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La Bible, "âlayha nahya wa âlayha namut"

J’ai écrit le texte qui va suivre le 16 Août 2006 sur « Le Requin Blanc » (aokas.net). Je le reprends ici sur « Le Webzine du Kabyle Indépendant » pour débattre, d’une façon générale, des "Relidicules" (CF. film Religulous/Relidicule du réalisateur Larry Charles avec l’acteur Bill Maher), sujet encore d’actualité et probablement pour longtemps, très longtemps, trop longtemps. On n’a qu’à considérer la valeur des modes|temps de conjugaison utilisés au passé ou à faire une petite translation temporelle d’environ 2 ans, ramenant ainsi l’affaire de l’élection de Keith Ellison au congress à 2009.

Il apparait de plus en plus clairement que les conservateurs américains ne sont rien d’autre que des ayatollahs aux yeux bleus. Avec, heureusement pour la planète, le pouvoir absolu en moins. Cela se confirme, encore une fois, avec l’élection du congressman musulman Keith Ellison. Une première dans l’histoire du congress américain. Comparativement au congress britannique qui compte 9 musulmans dans ses rangs, l’Amérique est loin d’être le champion du monde de la diversité-intégration.

Avec sa bonne foi en le seigneur et ses valeurs morales très au goût des conservateurs, le nouveau membre de la délégation du Minnesota aurait été un congressman modèle si le livre de son seigneur Allah ne s’appelait pas le Coran. Il a, contre toute attente, désagréablement déçu tous les conservateurs de l’Amérique en annonçant publiquement qu’il utilisera le Coran à la place de la Bible dans son serment de sénateur. À en juger tout le bruit que ce "petit" évènement a engendré, on aurait cru que le sénateur allait jurer sur un magazine du genre Penthouse, ironisait un journaliste de « USA Today », le journal le plus lu aux États-Unis après « The Wall Street Journal ».

Cette classe de religieux zélés, en colère, entend organiser des marches de protestation pour s’opposer au choix "blasphématoire" du sénateur musulman. On n’a rien contre le fait qu’il soit musulman, avancent-ils, mais s’adresser au peuple américain via la Bible est une tradition américaine qu’il faut respecter.

Avec l’arrivée de deux nouveaux bouddhistes au congress, c’est tout un débat autour d’une nouvelle définition de "l’Américain" qui s’annonce.

Le plus incommodé dans tout ça est, sans aucun doute, le président Bush lui-même. Comment va-t-il répondre à cette classe politico-religieuse qui l’a aidé à se glisser à la Maison Blanche, lui qui n’a pas arrêté tout au long de ses 2 mandats de fustiger les islamo-fascistes qui veulent, selon lui, forcer le monde à se conformer à la foi musulmane ? Osera-t-il parler de judéo-christo-faschistes ? Réplique-t-on dans les milieux non conservateurs. Acceptera-t-il de forcer les gens de différentes fois, voire même athées, à jurer sur un livre - Bible, qui ne leur fait ni chaud ni froid et de consacrer ainsi la primauté de la forme sur la substance ?

(...)

Aura-t-il besoin, le temps d’une méditation, de se tourner vers l’Iran pour recevoir une leçon de fond et de tolérance qui le mettra en concordance avec ses prêches politiques ? Doit-on lui rappeler que dans ce pays de l’axe du mal, un membre d’une minorité religieuse, élu au parlement est invité à prêter serment sur le livre de sa foi. À titre d’exemple, la communauté juive en Iran forte de 25000 habitants sur une population iranienne totale de 70 millions, a réussi depuis longtemps à élire un représentant au parlement iranien. On lui a proposé de jurer sur le livre de sa foi. Si ce député juif avait accepté de jurer sur le Coran, la société iranienne l’aurait probablement pris pour un imposteur ; c’est le moins que l’on puisse dire.

Rachid C.

Commentaires

1 Message

  1. Religion + Ridicule = Relidicule : Osmose parfaite entre les 2.

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