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M. le président de Matoub Lounes
C’est plus fort que moi. A chaque fois que je pense à l’absence de Lounès, je ne peux retenir mes larmes. Cela me fait tellement mal qu’il ne soit plus là. Pourtant de son vivant, je n’étais pas présente. Je l’entendais, certes. Mais, je n’avais pas pris conscience réellement de sa valeur. Il était là, combattant pour que notre identité soit entérinée, et moi je comptais sur lui sans me douter qu’un jour il ne sera plus là. Aujourd’hui, je ne supporte aucune critique à son égard. Et lorsque j’entends quelques bouches puantes médire, mes réactions sont violentes et agressives. Je n’admets aucun mot de travers pour un Homme comme Lounès. Il a aimé la Kabylie plus que quiconque et a donné sa vie pour elle. Personne, personne n’a le droit aujourd’hui d’ouvrir sa boîte pour parler de Lounès négativement. Ce que je constate c’est le manque d’un meneur, un vrai qui nous ressemble. Certes, il y a Ferhat que je respecte et qui a tout mon soutien mais... Lounès nous a tracé un chemin à suivre. En ce qui me concerne, j’espère que je ne le décevrai pas. Avec mes petits moyens, j’espère que je lui ferai honneur. Cela fait 11 ans, 11 ans qu’il n’est plus physiquement, mais sa voix continue de résonner dans ma tête et dans mon coeur chaque fois que le besoin s’en présente. MERCI Lounès d’avoir été. MERCI de m’avoir montré la grande valeur de mon identité. MERCI. Tamccict.