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lundi 22 janvier 2007, par Diaspora
Depuis l’arrivée du candidat du consensus au pouvoir, il a « offert » trois occasions à la Kabylie de se distinguer du reste de l’Algérie : le référendum sur la concorde civile, sa « réélection » en 2004 et ce dernier qui pardonnera tout aux terroristes tout en se conférant des pouvoirs impériaux. Tous les votes sont truqués, sans parler des autres référendums et élections dans lesquels la Kabylie s’est distinguée par une flagrante distance du reste de l’Algérie., en boycottant systématiquement l’Etat qui ne la reconnaît pas.
Nous ne voyons pas la nécessité d’un référendum pour l’autonomie de la Kabylie ; la Kabylie est de facto autonome. Malgré des matraquages médiatiques dignes de l’ère soviétique, le peuple kabyle a su, et cela à chaque occasion qui se présente, dire non au projet de l’Algérie arabo-islamique.
Vu les résultats des différents referendums et élections dans lesquels le peuple Kabylie s’est « exprimé » par son abstention active ;
Vu l’attitude du pouvoir algérien vis-à-vis de notre identité et notre langue ;
Vu l’impunité des assassins des enfants de Kabylie lors de l’ethnocide de 2001 ;
Vu la haine viscérale que vouent le pouvoir algérien et son président à la Kabylie ;
Vu le projet de société du pouvoir algérien diamétralement opposé aux aspirations démocratiques et de justice du peuple kabyle ;
Vu le rejet catégorique par la Kabylie et son peuple de l’État Jacobin et centraliste ;
Il est licite de proclamer solennellement que la Kabylie est de facto autonome.
Il appartient à présent au peuple Kabyle d’assumer pleinement cet état de fait.
Vive la Kabylie éternelle !
Vive le peuple kabyle !
Ide Nigh
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Ma Kabylie ! Ma mère ! Mon Amour ! prends-nous dans tes bras meurtris.
j’assume ton autonomie ! je te remets ton Djurdjura que je "gardais et défendais" jalousement.
je suis désormais et pour toujours,
ta belle & rebelle !
Elle est vraiment exceptionnelle cette Kabylie. Elle a encore donné une leçon mémorable à tous les moutons nord africains et au monde entier sur sa discipline et surtout sur sa maturité politique. Quelque chose qui ne peut que réjouir tous les Amazighs du monde entier. Un exemple donc à suivre...
Nous sommes de tout coeur avec vous.
Un Amazighs du SouSS
à un Amazigh du SouSS,
Votre message me va droit au coeur, ainsi qu’au coeur de tous mes frères Kabyles, j’en suis sûre.
Que la vie vous soit douce, ami.
Belle & rebelle
message à makawsen.
Tu parles de notre Kabylie avec tellement d’amour et de vérité, que j’entends ta souffrance !
Tu portes en toi, comme moi et beaucoup de nos frères, les blessures de notre pauvre terre martyrisée.
Nous devons la soigner, notre Kabylie !
Où que nous soyons, chaque Kabyle doit agir pour elle.
Chaque Kabyle, doit s’interroger et chercher un moyen, petit ou grand, pour participer au sauvetage de notre mère à tous : notre KABYLIE ETERNELLE !
belle&rebelle
Voici mon point de vue tel que demandé :
Azul,
À propos de l’autonomie de la Kabylie. Je pense qu’une autonomie ou indépendance politique ne pèse pas lourd. On sait par exemple que Haiti est un état indépendant politiquement, mais que vaut une telle indépendance quand économiquement ce pays est à genoux. Pragmatiquement, je dirais qu’il faut y aller graduellement selon le rythme de la société Kabyle. L’autonomie est déjà mal comprise par un bon nombre de Kabyles, et la confonde souvent avec une sécession. Il faudrait la présenter comme un projet-pilote, très novateur, et transitoire vers une souveraineté totale (indépendance).
Par ailleurs, une autonomie toute seule n’a guère de sens ; il faudrait l’inscrire dans un cadre d’une fédération algérienne. Probablement, comme les autres régions distinctes n’ont pas encore de velleités autonomistes, il faudrait parler dans un premier d’un fédéralisme asymétrique, càd une fédération Algérie-Kabylie. Cela aura l’avantage d’ouvrir le jeu aux autres régions (Aurès, Hoggar, Mzab, notamment) ; et libres à elles d’opter pour cette option quand bon leur semblera.
L’avantage de cette option d’autonomie assortie d’une fédération est qu’elle permet (du moins en théorie) le partage des ressources naturelles (pétrole, gaz, uranium, or,...) au prorata des populations. N’oublions pas que ce qui angoisse certains Kabyles dans ce projet d’autonomie, c’est précisement cette question économique. L’état central n’ayant rien investi en Kabylie depuis 40 ans, elle est aujourd’hui assez vulnérable économiquement.
L’autre commentaire concerne votre propos à ce sujet justement. Vous dites "...La Kabylie ne possédant aucune richesse naturelle de grande importance, ni une économie et encore moins une puissance militaire, ne pourra miser que sur l’intérêt géo-politique et humain...."
Il ne faut pas oublier trois ressources importantes : L’eau (l’or bleu) , le savoir et la diaspora Kabyle ! La Kabylie dispose déjà de quelques barrages (Taksebt), et à l’avenir l’eau sera plus précieuse que le pétrole à condition d’en garder le contrôle. Il faudrait aussi la préserver en reboisement massivement la Kabylie. Nous avons aussi une large côte allant de Cap Djenat à Jijel. S’agissant du savoir, la Kabylie a toujours constitué un vivier pour les élites du pays. Nous sommes à une époque de l’économie du savoir ! L"environnement culturel, le background millénaire, l’esprit de "challenge" et la laïcite de la langue tamazight constituent des atouts majeurs pour perpétuer cette tradition de l’économie du savoir. La diaspora Kabyle est l’une des plus importantes d’Algérie. Nous savons que trop bien le poids de telles diasporas dans d’autres pays (Palestiniens, Juifs, Italiens, etc...).
