Accueil > Actualités > Interviews > 11. L’enfermement religieux exacerbe les crises sociales
Suite de l’entretien avec Halim Akli.
Le combat laïque est lié au combat social. Mais encore faut-il se percevoir comme un citoyen égal aux autres en se définissant avant tout matériellement. Si les citoyens se perçoivent comme des croyants c’est l’ordre moral (inégalitaire) qui prendra la place de l’ordre social. Les conséquences d’un ordre moral pourraient être une augmentation des cadences pour aller au paradis et ainsi privilégier un salut divin au détriment d’une vie terrestre tyrannique. N’est-ce pas parfois l’enfermement identitaire religieux qui provoque des problèmes sociaux quand l’environnement est trop décalé à ce communautarisme religieux ?
Halim AKLI : Tout à fait. Il s’agit très exactement d’un cercle vicieux classique où les problèmes sociaux alimentent l’enfermement dans la religion et l’enfermement religieux, exacerbant les crises sociales, rend les solutions aléatoires, voire différées. Cela s’est vérifié et se vérifie tout les jours. En s’inscrivant dans la durée pour des raisons endogènes et exogènes notamment à cause des reniements démocratiques et de la dispersion des énergies laïques trop occupées dans des querelles de bas étage et à ne proposer aux masses que des discours souvent très beaux mais sans aucune portée pragmatique, cette spirale charrie tous les éléments tractifs de la société pour les adapter au nouvel ordre moral qui repose sur une quête traîne-misère d’un salut divin ; la vie sur terre devenant sans attrait, inutile d’où cette facilité et cette célérité dans le passage à l’acte dans les attentats suicides où on se fait exploser pour s’assurer une place au paradis synonyme d’une vie éternelle où on jouit du plaisir optimal, permanent et complet n’ayant point un autre délice plus exaltant. Cette ultime cible de l’espérance religieuse, le paradis, que Joseph Azzi qualifie d’apogée de la félicité, d’objectif des objectifs somme toute contraire à l’image de piété et de générosité dont se prévalent les croyants puisque sans « cette apogée de la félicité » promise, ils seraient tout sauf « bienfaisants », ce troc donc explique pourquoi l’implication du religieux dans la gestion de la cité et de l’espace public est contraire à la raison et au bon sens qui, extraits de l’emprise du divin, redonne toute son importance à la vie terrestre et s’inscrit résolument dans une logique de recherche permanente de solutions aux problèmes sociaux et sociétaux. Les solutions ainsi devenues possibles en raison de l’intelligence humaine, produit l’évolution dans tous les domaines qui, à son tour, génère certes, une amélioration des conditions de vie, mais aussi, de nouveaux problèmes sociaux. En fait, c’est la prise en charge de ces conséquences négatives de l’évolution humaine qui se manifestent par l’émergence de phénomènes nouveaux et imprévisibles, tels que l’éclatement des frontières politiques et le métissage racial, qui appellent de nouvelles approches et qu’il faudrait impérativement prendre en charge pour parer aux inégalités et autres injustices. À défaut de quoi, le sentiment d’exclusion et les frustrations s’emparent de pans entiers de l’humanité qui les rendent plus enclins au repli dans des communautarismes religieux en substitution à l’identité sociale réelle devenue, elle, coupable de leur marginalisation.
Cet état de fait devrait être appréhendé comme un mécanisme de défense au demeurant courant qui consiste à se détourner, par dépit, par lassitude et par désespérance, d’une hypothétique solution à leur supplice matériel, politique, culturel pour s’engouffrer dans le mysticisme et la quête d’une solution divine à leurs misère terrestre. Le fanatisme prend racine dans ce vivier et, sous la manipulation des chefs et des lobbys intégristes dont les motivations sont exclusivement personnelles, matérielles, politiques ou carrément d’ordre pathologique, notamment par l’entremise des associations dites caritatives qui suppléent les carences des États ; situation aggravée par l’absence de lobbys laïques devrais-je rappeler, on en arrive à des situations impossibles comme celles auxquelles le monde fait face aujourd’hui et qui rendent inopportunes et inefficaces les solutions les mieux élaborées.
