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Campagne dans les mosquées pour les législatives en Algérie
jeudi 3 mai 2007, par Djaffar Benmesbah
Je ne peux me défendre d’une sorte de déception en constatant avec énormément d’amertume pour ne pas utiliser le mot "dégoût" votre reddition devant l’opportunisme. De ce qui, du strict point de vue morale et juridique, fait dériver votre parcours et met à plat vos convictions, emporté par je ne sais quelle euphorie, vous êtes en train de faire vertu. La déviation déchirante dont il est ici question est en rapport avec le candidat de l’immigration à la députation qui se présente sous l’historicité de votre personne.
Je ne citerai pas son nom, comprenez que je ne ferai, sous aucun prétexte, de la publicité à un fondamentaliste. Oui, votre candidat est un islamiste. Pire, il fait sa campagne dans les lieux de cultes musulmans, principalement à la mosquée de la rue Mirha du côté de Barbès. Êtes-vous en accord avec cette éclosion à la tricherie au sortir de la langue boueuse qui retient encore les dupes ? ou alors, les démangeaisons politico-religieuses ne paraissent vous affecter que sur le corps d’un Benkhadem. Ce n’est qu’un pion comme disait Vito Corléone à propos de Tatalina. Remarquez que je fais référence à la mafia pour désigner le triumvirat Bouteflika-Toufik-Tounsi. Ils font le syndicat du crime.
Qu’importe les clivages claniques, les trahisons multiples, les relations traditionnelles du pouvoir, les tyrannies, on a déjà compris que les usurpateurs ne s’embarrasseraient pas - c’est le moins qu’on puisse dire- de principes, de loyauté envers les victimes du terrorisme et de fidélité à nos origines.
La peur doit changer de camp, disiez vous lors de l’enterrement à Oran du dramaturge Abdelkader Alloula, assassiné par les hordes intégristes. Vous étiez chef du gouvernement.
Le lexique qui distillait la peur se retrouve honoré dans votre camp. Excusez cet écart, mais le mal à l’encontre de l’immigration vient de votre alliance. Je n’oserai pas l’audace de vous parler de l’historique de notre communauté en France, je me permettrai en revanche une réflexion : on ne naît pas stupide, on le devient. Et dans ce cas on le reste.
Vous voyez monsieur l’ex premier ministre, c’est pour cela que je fais campagne pour Arezki Aït Larbi parce que justement, il n’est candidat nulle part.
Djaffar Benmesbah
L’imam de l’UDRS
Hamza est un imam (de la rue Myrha) , un ancien du FIS.
Mais il ne faut pas être revanchard. Aujourd’hui il est à l’ANR, le même parti que le chef de l’UDRS, Amara Benyounès.
Il n’y a que ça de vrai. Allah est grand et la SM efficace...
Vive Bouteflika et les repentis !
Le laïc de(s) service(s)