En résumé, il nous faut juste trouver la façon de faire pour arriver à conjuguer ces atouts. L’indépendance ou l’autonomie, sont avant tout une question de force économique. Lorsque nous seront forts, on forcera le respect. C’est dans ce volet économique que nous devrons exceller, car en fin de compte, politiquement et culturellement nous sommes déjà autonomes, majeurs et vaccinés.
Ar tufat
à L’Hocine UKERDIS
Azul,
merci d’avoir bien voulu répondre à ma demande.
Pour vous répondre efficacement, il me semble que je dois commencer par la fin de votre réflexion, à savoir :
"politiquement et culturellement nous sommes déjà autonomes, majeurs et vaccinés".
C’est ce qu’explicite et constate, en termes juridiques, la proclamation signée par notre frère Ide Nigh.
Cette proclamation invite le peuple Kabyle a en assumer toutes les conséquences, c’est-à-dire, à mon sens, à "se mettre au boulot", chacun à sa place (particulièrement nos politiques) , pour nous structurer, donner une colonne vertébrale à notre projet de société.
Je trouve que vous développez des réflexions intéressantes, qui méritent toutes d’êtres débattues.
Nous sommes bien conscients, que la route sera longue et rude, mais notre liberté n’a pas de prix.
Et, regardons froidement la situation actuelle, nous n’avons pas le choix : ou nous nous prenons en charge maintenant ou nous disparaîtrons, puisque tel est le dessein, plus ou moins déclaré, du "pouvoir central".
La réalité indiscutable, aujourd’hui, est que la Kabylie est à l’abandon.
La presse étrangère titre : "la Kabylie est livrée à elle-même"...
Soyons tous prêts à répondre, présent. Pour ma part, je le suis.
Fraternellement vôtre,
belle&rebelle
Cher Amchiche,
Constatons ensemble que des bonnes volontés se manifestent.
Demandons à nos politiques de s’en montrer dignes et responsables.
Pour paraphraser un certain... j’ai envie de dire :
"Kabyles de tous les Pays, unissez-vous" !
Bien à toi,
belle&rebelle
Monsieur L’Ukerdis,
Vous réussissez à tout dire et son contraire....d’une autonomie qui ne serait qu’une indépendance déguisée on arrive à une fédération assymétrique...que celui-ci qui se retrouve dans ces concepts lève la main !!!
Sinon, je suis d’accord avec vous, la kabylie est un vivier pour l’élite algerienne....le hic c’est qu’elle n’est pas en faveur de vos délires sécessionistes (comme c’est l’élite elle ne se laisse pas leurrer par vos blabla autonomniste )et en parlant de dispora à l’étranger, vous êtes bien placer pour savoir que l’égoisme et la fanfaronnade sont ses principales qualités et qu’elle ne sert pas à grand chose.
Bonjour Rachid
je te cite "Sinon, je suis d’accord avec vous, la kabylie est un vivier pour l’élite algerienne"
Et ce vivier les algeriens vont le consommer comment ?
Salut mohend,
Le problème de l’algerie, et qui se répercute sur la kabylie, est un problème politique. Le pouvoir (qui compte bcp de kabyles au passage) comme le colon hier, s’amuse à diviser et crée la zizanie parmi le peuple algerien, tout cela pour prolonger son règne et détourner l’attention. La même stratégie est utilisée à tout les niveaux nationale et régionale : islamiste contre démocrate, berberophones contre arabophone, RCD contre FFS, FIS contre Hamas, etc, même à l’interieur des partis on procède de la même façon (voir tout les membres du FIS qui ont rejoint le pouvoir, il en a été de même pour le RCD).
Donc, pour répondre à ta question mon chère mohend, je dirais que tant que le peuple ne sera pas uni pour chasser cette mafia politico-financière qui gère le pays, les algeriens (kabyles compris) ne pourront jouir de leur liberté et encore moins de leur élite.
Quant aux élites elles-mêmes, il ne faut pas compter sur elle pour réaliser quoique ce soit...1 idiot qui marche vaut mieux que 10 intellectuels assis....amicalement
À L’Hocine UKERDIS.
Azul cher L’Hocine,
À la fin de ton exposé, tu me disais :
" (...) L’indépendance ou l’autonomie, sont avant tout une question de force économique (...).
Sur le site du MAK, tu as commis un article qui s’intitule : "l’eau de la Kabylie aux Kabyle",
où tu rapportes un article de presse (j’en ai lu bien d’autres ailleurs), qui démontre que Bouteflika s’emploie à s’approprier notre OR BLEU pour son Algérie, en construisant barrages et dérivations.
Ainsi, et alors qu’un GROUPE VIENT DE SE CONSTITUER "POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA KABYLIE", Bouteflika continue son oeuvre de "casse et démolition" de notre terre.
Peux-tu, je te prie, m’en dire un peu plus sur le machiavelisme qui anime Bouteflika, à ce sujet.
On sait qu’il a décidé pour la Kabylie : "la mise au pas par le pourrissement" (sale enflure !),
Mais en nous volant notre richesse naturelle, c’est notre mort qu’il veut, et pas seulement "la mise au pas".
Merci pour ta prochaine contribution, ici.
Fraternellement à toi.
Belle&rebelle
PS : j’en appelle aux instances organisatrices DU GROUPE CONSTITUÉ POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA KABYLIE, pour qu’elles posent un lien, LARGEMENT VISIBLE, ici ou ailleurs pour alerter les Kabyles du monde entier, et susciter leur adhésion à ce groupe.
Merci pour notre Kabylie.
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La victoire electorale , et surtout coulturelle est qcquise. Reste la victoire morale : plus difficile, elle consiste à donner la possibilité à la partie adverse de pouvoir changer d’avis : donc ne pas laisser rien d’intenté. Sulement une fois explicité toute volonté d dialogue nous serions moralement libres de prendre des decisions. Nous venons de vaincre contre l’unilateralisme, ne reproduisons pas la meme demarche !!!