Pendant ce temps, le fossé s’élargit, chaque jour davantage, entre, d’une part, ces aires sous emprise du communautarisme religieux qui s’enfonce de plus en plus dans la misère, la violence, le rejet de l’autre et où il n’est question que de l’au-delà et de ces délices éternelles et, d’autre part, un environnement citoyen (hélas sous domination d’un capitalisme de plus en plus grossier) qui évolue inexorablement vers de nouvelles conquêtes technologiques, scientifiques laissant sur le bas-côté de nouvelles victimes qui viendront grossir les rangs des laissés-pour-compte qui, à leur tour, formeront de nouvelles formes de communautarismes et autant de tentations pour la prédation religieuse.
À suivre...
Entretien réalisé par Youri K. pour Kabyles.Net.
J’ai repris un passage important de l’interview de Barouk Salamé par Rue89. Ainsi, se poursuit-elle :
« L’islam a longtemps été une secte chrétienne »
Votre propos est quand même subversif, car vous désacralisez le caractère divin de la parole du Coran…
Dans un roman, on espère avoir plusieurs entrées. J’espère que cette ambiguité existe. Je m’explique : il y a d’abord l’idée de sortir l’islam de son isolement.
Aujourd’hui, nous avons tous les éléments pour affirmer que l’islam a été pendant cent à cent cinquante ans une secte chrétienne, anti-trinitaire (elle refuse le dogme de la Trinité, tout en acceptant Jésus comme prophète).
C’est exactement ce qui s’est passé pour le christianisme par rapport au judaïsme. Au départ, il n’était pas question de fonder une nouvelle religion. C’est fascinant, cette filiation, ce parallèle entre les deux histoires.
Du coup, cela nous rapproche, en jetant un éclairage curieux sur le christianisme. Beaucoup de gens ont crû que Jésus était un prophète violent. Certains historiens -certes minoritaires- affirment que Jésus était entouré de zélotes et qu’il était violent pour porter le message de Dieu. Le chistianisme, cette religion d’amour, cache aussi beaucoup de violence.
D’où le parallèle avec Mahomet ?
Et sans doute aussi avec Moïse… Il y a aussi eu un protojudaïsme que l’on ignore. Le Déluge, par exemple, est entièrement décrit dans « Gilgamesh » [récit mythologique mésopotamien, ndlr]. La bible a beaucoup puisé dans cette histoire.
« Mahomet voulait rédiger son testament »
Du point de vue d’un croyant, votre propos peut sembler blasphématoire…
Oui. Cela ramène l’islam sur terre, cela l’historicise alors qu’il a tout fait pour se construire une légende. Mais c’est aussi l’idée très forte de la continuité des religions.
Par exemple, le Coran cite les psaumes de David, la torah, les évangiles… Or, un mythe recouvre tout cela : c’est l’ange Gabriel qui vient révéler à Mahomet les sourates du coran, mais bien plus tardivement, quand l’islam veut couper avec ses racines chrétiennes, au IXe siècle, période de rédaction de la sunna [ensemble de règles élaborées par les prophètes postérieurs à Mahomet, ndlr].
Cela correspond à l’arabisation de l’islam : on abandonne le grec pour l’Arabe, on créé un code juridique à part.
Ce « testament » de Mahomet, il existe ou non ?
Dans la sunna, il est dit que Mahomet voulait le rédiger, mais qu’on l’en a empêché. Pour moi, cette tradition n’est jamais neutre : c’est une légende qui indique des pistes.
Que sait-on de la vie de Mahomet ?
Comme Jésus, on ne sait rien de fiable. Rien de rien. Leurs traces historiques sont inversement proportionnelles à leur importance symbolique. Pour Mahomet, on a une tradition tardive, écrite deux siècles après sa vie.
Que dit cette « tradition » ?
Elle dit qu’il a été orphelin très tôt, de mère et de père, à 6 ou 7 ans. Issu d’une famille de commerçants, mais qui le réduit en esclave car il est pauvre. Il est né à la Mecque, mais a vécu à Gaza. Tout cela ressemble à un roman.
