l’islam politique (propagation du voile, apparition de barbus, jusqu’ici marginaux) illustrent ce triste constat. Mise à mal par l’étrange stratégie des élites kabyles, diluant les revendications du peuple kabyle dans une approche globale et nationale, les vidant par là-même de leur substance, la revendication identitaire s’est noyée dans un océan d’incompréhension et de confusion. Pour les représentants autoproclamés d’une région qu’ils ne reconnaissent paradoxalement pas officiellement, être algérien nécessitait de mettre en sourdine sa kabylité, jouant involontairement le jeu du pouvoir, qui a toujours craint l’émergence de la Kabylie en tant que force politique homogène et porteuse des valeurs universelles constitutives de tout état véritablement démocratique (laïcité, droits de l’homme, ancrage du pays dans sa sphère géographique, respect du pluralisme politique et séparation des pouvoirs).

Les kabyles, floués par leurs élites, n’ont malheureusement jamais appris que l’histoire est faite par les hommes et par les peuples. Ils n’ont jamais appris qu’une nation, ce n’est pas un territoire donné dans lequel on rassemble arbitrairement des individus. La nation est le fruit d’une longue histoire, d’un pacte fondateur par lequel des communautés humaines consentent à vivre ensemble, sont reconnues dans ce qu’elles sont et se retrouvent dans des valeurs partagées par tous. Cela, les kabyles n’en sont pas tous conscients. Ils refusent d’être les acteurs de leur propre histoire. Ils refusent d’admettre qu’ils ne se reconnaissent pas dans un pays qui les nie, qui promeut des valeurs aux antipodes de leurs aspirations.

Tout le monde sait remplacer Bouteflika par Flani ne changera rien. L’Algérie va droit dans le mur. Les kabyles en sont conscients mais veulent la sauver du crash au risque d’exploser avec elle. Un soldat peut bien vouloir sauver toute une armée du canon ennemi. Il ne fera qu’exploser avec les autres.

Au train ou vont les choses, le précipice est proche. Le destin de la Kabylie ne peut plus être laissé aux mains de ceux qui rêvent de sa mise au pas. La Kabylie ne doit pas mourir pour l’Algérie. Elle doit vivre pour sa renaissance.

L’autonomie est l’arme du changement. L’instrument du refus de la fatalité. Aux mains de tous les défenseurs de la liberté.

Par Arezki Bakir et Nafa Kireche

 
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à ecrit le 19 février 2007 à 01:42

Comment voulez vous que les gens se mobilisent pour une cause molle et informe comme l’autonomie, l’autonomie ne suffit plus, c’est l’indépendance qui mobilisera !

L’autonomisme est d’avance une cause perdue et qui amennera encore une ou deux génération à sa perte, du fait que l’autonomie de la Kabylie dans un magma et en reconnaissance en Kabylie une souveraineté arabo-islamique, ça ne servirai à rien, et nous maintiendra dans une espèce de dépendance et de vulnérabilité, car autonome ou pas autonome, rien ne pourra empêcher l’armée algérienne d’envoyer ses forces du desordre et du massacre dans ce qui ne restera qu’une partie de son territoire, autonome ou pas autonome ! En revanche, envoyer son armé sur un territoire nationale distinct, séparé par ue frontière, là, c’est una autre histoire !

N’oublions pas que l’Algérie est, comme vous le reconnaissez, une NATION vivant dans un environnement hostile, car franchement arabo-islamiste et par extenssion arabo-islamique. Comment pourrions nous donc être en sécurité sans notre monnaie, notre propre pouvoir de décision en matière d’armée et de diplomatie, puisque nos alliés officieles, resteront ceux de nos énnemis occupants, donc ceux qui soutiendront notre génocide qui se prépare...

Il est temps de commencer à parler sérieusement d’indépendance, l’algérie n’est pas notre nation, nous en avons une, qui a une existence historique depuis si longtemps, qui s’appelle la KABYLIE ! Et en tant que Nation, elle a le droit légitime d’avoir sa souveraineté pleine et total. Moi, ainsi que nombre de jeunes gens de ma générations, ne sont pas, ou plus disposés à partager notre travail, notre énergie, notre savoir et notre souveraineté avec nos ennemis (n’ayons pas peur des mots) et ceux qui n’ont pour nous aucune autre ambition que notre disparition.

INDEPENDANCE !!!!

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un kabyle à ecrit le 19 février 2007 à 09:07
Je vous rejoins dans votre approche, la solution pour la kabylie est son indépendance. Sa concrétisation va être difficile et longue, mais il elle doit être un objectif à atteindre pour tout kabyle concient et fière de son identité. Un pays gouverné par les arrabes ne pourra jamais évoluer(regarder les pays arrabes ily’a que des problèmes). la kabylie autonome, détestée par le régime centrale arrabe ne pourra jamais avancer.