Passer du juste à l’injuste est une pratique facile mais rester dans la part du juste est mult difficile:NOTRE TRADITION EN PAIERAT :: :
C ?EST LA LA GRANDEUR DES KABYLES : ETRE VIGILANTS CONTRO L ?ECCES:yiwennewn
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Azul,
tissirt tugh-i-tent di leryac ma d nekwni nd’ac limmer meqar di nezdi
tuqel tmurt testuh’ac ya ddin uqavac tez’ram amek a nelluli
s imenghi id bdan la3rac smah’ din ulac skud amcum ur ighli
seg iflisen ar iber’bac vgayet ar lh’arac t-timanit kan ay d iswi
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Azul
Nu&al akw d icar’awen Izde& akw deg-ne& ccek
Mmsebd’an akw watmaten Yalwa la-k iqqar d nek
Di tusna ulac wi’& yifen Di tismin nezga nesbek
Ay adrar n igawawen Tamurt ne& akw tehlek
Nez’ra imcumen t’uqten Nekwni a-t nekkat mselek
Nous apprécions beaucoup vos poèmes, Mr Ukerdis. Cela étant dit, nous attendons plutôt vos réactions aux conclusions tirées par l’auteur de l’article.
Salutations
Amchiche
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Sous l’œil de Madrid, le Parlement catalan a adopté un statut d’autonomie élargie pour la région LE MONDE | 29.09.05 | 13h41 • Mis à jour le 30.09.05 | 16h00 MADRID de notre correspondante
Le modèle d’organisation territorial espagnol, de type fédéral, imaginé aux lendemains de la mort de Francisco Franco a vécu, vendredi 30 septembre, un moment-clé de son histoire, avec l’adoption par le Parlement catalan du projet de nouveau statut pour la Catalogne. Ce texte vise à accroître les compétences déjà très importantes accordées à la région par le statut de 1979, et prétend notamment faire de la Catalogne une "nation", notion a priori incompatible avec la Constitution espagnole.
Après d’âpres mois de négociations entre partis nationalistes de droite et de gauche, 120 députés ont voté pour ce statut d’autonomie élargi, et quinze contre. Le quorum nécessaire – majorité qualifiée des deux tiers des députés catalans – a donc été atteint, même si l’issue du scrutin a semblé incertaine jusqu’au dernier moment, tant le contenu du texte était devenu un enjeu essentiel dans la politique de la Generalitat (gouvernement régional), mais aussi pour le reste de l’Espagne et l’avenir de son architecture.
Ce n’est que la première étape d’un parcours législatif qui conduira à l’examen du texte par le Parlement central de Madrid, mardi. Le mode de financement autonome dont veut se doter la riche région du nord-est de l’Espagne promet des débats houleux à Madrid, où des sources gouvernementales ont déjà averti que le texte des Catalans était inacceptable en l’état. Or le vote du Parlement espagnol est nécessaire à l’entrée en vigueur du nouveau statut.
PLUS DE COMPÉTENCES
Depuis plusieurs années, l’idée d’une réforme du statut d’autonomie, pour "approfondir" l’extrême décentralisation dont bénéficie la Catalogne, a mûri. Les Catalans, qui ont, avec les Basques, l’un des produits intérieurs bruts par habitant les plus élevés d’Espagne, estiment ne pas trouver leur dû dans la répartition géographique faite par l’Etat de ses investissements et de ses moyens. Ils souhaitent donc obtenir la maîtrise de leurs ressources. Ils demandent également que de nouvelles compétences, notamment en termes de justice et d’infrastructures de transports, soient transférées aux gouvernements régionaux.
Le principe d’une réforme du statut a finalement pris corps après l’élection, à la tête de la Generalitat, du socialiste Pasqual Maragall, qui a devancé le représentant du parti nationaliste au pouvoir depuis 1982, Convergencia i Union (CiU). L’arrivée à la présidence du gouvernement espagnol de José Luis Rodriguez Zapatero, disposé à laisser les régions espagnoles réformer leur règle fondamentale, a fini d’enclencher le processus.
Celui-ci, pourtant, ne va pas sans heurts. A Barcelone, d’abord, où les forces politiques ont toutes les peines à se mettre d’accord sur ce qui doit, et surtout ce qui peut, être demandé à Madrid et aux autres régions. M. Maragall et les socialistes ont, dans un premier temps, dû composer avec les deux autres partis qui sont membres de la coalition gouvernementale catalane, et d’abord avec les républicains indépendantistes d’Esquerra republicana de Catalunya (ERC), entrés en position de force dans la coalition après avoir doublé leur résultat lors des élections de 2003.
SAUT SÉMANTIQUE
De cette négociation, il est notamment résulté que, dans le nouveau statut, la Catalogne serait désormais définie non plus comme l’une des "nationalités" qui composent l’Espagne, mais comme une "nation". Si ce saut sémantique ne prête plus à discussion à Barcelone, il provoque d’innombrables débats ailleurs en Espagne et suscite, jusqu’au sein du gouvernement, des adversaires résolus à s’y opposer au motif que, de la proclamation d’une "nation" à la revendication d’un Etat, il y a un pas un peu trop aisé à franchir.
Les socialistes catalans ont eu d’autant plus de mal à s’entendre avec leurs partenaires que ceux-ci sont soumis à la surenchère des nationalistes de CiU. CiU demande que la Catalogne puisse, comme seuls le Pays basque et la Navarre en ont le droit, lever elle-même ses impôts, à charge pour elle d’en rétrocéder une fraction à l’Etat au titre des services qu’il rend et de la "solidarité" avec les régions moins prospères.
Sur le fond, seul les conservateurs du Parti populaire catalan sont opposés à ce transfert de la fiscalité, baptisé "concert économique" . Mais, appelé à se prononcer en juin, le conseil consultatif catalan a estimé que cette mesure n’était pas conforme à la Constitution espagnole.
En vertu de quoi la coalition gouvernant la Catalogne refuse d’accéder à l’exigence financière de CiU. Les nationalistes, eux, n’en démordent pas et conditionnent leur vote à l’inclusion du "concert économique" dans le nouveau statut. Après l’accord de vendredi, la bataille politique nationale prévisible devrait s’engager à Madrid.