Dans le Coran, il est cité quatre fois, dont deux fois où ce n’est sans doute pas de lui qu’il est question, car Mahomet veut dire « le loué » ou « le désiré ». Dans le Coran, les figures importantes sont Abraham, Moïse, Marie et son fils Issa (Jésus). Des figures bibliques.
Il n’existe ni d’Abraham, ni de Moïse, ni de Jésus, ni de Mohamed. A défaut de montrer un Dieu sous la forme humaine, ils (les penseurs s’adressant aux crétins) le figurent au travers de ces prophètes divins qui ont terrorisé le monde.
v’la un enturbanné qui prétend vouloir remettre les compteurs à zéro.
il faudra des lunes et des lunes avant qu’il arrive à me convaincre.
un seul qui réfléchit sur 1 milliard et 1/2... (ils vont l’égorger !!!)
Salut Kabyle-pour-toujours, en effet, les musulmans commencent à crainde les Juifs ! Voilà, j’ai repris le texte sur Guysen :
Le Grand Mufti de Syrie, Ahmed Bader Hassoun, a déclaré, mardi 19 janvier, que l’Islam exigeait de ses fidèles qu’ils protègent le Judaïsme, selon la radio de l’armée. Depuis qu’il est en fonctions, le chef spirituel syrien a toujours tenu à prêcher pour le rapprochement entre les peuples. Défenseur du pacifisme, il est de ceux qui représentent une note d’espoir pour la paix au Proche-Orient.
S’adressant à une délégation d’universitaires américains en visite à Damas, le Cheikh Hassoun a rappelé que "si le prophète Mahomet m’avait demandé de qualifier soit les Chrétiens soit les Juifs d’hérétiques, j’aurais qualifié Mahomet lui même d’hérétique".((quel hypocrite !!! Il sait pourtant que Mohamed a tué 900 Koreich en un jour !)
Il a ajouté que l’Islam était une religion de paix, dénonçant ainsi ceux qui tuent au nom du jihad, la "guerre sainte" : "Si Mohammed m’avait ordonné de tuer des gens, je ne l’aurais pas reconnu comme prophète" a-t-il ajouté. (Et pourtant des millions de vies sont passées à trépas au nom de son prophète !).
Mais il oublie seulement de dire que l’Islam est une idéologie de terreur à sa tête un Dieu qui parle que de l’Enfer : voilà ce que dit le coran : le croyant sera confronté en permanence à ceux qui ne croient pas ou croient mal. Ils sont appelés le plus couramment des infidèles mais aussi des méchants, idolâtres, pervers, incrédules, impies, imposteurs, malheureux, menteurs, criminels, égarés, hypocrites, réprouvés, injustes. Leur seule et unique destination sera l’enfer :
« La religion de Dieu est l’Islam. » Sourate (3,17)
« Nous le ferons chauffer au feu du plus profond enfer. Qu’est-ce qui te fera connaître le gouffre de l’enfer ? Il consume tout et ne laisse rien échapper. Il brûle la chair de l’homme. Dix-neuf anges sont chargés d’y veiller. » Sourate (74,26à30)
Les croyants ne doivent avoir aucun doute sur la destinée réservée aux non-croyants :
« Ceux qui traitent mes signes de mensonges, ceux qui les dédaignent, seront livrés au feu et y demeureront éternellement. Qui est plus impie que celui qui forge des mensonges sur le compte de Dieu ou qui traite ses enseignements d’imposture ? » Sourate (6,34-35)
Ne pas croire dans une vie après la mort est aussi sanctionné :
« Pour ceux qui ne croient point à la vie future, nous avons embelli leurs œuvres à leur propre yeux, et ils marchent dans l’aveuglement. Ce sont eux à qui est réservé le plus cruel châtiment ; ils seront les plus malheureux dans l’autre monde. » Sourate (27,4-5)
« O croyants ! qu’avez-vous donc, lorsque au moment où l’on vous a dit : Allez combattre dans le sentier de Dieu, vous vous êtes montrés lourds et comme attachés à la terre ? Vous avez préféré la vie de ce monde à la vie future ; les jouissances d’ici-bas sont bien peu, comparées à la vie future.
