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jeudi 20 mars 2008, par M. K.
Un homme demande à un passant de lui indiquer le chemin qui mène au palais de justice, il a eu de lui une réponse immédiate « le palais est devant toi, par contre, la justice, j’ignore ou elle se trouve. » Cela paraît anecdotique, mais le fait est réel.
En effet, ce n’est pas les infrastructures qui font défaut en Algérie, c’est les missions qui ont été détournées de leur objectif initial.
Dans nos palais de justice règne l’injustice, l’école côtoie l’ignorance, la terre fertile est gérée sans aucune réelle politique agricole…, enfin, il y a tout pour que rien ne marche.
« L’Algérie au carrefour se dirige vers l’inconnu » disait, jadis, Imache Amar. Un algérien conscient ne peut pas donner un sens à état indépendant, lorsqu’il sait que l’indépendance n’a pas eu le temps d’exister et se mêler à la foule des peuples qui aspirent à la dignité est loin d’être acquise et pourtant, notre pays dispose d’atouts nécessaires pour avoir un avenir meilleur.
Le système a nourrit en nous le sentiment d’aimer trop l’Algérie, en même temps, a cultivé en nous le grand rêve d’aller vivre ailleurs au péril de notre vie.
Avec l’art et la manière, nos responsables ont peiné pour tuer l’artisanat, les métiers, l’agriculture, les traditions, les langues. Ils ont sacrifié la jeunesse, la femme, les intellectuels, l’école, enfin, tout ce qui donne la force de vivre.
On accroche le destin d’un peuple à un baril de pétrole en l’associant à une fierté démesurée d’un grand peuple qui a fait une grande révolution pour être le peuple le plus pauvre du monde, est une tendance suicidaire et une recette purement algérienne qui consiste à tuer le peuple à petit feu pour pérenniser leur pouvoir.
J’ai écouté le pseudo candidat au prix Nobel de la paix appeler les jeunes algériens en l’occurrence les haragas à rester chez eux en qualifiant l’Algérie de terre généreuse, un pays d’hospitalité et de fierté. Bouteflika sait pertinemment, puisqu’il est l’artisan d’une Algérie transformée en une prison à ciel ouvert depuis 1962 à ce jour, en bâtissant un monde ou règne le mépris, la soumission, ignorance, l’injustice, la corruption, la misère, la violence…
Depuis que les Algériens recouvre leur territoire, pour ne pas dire leur indépendance, on a eu le droit à la démocratisation de l’ignorance à la place de la démocratisation du pouvoir, cela s’exprime par le trop de religion et le peu de spiritualité, par le beaucoup de critique et le très peu d’autocritique…
L’Algérie ne décolle pas. Aucune forme de résistance à la destruction, aucune volonté de construire ensemble. Il nous reste qu’à faire avec les moyens à bord en attendant un jour meilleur.
M. K
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