Cécile Chambraud Article paru dans l’édition du 30.09.05
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Maintenant les choses sont plus claires, surtout pour les crédules, quant à l’officialisation de tamazight. Le niet de Bouteflika exprime la volonté nette et ferme de ceux qui nous dirigent de nous isoler cruellement…des autres algériens. Bouteflika veut éjecter la Kabylie vers l’autonomie et exprime ainsi ce que les arabophones pensent tout bas. Tout ça pour empêcher l’officialisation de tamazight tant redouté par les arabophones. La question qui se pose : Pourquoi Bouteflika veut il pousser les kabyles à réclamer leur autonomie ? Est-ce sur pression de ses amis étrangers ou bien a-t-il une idée derrière la tête ? Soyons vigilants, restons nous même et commençons par jeter, des ponts aux autres algériens pour briser notre « isolement politique », sans pour autant renier notre combat de longue date. Le RCD n’est pas une création du pouvoir comme le disait le FFS. Le RCD est la conséquence d’un long mouvement de lutte, lui-même né d’une résistance estudiantine durant les années de plomb (période du triste article 120 du parti unique). Un mouvement qui se voulait antagoniste au mouvement islamiste de la même période Saïd Sadi était un grand militant tout comme Ferhat M’henni et tant d’autres. Le RCD se trouve aujourd’hui en perte de vitesse, seul, abandonné même par certains de ses grands militants (Khalifa Messaoudi entre autres…) à cause d’un mauvais choix, combien déterminant pour son avenir. Il a fait de son opposition aux islamistes plus qu’un credo. Il est allé même plus loin en sympathisant avec les généraux croyant naïvement plaire au peuple et aux démocrates …européens. Au fait, il s’était laissé manipuler. Même la grève du cartable de 1995 n’échappa pas à la manipulation et s’interrompit à un mois de la fin de l’année scolaire après tant de tractations. Entre les islamistes et le pouvoir, il avait choisi le pouvoir pour contrecarrer, ensemble avec l ‘armée, le projet islamiste. Ce pouvoir même qu’il combatte des années durant dans le passe. Alors que, presque tout les algériens, n’avaient de yeux que pour les islamistes. Excepte la majorité des kabyles qu’il dressa en rempart contre les islamistes et contre la majorité des…algériens. Oubliant que presque toute l’algerie y compris les kabyles, sont profondément musulmans et ne peuvent admettre dans leur esprit une vie spirituelle sans l’islam. Le pouvoir voyait s’offrir a lui aubaine sur un plateau d’argent. Il s’en été servi à satiété. Des lors la manipulation à grande échelle des kabyles commença et n’en finit pas d’ailleurs. Par naïveté ou par manque d’expérience, Saïd Sadi a préfère revendiquer la démocratie sous l’ombre d’une… casquette. Chose incompatible et même insensée dans la pensée humaine actuelle. La peste ou le cholera ! Il avait choisi le cholera. Ce que retiennent les islamistes de Saïd Sadi ce sont « son berbérisme » aggravé par la laicite. La boucle était bouclée. On n’ignore pas que dans l’imaginaire de l’écrasante majorité des arabophones algériens, fraîchement pétris dans le nationalisme arabe, le berbérisme est synonyme d’insoumission à l’islam. Le FFS est né dans la douleur de l’indépendance algérienne. Jusqu’à présent, s’il s’en est bien sorti de toute manipulation c’est grâce à son opposition constante qu’il croyait durable. Comme en politique rien ne dure, rien n’est sur et les choses changent à grande vitesse, le FFS risque de se retrouver un jour, seul, à ramer sur le sable, momifié et bon pour le musée. Ce jour-la on dira, il était là, il est parti et il n’a rien fait changer. Lors des élections de 1991, le FFS croyant sauver la mise proposa une troisième pour éviter la bipolarisation. Mal lui en prit, il se voyait double par les deux courants. Pourquoi le FFS et le RCD ne veulent pas ou ne peuvent pas se mettre d’accord au moins pour éviter a la rue kabyle des déchirements douloureux ? A mon avis, jusqu’a présent, le FFS n’a jamais accepte de composer avec le RCD uniquement pour une seule raison : éviter l’étiquette régionale, donc kabyle. Le FFS porte toujours en mémoire le syndrome de la « crise berbériste « des années 1948. Il a toujours eu peur d’être régionalise, d’être enfermé en Kabylie avec l’étiquette berbériste. Pour cela, il se défend d’être un parti démocratique a ancrage national acquis aux thèses de l’internationale socialiste. Contrairement au RCD, qui est un parti kabyle, berbériste, fruit de la revendication culturelle kabyle, qui essaye de gagner la sympathie de l’électorat national pour tenir le leadership du courant démocratique. Chose impossible avec sa revendication culturelle amazigh et sa laicite auxquels beaucoup d’arabophones s’y opposent. Quand a dire, le RCD est une invention du pouvoir ce n‘est que de la politique. Le FFS et le RCD ont une grande responsabilité dans la tragédie actuelle de la kabylie. Ils ont use et abuse de la politique d’opposition au point de faire des kabyles des robots prêt a battre le pave a la moindre impulsion. La mécanique finit par grincer et les Archs, inattendus, font irruption sur la scène politique mettant a rude épreuve toute la Kabylie blessée dans son âme et dans sa chaire. Tajmat se mêla de la politique. Le RCD et le FFS faillirent a leur mission. Conclusion : La Kabylie est devenue une enclave politique dans un environnement hostile. Tel est le résultat final. Les kabyles bouffent plus de politique que d’oxygène pour vivre et se retrouvent constamment sous le stress oubliant le plus souvent les vertus du dialogue. La société kabyle, floue tant de fois, est bloquée aujourd’hui. Elle a perdu confiance à ses acteurs politiques. Il y a risque de dépersonnalisation a cause d’un manque d’intérêt croissant à la chose sociale ou vie en communauté. Allons nous vers l’éclatement ? Non. Rien n’est perdu encore. Aussi, il est primordial que les principaux acteurs politiques en Kabylie, le FFS et le RCD, reprennent la gestion de la région. La politique aux politiciens tout comme l’art aux artistes. Le réservoir des deux partis à eux seuls, recèle d’innombrables compétences que nous ne savons pas utiliser à bon escient. Il est temps pour le FFS et le RCD de dégripper la machine kabyle et la remettre