Si vous ne marchez pas au combat, Dieu vous châtiera d’un châtiment douloureux ; il vous remplacera par un autre peuple, et vous ne saurez lui nuire en aucune manière. Dieu est tout-puissant. » Sourate (9,38-39)
« S’ils retournaient dans l’infidélité, saisissez-les et mettez-les à mort partout où vous les trouverez. » Sourate (4,91)
@ Aqjoun et Tata Suzanne : shalom fellawen.
Que ces muslims s’adressent à rue de mes c... ou ailleurs, il ne faut rien en retenir. ce sont des égorgeurs irréductibles et point barre.
Aqjoun, c’est depuis le commencement de tous les commencements que ces muZ ont la trouille des Hébreux. c’est pour cela qu’ils les ont singés en s’appropriant leurs coutumes tout en cherchant à les anéantir pour exister à leur place.
ces reptiles des sables n’étaient capables de rien hormis de faire les caravaniers (routiers d’aujourd’hui), alors que les Hébreux étaient organisés en société structurée.
tu connais le sens du mot "parasite"...
salut à toutes et à tous,
Je vous écris ce message pour vous signaler l’existence du site
www.islam-documents.org.
Plus de 20 000 documents sur la naissance de l’islam. Dans un but de dévoilement, scientifique et critique, et parfois moqueur. Il s’agit de la plus grosse ressource documentaire sur le sujet , au contenu souvent inédit et toujours authentique : les biographies de Muhammad (SIRA), extraits des chroniqueurs musulmans (Tabari...), recueils biographiques (Ibn Sad), versets coraniques, commentaires coraniques (TAFSIR), les corpus principaux de traditions (HADITH) inscriptions arabes, codes juridiques, géographes arabes, auteurs chrétiens orientaux et byzantins (et meme des sources chinoises !).
C’est une petite équipe d’universitaires qui s’en est chargé. Une nouvelle version est enfin disponible , revue et augmentée. Elle compte 2700 pages mars 2008. Nous ferons une version encore améliorée tous les ans.
ça y est : la version 2009 d’islam-documents.org est enfin disponible : 3700 pages et 3 ans de travail. bonne lecture et bon courage !
N’ayez pas peur. Allez voir. Et ne vous voilez pas la face ! Il ne peut y avoir de dialogue que par la transparence et l’honnêteté. IDO est actuellement l’un des très rares moyens d’accéder à une documentation rarement éditée en langue occidentale, et considérée comme une référence « authentique » dans le monde musulmane.
Portez vous bien.
PS : 4 courts extraits, comme il y en a des centaines, parmi les textes les plus incontestés de la Sunna : (Muslim, Sahih 1/200). (L’envoyé d’Allah a dit) : J’ai reçu l’ordre de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils disent : point de dieu sinon Allah. (Dawud , Hadith 19/2996). Récit de Muhayyisa. L’envoyé d’Allah a dit : -Si vous remportez une victoire sur les Juifs , tuez-les. Alors Muhayyisa a sauté sur Shubayba , un marchand parmi les Juifs. Il avait d’étroites relations avec lui auparavant. Il le tua. A ce moment , son frère Huwayyisa n’avait pas accepté l’islam. Il était aussi plus vieux que Muhassiya. Quand il a tué (le Juif) , Huwayyisa l’a frappé , en disant : -Ô ennemi d’Allah , je jure par Allah , tu as sur le ventre un bon paquet de graisse qui vient de ses biens ! (Muslim, Sahih 2/ 510)Abdullah ibn Omar a dit : - Je suis allé sur le toit de ma soeur Hafsa et j’ai vu le messager d’Allah faire ses besoins face à la Syrie, orienté de dos à la qibla. (Bukhari, Sahih 54/464) Le prophète a dit : - J’ai regardé le paradis et j’ai trouvé que les pauvres gens formaient la majorité des habitants ; j’ai regardé en enfer et j’ai vu que la majorité des habitants étaient des femmes.