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à ecrit le 19 février 2007 à 16:55
Azul, nous sommes les meilleurs dans les débats, Imbattables dans les guerres fratricides, infatigables dans les propositions sans fin. Nous sommes les meilleurs. Autonomistes ici, indépendantistes là. Pour le moment, tous les intellectuels kabyles, y compris les partis politiques, n’ont jamais mis quelque chose sur papier, alors qu’en Allemagne (Etats federaux), chaque village à travers sa specifité, a sa propre "constitution". Proposez-nous un modèle de société, sur papier, et vous verrez que beaucoup s’y intéresseront, sinon... tjrs la même chose. Du déjà connu. Ouali (Allemagne)

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à ecrit le 19 février 2007 à 20:45

la question pourrait t’être posé ! Moi, l’indépendantiste, j’ai n projet écrit bie au chaud... mais, ne maitrisant pas le Kabyle ecrit, et faute de traducteur, je ne peu la publier, car je considére qu’il serai dommage que la premiere constitution kabyle de notre histoire soit écrite dans une langue étrangère !!!!

Si tu es capable de traduire, dis le moi ici, je te laisserai mon mail.

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iferman à ecrit le 20 février 2007 à 10:41

ce ne sont pas les traducteurs qui manquent mais soyons serieux l’indépendance de la kabylie est un leure, ne dites pas n’importe quoi !! De plus j’en doute fort, qu’est ce que c’est cette constitution que vous faites vos meme , etes-vous empereur ?? Une costitution est élaborée par les representants du peuple apres discussions et débats !!

Tamendawt d asenfar n weghref, maci n yiwen wemdan, d isud’af i ghef ara teddu tmurt. Ma d timunent i d-tuddred’ d targit i yessuffughen gher ukeddar !

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à ecrit le 20 février 2007 à 15:07

Alors d’abord, tu n’as pas ton mot à dire, puisque tu n’y crois pas, contentes toi d’aller algérianiser dans la merde dans laquelle se trouve la Kabylie.

Ensuite, dans un systeme democratique, on rédige un projet et on le fait voter. Et Si ce systeme ne se met pas en place, on le rédige comme prjet...

bref, je t’invite d’abord à faire preuve d’un peu plus de savoir vivre et d’éducation, un peu plus d’ouverture d’esprit, et un peu plus de discernement. Enfin, r’ajoutez à cela un zeste d’honetteté et d’études, et tu auras enfin des choses interessantes à dire.

En attendant, mis à part pondre un "independance c’est un leure", tu n’as rien démontrés, ni rien argumenté, ni rien justifié, tu as juste pondue un desaccord basé sur du sable mouvant, juste pour dénigrer une option qui peut etre, eventuellement, te privera de choses dont tu profites dans la situation actuelle, ou dont profite ton clan...

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MASSY KABYLIE à ecrit le 19 février 2007 à 19:50

Tout d’abord je dit bravo pour votre courage.

Pour moi l’autonomie ou l’indépendance c’est un peu la même chose à certains détails prés mais le noeud du problmée n’est pas là.

Commençons d’abord par notre école sinistrée, une école de regression et d’obscurantisme.

Pour moi la seule arme redoutable contre les envahisseurs arabo-musulmans-baathistes criminels, térroristes, laches etc... est le savoir.

Alors la seule chose qu’il faut d’abord bâtir en kabylie c’est une école laique republicaine respectant les valeurs universelles de l’être humain civilisé.

Pour cela je fait tout mon posible de construire une petite école au village même une classe d’une vingtaine de places disposant de moyens didactiques, pédagogiques et surtout informatiques pour dispensés des cours gratuits aux enfants de mon village, coute à assurer une dizaine d’heures de cours par semaine pour contrer les idées reçus de l’école arabe.

Mon objectif est de faire valoir la necessité d’une école de proximité au sein de nos villages et cela est du ressort de la classe intellectuelle kabyle.

Je financerais moi même une classe digne d’une école américaine avec tout les moyens modernes (ordinateurs, projecteurs, cours de kabyles, maths, physique, anglais etc...)

J’espere que d’ici eux ans, j’arriverais à mes fins quelque soit le prix à payer ; la connaissance n’a pas de prix, et laisser BENBOUZID avec son hymne national, une école banaliser par le comportement irreflichi d’un ministre sortant de l’ére archaique il n’ya que MAHAMET et le dieu est grand.

Pour moi pourquoi ce projet me tiens à coeur ?

Tout simplement aprés les ravages de l’arabisation sur mon cursus scolaire alors j’ai pris mon mal en patience mais durement j’ai reussi mais grace au cours dispensés à la maison par mes freres en FRANçAIS et en ANGLAIS et là je travail sur BRUXELLES dans une grande boite de renommée mondiale, je compte mettre mon expérience au profit de nos enfants .

Une classe dans chaque village permetra de transmettre des messages forts à nos enfants et on n’est jamais bien servi que par soi même.

Alors bon courage messieurs ; il faut joindre l’acte à la parole.

AFUS DEG FUS

MASSY KABYLIE BRUXELLES

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avrid n tilelli à ecrit le 19 février 2007 à 23:10

Azul a Massy

Tout simplement bravo pour ce que vous faîtes.

Afus deg fus

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