en marche et prendre en charge la gestion de la cite. En un mot, freiner la débandade pour ne pas compromettre la future génération. Car, il y va de nos repaires. Les Archs, toutes tendances confondues, doivent reculer afin de libérer le champ politique. Ils ne doivent pas « prendre en otage » pendant longtemps la Kabylie et se substituer aux professionnels de la politique. Durant le printemps noir, ils avaient joue un rôle positif. Mais, ceci ne veut pas dire qu’ils sont qualifies pour faire de la politique. Ils doivent comprendre que les structures anciennes, non officieuses, archaïques, mal structurées étouffent la société. La Kabylie doit se moderniser afin d’acquérir des instruments efficaces, adaptes aux temps modernes. Des instruments faits par ses femmes et ses hommes. Pas l’un sans l’autre. Les compétences ne manquent pas. Il faut « defolkloriser » notre pensée. Jusqu’à l’indépendance de l’algerie, la Kabylie a vécu dans un « ronronnement creux » pour reprendre l’expression de feu Mouloud Mammeri. Depuis, nous n’avons pas cherche a nous moderniser parce que beaucoup d’entre nous avaient peur de la modernité (elle était vue comme un signe de …débauche). A la fin, la modernité, sans dire gare, fracassa nos portes et investit nos maisons. La Kabylie doit surpasser les luttes intestines afin d’échapper aux manipulations. Rappelez-vous, le pouvoir n’à jamais été fort, c’est les diverses tendances du peuple qui sont incapables d’accorder leur violon. Les Archs doivent prêter main forte aux futurs élus FFS et RCD. La diversité des partis n’est pas une tare mais un signe de vitalité de la société. L’union ou la fusion entre le RCD et le FFS, à mon avis, n’est pas souhaitable. Plus tard, nous risquerons l’étouffement. C’est comme si nous réinventions un autre parti unique type FLN. Pour moi, la meilleure est leur rapprochement pour maintenir la diversité et le débat d’idées. Ce rapprochement moralisera les relations et la cohabitation dans la rue kabyle. Il évitera beaucoup de déchirements à la base et les combines de tous les pions du pouvoir et ses clients locaux auront moins d’incidence sur la kabylie. Sans aucun doute, la confiance reprendra le dessus et la vie nous…sourira. En attendant, bannir le langage politique virulent, le « langage de guerre », l’invective, l’insulte. Apprendre à se pardonner. Instaurer le dialogue et même si celui ci n’aboutit pas, se séparer après une poignée de main pour se retrouver plus tard et s’entendre. Créer un SMIG politique pour tout le monde pour éviter de tristes expériences. Les plus grands conflits du monde ont trouve une solution autour…d’une table. Cessons de nous lamenter sur l’ « indifférence des arabophones », de dénigrer l’islam, la langue arabe et j’en passe. Arrêtons les absurdités du genre : La Kabylie révolutionnaire, la petite suisse, la plaque tournante de la démocratie etc.…Aucun peuple du monde n’est a l’abri d’une manipulation, d’un conflit, d’un génocide, d’une guerre…Chaque peuple doit être vigilant et veiller a ce que ses propres « ressorts » soient toujours efficaces pour « s’armer » contres les imprévues. Cessons aussi de glorifier notre passé. Le monde avance, il ne nous attend pas et ne fait pas de sentiments. Qui n’avance pas recule, dit-on. Evitons de nous faire des ennemis, ceci ne fera que compliquer d’avantage les choses. Que nous voulions une Kabylie autonome, intégrée, ou autre, gardons de bon rapport avec nos compatriotes algériens. Se rapprocher les uns des autres, communiquer, dialoguer, s’écouter sont a la base de toute civilisation, dit-on. Pour terminer, cessons d’être naïfs, cherchons et défendons nos intérêts. C’est très simple.
Salutations
A Mr. Boualem d’Alger,
C’est avec un plaisir énorme de découvrir votre long et sublime commentaire. Un instant je m’étais cru etre le dernier à tenir un discours à peu de choses près pareil au votre. Je m’en réjouis ; du fait qu’il y ait encore des kabyles lucides, qui mettent vraiment l’interet de la Kabylie au dessus de tout. Et enfin, à travers le texte de votre commentaire, je me permets de vous féliciter pour la profonde sagesse et la justice de votre esprit qui vous distingue singulièrement des autres intervenants sur ce site. Cela dénote que vous possédez réellement une profonde culture, pour notre bien à nous tous kabyles et Algériens...
Quelques unes de vos citations que j’applaudis fortement :
1- "Maintenant les choses sont plus claires, surtout pour les crédules, quant à l’officialisation de tamazight. Le niet de Bouteflika exprime la volonté nette et ferme de ceux qui nous dirigent de nous isoler cruellement...des autres algériens.", En effet, cher respectable monsieur, c’est aussi également mon sentiment.
2- "... Le FFS et le RCD ont une grande responsabilité dans la tragédie actuelle de la kabylie. Ils ont use et abuse de la politique d’opposition au point de faire des kabyles des robots prêt a battre le pave a la moindre impulsion. La mécanique finit par grincer et les Archs, inattendus, font irruption sur la scène politique mettant a rude épreuve toute la Kabylie blessée dans son âme et dans sa chaire."
Re-en effet, les brebis galeuses qui se terrent au sein du pouvoir algérien ont réussi à manipuler y compris ces partis kabyles, source de nos malheurs, et qui se défendent de l’etre dans leurs "textes fondateurs". Question : Si le FFS et le RCD étaient vraiment des partis à clientèle nationale (comme un peu le FLN, le RND, HMS etc..), je suis sur que cela aurait épargné à la Kabylie 15 ans de retard sur les autres régions du pays !!! Quel en est votre avis ?
3- "..Cessons de nous lamenter sur l’ « indifférence des arabophones », de dénigrer l’islam, la langue arabe et j’en passe. Arrêtons les absurdités du genre : La Kabylie révolutionnaire, la petite suisse, la plaque tournante de la démocratie etc....Aucun peuple du monde n’est a l’abri d’une manipulation, d’un conflit, d’un génocide, d’une guerre...Chaque peuple doit être vigilant et veiller a ce que ses propres « ressorts » soient toujours efficaces pour « s’armer » contres les imprévues. Cessons aussi de glorifier notre passé. ". C’est exactement mon avis : Voire mon commentaire à ce sujet dans l’article qui parle du problème Franco-Turc sur ce site.
Continuez à réagir sur ce site, je me sens terriblement seul...
D.M. Damiano,
Pisa,
Italia.
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Un conseil en une seule ligne :
Donnez plus d’oxygène à vos poumons :
Faites que l’ALGERIE devienne notre "Grande Kabylie" plutot que de tenter de faire de notre KABYLIE votre "petite algérie".
Azul,
République de Turquie ou la « Dil Devrimi »
1 La réforme d’Atatürk (Dil Devrimi)
Atatürk (1881-1938) Après l’effondrement de l’Empire ottoman en 1918, Mustafa Kemal Atatürk prit le pouvoir en Turquie en 1920. Mais il fut vite confronté à des conflits d’ordre militaire. Puis, après son élection au poste de président de la République en 1923, il entreprit une politique de modernisation et de laïcisation de l’État. La forme kémaliste du pouvoir a trouvé son expression juridique dans la Constitution du 20 avril 1924. D’après l’article 2 de cette constitution, la République, telle que décrite à l’article 1, était considérée comme « républicaine, nationaliste, populaire, interventionniste, laïque et révolutionnaire ». Ces caractéristiques déterminent le contenu idéologique du Parti populaire républicain qui, sous Mustafa Kemal, était le seul parti unitaire toléré. L’un des volets de la politique de modernisation porta le nom turc de Dil Devrimi, c’est-à-dire la « révolution linguistique ». Farouchement moderniste, Atatürk considérait comme révolu l’époque des empires fondés sur une base religieuse et refusait la magistrature suprême de l’islam sur son pays. En fait, il refusait l’usage de l’islam dans la gestion politique d’un État.
Mustafa Kemal considérait également que la réorganisation de l’État turc devait passer par un changement linguistique radical. Or, l’histoire compte peu d’exemples de ce genre où un gouvernement a entrepris des changements linguistiques d’une aussi grande envergure dans un délai aussi court et, il faut le reconnaître, avec autant de succès.
Durant l’Empire ottoman, la langue turque avait subi l’influence massive de l’arabe classique et du persan. L’élite dirigeante conduisait les affaires de l’Empire dans une langue turque savante et envahie de mots arabes et persans, appelée « turc ottoman ». L’arabe était resté la principale langue de la religion et de la loi coranique, le persan était la langue des arts, de la littérature (la Dîvan) et de la diplomatie. Le turc parlé par le peuple, synonyme de grossièreté et de rusticité, n’était réservé qu’à des fins administratives locales. Le turcologue Louis Bazin, auteur de « La réforme linguistique en Turquie » dans La réforme des langues (Hambourg, 1985), fait le portrait suivant de la situation linguistique sous l’Empire ottoman :
Dans l’État islamique théocratique et multinationale qu’était l’Empire ottoman, soumis à une acculturation arabe et persane intense dans ses classes dirigeantes — et spécialement dans la classe intellectuelle, comme celle des ulémas —, la langue écrite officielle et littéraire était envahie de termes arabes et persans, de plus en plus éloigné du parler turc vivant, et inaccessible à la masse populaire turque.
Soulignons aussi que l’alphabet utilisé jusque là transcrivait assez mal la langue turque dans la mesure où, par exemple, l’alphabet arabe ne permettait de noter que trois voyelles, alors que le turc comptait huit voyelles brèves et trois longues. La plupart des lettrés étaient conscients de la situation, mais il leur semblait impossible de pouvoir modifier un système graphique qui avait servi à transcrire le Coran.
2 Le nouvel alphabet Jusqu’en 1927, des discussions eurent lieu afin d’adapter l’alphabet arabe à la langue du quotidien des Turcs (le turc) en lui ajoutant quelques signes pour les voyelles. Peu de Turcs osaient soutenir publiquement qu’il fallait abandonner l’alphabet arabe. En 1928, Mustafa Kemal mit tout son poids dans la balance et créa une « commission linguistique » dont le mandat fut d’élaborer un alphabet turc adapté de l’alphabet latin et de purifier le vocabulaire. Le 14 août, l’ambassadeur de France écrivait à son ministre : « L’adaptation des caractères latins à la langue turque, réforme à laquelle Moustapha Kemal Pacha songeait depuis longtemps et dont il a pris personnellement l’initiative, est aujourd’hui chose accomplie. » La « révolution linguistique » (Dil Devrimi) débuta officiellement en mai 1928, lorsque les nombres écrits en arabe furent remplacés par leurs équivalents occidentaux. La réforme de la langue turque s’inscrivait dans l’idéologie d’un programme politique résolument nationaliste. Le but visé était d’élaborer un système d’écriture qui serait plus turc et moins arabe ou persan. Il fallait en faire une langue plus moderne et plus précise, pratique et moins difficile à apprendre. En réalité, l’adoption de l’alphabet latin avait également comme objectif d’insister sur le caractère moderne et de minimiser l’influence des conservateurs religieux, responsables pour Atatürk, de la décadence de la Turquie.
L’activité déployée afin de toucher les masses populaires analphabètes trouva son expression dans ce discours de Mustafa Kemal lors de sa « recommandation » à l’Assemblée nationale, le 1er novembre de la même année :
Il faut faut donner au peuple turc une clef pour la lecture et l’écriture et s’écarter de la voie aride qui rendait jusqu’ici ses efforts stériles. Cette clef n’est autre que l’alphabet turc dérivé du latin. Il a suffi d’un simple essai pour faire luire comme le soleil cette vérité que les caractères turcs d’origine latine s’adaptent aisément à notre langue et que, grâce à eux, à la ville comme à la campagne, les enfants de ce pays peuvent facilement arriver à lire et à écrire. Nous devons tous nous empresser d’enseigner l’alphabet à tous les illettrés, hommes ou femmes, qu’il nous sera donné de rencontrer dans notre vie publique ou privée. Nous sommes dans l’émotion d’un succès qui ne souffre de comparaison avec les joies procurées par aucune autre victoire. La satisfaction morale éprouvée à faire le simple métier d’instituteur pour sauver nos compatriotes de l’ignorance a envahi tout notre être.
Beaucoup de membres de l’Assemblée nationale favorisaient alors une introduction graduelle des nouvelles lettres pendant une période d’une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans. Mustafa Kemal a « insisté » pour que la transition ne dure que quelques mois ; et son avis a prévalu. Le jour même (le 1er novembre 1928), l’Assemblée nationale adoptait la loi sur le nouvel alphabet basé sur l’alphabet latin (élaboré par des linguistes autrichiens) en conformité avec les règles de la phonétique allemande, avec l’addition des lettres [ç] (consonne tch), [ğ] (allongement de la voyelle précédente : yoğurt = [yo:ourt]), [ö] (voyelle -eu- comme peu en français), [ş] (ch) et [ü] (voyelle -u- comme flûte en français). L’alphabet turc se compose de 29 lettres : 21 consonnes et huit voyelles. Les lettres -x et -q n’existent pas en turc.
Mustafa Kemal en campagne d’alphabétisation La loi entrait immédiatement en vigueur dans toutes les écoles. Le 1er décembre de la même année, les journaux, revues, affiches, enseignes, cinémas, etc., devaient utiliser le nouvel alphabet. Devaient suivre dès le 1er janvier 1929 la correspondance dans toute l’administration publique, les banques, les sociétés commerciales, les livres, etc. Enfin, au 1er juin 1929, il ne restait plus que les actes d’état civil, les documents du cadastre et autres babioles. En quelques jours, les inscriptions arabes disparurent des rues, alors que les journaux emboîtèrent le pas presque aussitôt. Pendant ce temps, avec une craie et un tableau portatif, Mustafa Kemal parcourut tout le pays en donnant lui-même des leçons d’écriture de l’alphabet latin moderne dans les écoles, les places publiques, etc. L’ancien alphabet disparut d’autant plus vite que l’enseignement de l’arabe et du persan dans les écoles fut tout simplement interdit.
D’ailleurs, Mustafa Kemal, dont la réforme linguistique était devenue une affaire personnelle, avait déclaré à ceux qui s’opposeraient à son projet :
Tous ceux qui tenteront de se mettre en travers de mon chemin seront impitoyablement écrasés. Mes compagnons et moi, nous sacrifierons, s’il le faut, notre vie pour le triomphe de notre cause.
Suite logique des mesures prises, il devint obligatoire de lire le Coran en turc et non plus en arabe classique, ce qui équivalait sans doute pour un musulman orthodoxe à une véritable hérésie. On peut consulter l’alphabet turc, tel qu’il se présente aujourd’hui, en cliquant ICI.
3 L’épuration du vocabulaire Parallèlement, Mustafa Kemal procéda à une grande épuration des tournures arabo-persanes et surtout du lexique envahi de mots arabes et persans. Pour lui et ses réformateurs linguistiques, les mots non turcs furent considérés comme des vestiges d’un passé révolu. La Société d’études de la langue turque (Türk Dil Kurumu), fondée en 1932, a surveillé étroitement le travail des lexicographes. Il s’agissait de remplacer le vocabulaire arabo-persan, d’une part (prioritairement), par un vocabulaire d’origine turque, d’autre part, d’intégrer des mots provenant des langues occidentales. Le processus s’étira sur quelques années (1928-1935). On commença à publier les nouveaux mots dans les journaux à partir de 1935. L’année précédente, le Parlement adoptait une loi obligeant les citoyens à prendre un nom d’origine turque : c’est alors que Mustafa Kemal, afin de donner l’exemple, prit le patronyme d’Atatürk, le « Père des Turcs ». Le mot ottoman fut banni du vocabulaire officiel et fut remplacé par le mot turc jusqu’alors péjoré et synonyme de « paysan ».
Pour ce qui est du recours aux mots turcs, il fallut considérer le « fonds lexical des langues appartenant à la famille altaïque » : turkmène, ouzbek, ouïgour, azéri, kazakh, kirghiz, tatar, etc. Le résultat de cet énorme travail lexicologique fut publié en 1934 dans un recueil des formes lexicales d’origine arabe ou persane avec leur équivalent turc, suivi d’une liste alphabétique de ces mots turcs. Louis Bazin résume ainsi ces modifications :
1) Suppression de mots anciens arabo-persans sortis de l’usage ; p. ex., le mot persan sehir (« ville ») remplacé par le mot azerbaïdjanais känd (« village ») utilisé sous la forme kent).
2) Création de néologismes par dérivation de mots turcs ; p. ex., à la place du mot arabe tahkîk (« enquête »), on construisit sorusturma sur la racine sor- (« questionnner ») dont dérivèrent successivement sorus- (« s’entre-questionner ») et sorustur (« enquêter »).
3) Création de néologismes par composition ; p. ex., le mot réfrigérateur a été formé de buzdolabi d’après buz (« glace ») et dolap (« armoire »).
4) Emprunts aux langues occidentales. Beaucoup de mots ont été empruntés à l’allemand (qui a inspiré l’alphabet turc), au français (plusieurs centaines), à l’italien et à l’anglais. En voici quelques exemples : frisör (coiffeur), restoran, omlet, garson, apartιman, lavabo, factura, pantolon, telefon, televizyon, tirbuşon (tire-bouchon), sendika (syndicat), gişe (guichet), bilet (billet), traktör, otel (hôtel), endüstri, makine (machine), baraj (barrage), büro, polis (police), doktor, üniversite, radar, etc.
Bien que les puristes et les fanatiques aient favorisé la suppression complète de tous les mots non turcs, beaucoup de fonctionnaires ont compris que certaines des réformes suggérées tournaient au ridicule. Mustafa Kemal résolut le problème par une entourloupette ingénieuse, qui a embarrassé plusieurs experts de la langue. Faisant appel au nationalisme turc, il a prétendu que, historiquement, le turc était « la mère de toutes les langues » et que tous les mots étrangers avaient donc une origine turque. Ainsi, si un équivalent approprié ne pouvait être trouvé en turc, le mot étranger pourrait être conservé sans violer « la pureté » de la langue turque.
C’est ainsi que s’est constitué ce qu’on a alors appelé le öz türkçe, c’est-à-dire le « turc purifié », une expression qui caractérise parfaitement le but visé par Mustafa Kemal. Cette réforme qualifiée de « révolution linguistique » (Dil Devrimi) fut possible que par une intervention politique énergique et surtout par un pouvoir fort incarné par Mustafa Kemal Atatürk, le « Père des Turcs ». Les questions linguistiques continuent de faire partie des actualités politiques en Turquie. Depuis la mort d’Atatürk en 1938, chaque décennie amène ses discussions, à savoir s’il faut favoriser un lexique plus traditionnel ou plus moderne. La Société d’études de la langue turque a perdu son statut semi-officiel en 1950 et plusieurs mots arabes et persans ont recommencé à réapparaître dans les publications gouvernementales. D’ailleurs, le domaine religieux n’a jamais été beaucoup affecté par la réforme linguistique. Les publications religieuses ont continué à employer un langage qui est encore aujourd’hui lourdement arabe ou persan dans le vocabulaire et très persan dans la syntaxe. Depuis 1990, l’apparition de mouvements religieux populaires a abouti à la réintroduction de nombreux termes islamistes utilisés dans la langue turque.
Évidemment, l’historiographie kémaliste a interprété l’Empire ottoman comme une « domination arabo-islamique » dont les Turcs furent « libérés » grâce à l’intervention politique d’Atatürk. Celui-ci considérait que la réorganisation de l’État turc devait passer par un changement linguistique radical. Toutefois, par la même occasion, Mustafa Kemal profita de la nécessaire turquification linguistique pour combattre les Kurdes qui, eux, parlaient une autre langue que le turc. Cela dit, il n’en demeure pas moins que, au plan de l’aménagement linguistique, la politique linguistique d’Atatürk constitue dans l’histoire de l’humanité un véritable exploit, d’autant plus que les succès du genre sont rares ! Cette réforme radicale fut imposée à une population passive mais consentante et elle ne fut possible que grâce à l’incroyable charisme de Kemal Atatürk. Ses successeurs ont poursuivi la même politique jusque dans les années cinquante. Il faut admettre que cette réforme linguistique a favorisé un rapprochement indéniable de l’oral et de l’écrit et, par voie de conséquence, à l’élimination de l’analphabétisme. La clé de cette réussite réside dans le fait que la politique linguistique repose sur un nationalisme territorial moderne fondé sur la langue du peuple turc.
Les Araches ont cette fonction formidable de canale de connection avec le reste de l’algerie, le ffs, le rcd. Mais ca reste sans rponse : les arabes veulent etre plus egaux que les autres !
Toutefois si le pouvoir maintient son cynisme, je serai pour la secession !
Tenter par la voie democratique est notre devoir moral, par raport a’ nous meme.
S’ils ouvrent des negociations LA PAROLE EST CLAIRE, signifie que pour nous c’est l’option unitaire avec le reste de l’algerie est un bien, mais nous voulons le faire DANS L’EGALITE’ QUE L’AMAZIGHITE’ REPRENNE SIEGE DANS SON TERROIRE , ENTIER DE THAMAZGHA ! SEGHIHREN AR GUELMA !
SI LES ARABES PENSSENT DEFENDRE L’INDEFENDABLE, JUSTE PARCEQU’ILS ONT LA CAISSE ET LA FORCE, QU’ILS SE DETROMPENT, SADAM EN EST L’EXEMPLE QUE LA FORCE DE LA KABYLIE EST SANS EGALES QUAND LA DECISION EST JUGEE JUSTE DEVANT LE TRIBUNAL ETHIQUE DE NOTRE CHERE CULTURE.
KACI
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Sans assemblée des organisations des kabyles on risque d’insinuer le blocage de comunication.
Je vois que nous avons encore cette culture, toute arabe, d’exclure aulieur de proceder en inclusion.
Pourrions nous decider seuls sans que les milliers de personnes qui font référence aux partis ( j n’ai jamais eu de carte d’aucun d’entre eux) : ou les memes Araches - je vois deja des voies dire que c’est des flics.....
La vraie difference est dans la symbolique, la culture politique, sinon on seraient des Sadams et des kadafi en langue kabyle !
Avons nous demandé officielement a’ tout notre peuple un avis ?
La confiance se construit dans la praxis meme. C’est la confiance créée par la comunication directe avec les kabyles qui a engendré leurs adhesion a’ la lutte armée contre le colonialisme par le passé.
Sans ce contrat de confiance ca serait une decision unilaterale du sommet : qu’import la qualité de la decision si elle n’est pas partagée dans le parcours de sa promulgation, elle ne trainne pas les hommes, surtouts ceux qui ont deja l’experience des decisions a’ la vat vite !
L’apport pedagogique est d’une grande importance. Donc il est imperatif de commencer a’ se parler, pour degager les points de convergence et avoir des decisions vecues !
kaci
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Quelle belle retrouvaille !
Je me souviens d’avoir lu cet article il y’a un bon bout de temps de ça. Dommage que le MAK n’ait pas écouté les déductions de Ide Nigh. Ça lui aurait valu le respect et l’admiration de tout un peuple. Mais il se peut que la préférence soit donnée au patinage.
En tout, c’est un plaisir de relire ces lignes.
Sublime !
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ceux qui ont peur de l autonomie de la kabylie vis a vis de l etat truand algerien sont ceux qui, aujourd’hui encore, attendent un salut quelconque en tapant sur la porte d alger.
Sachez que ce salut vous l avez perdu depuis que vous vous referez aux chikurs d alger. N ayez point peur de l autonomie, vous l etes deja, comme une bonne partie d entre vous la connaissez assez bien grace a L EXIL ! Ceux d entres vous qui travaillent pour l etat algerien ne sont donc pas concernes car ils ne sont pas encore autonomes. l exil, n est il pas, en effet, une expression ultime de vivre autonome, quand la terre de nos ancetres est controle’e par ceux qui nous gouvernent ? (la je paraphrase matoub peut etre ?)
l autonomie, sinon l independance, est la seule issue de notre secours. Sinon, on sera tous et toutes arabises par l Islam.
un seculaire humaniste qui ne croit qu a la sueur de mon front, le seul guarant de mon autonomie ! vivant amerement l exil, faute d autonomie chez moi, en kabylie.