Accueil > Actualités > Une > Petit débat de rue sur l’autonomie de la Kabylie
Loin des discours bien ficelés et des dissertations politiciennes, j’ai eu à être apostrophé par une amie qui me reprochait le paradoxe entre mon combat universaliste pour la laïcité et les valeurs démocratiques en Algérie et en Afrique du Nord, voire, m’avait-elle ajouté, « dans le monde puisque tu as été l’un des initiateurs d’une action tendant à regrouper dans une seule organisation les laïques de tous les pays » et mes positions en faveur d’une autonomie restreinte à ma région alors que j’étais, il n’y a pas si longtemps, un fervent militant d’une Algérie démocratique et laïque. Son collègue, Kabyle de son état, va dans le même sens : « Je partage cet avis. Ce n’est pas faux. Si cela vient à se réaliser, préparez-vous à crever de faim la bouche ouverte ! ». Mon amie, après un long soupir, eut, dans sa consternation, cette phrase à mon adresse : « toute l’Algérie est à NOUS les Berbères, faut juste remettre les choses dans leurs contextes et bien faire comprendre l’histoire aux imbéciles qui la connaissent très bien mais font semblant d’ignorer ».
A ce genre de propos, du reste, très répandus, j’ai tenté cet argumentaire :
J’irai même beaucoup plus loin : l’Afrique du Nord est à nous et mon rêve d’amazigh, « homme libre » par excellence, c’est qu’un jour, j’assisterai à la fin des Etats actuels produits par le colonialisme que sont l’Algérie, la Tunisie, le Maroc... pour construire un seul grand Etat : L’Afrique du Nord qui sera le vis-à-vis géographique de l’Afrique du Sud de Mandela. Il ne s’agit donc pas de dire que nous abandonnons l’Algérie ou la terre de Tamazgha antique, même si, il faut bien le reconnaître, l’histoire en a fait une contrée inhospitalière et défigurée qu’il serait illusoire de s’accrocher avec acharnement à retrouver Tamazgha de Massinissa, de Jugurtha, d’Aksil et de Dihya qui appartient plus que jamais à l’histoire comme l’est l’Amérique des amérindiens ou l’Egypte des pharaons. Un tel projet de réunification n’est viable que dans le cadre d’une démocratie majeure et qu’il se construise sur un système d’autonomies régionales au vu de l’immensité du territoire et surtout des spécificités culturelles et géographiques de chaque région. Il faut reconnaître qu’un tel projet relève du fantasme au moment où nous sommes incapables, en un demi-siècle, de mettre fin à des régimes dictatoriaux qui continuent de faire la pluie et le beau temps dans nos chaumières.
Cela dit et en parlant d’autonomie, il est surtout question d’organisation et de gestion. Or, il faut savoir que la Kabylie a toujours été autonome et ce depuis la nuit des temps si je peux m’exprimer ainsi. Il y a lieu de signaler qu’avant 1857, la Kabylie vivait presque en pays indépendant puisque aucune autorité étrangère n’avait réussit à s’y installer avant cette date là. En cet an de grâce, ce sont donc les Français qui réussirent, les premiers, à pénétrer en Kabylie mais leur autorité était restée très insignifiante de telle sorte que la gestion des affaires de la cité kabyle était encore et durant la seconde moitié du XIXe siècle et même au début du XXe siècle du ressort des assemblées villageoises, sorte de mini-républiques qui s’organisaient déjà sous forme de confédérations.
De 1962 à nos jours, force est de reconnaître que malgré l’implication de la Kabylie, plus que toute autre région d’Algérie, dans la guerre de 54-62, sa stigmatisation reste le seul fait constant de la politique du pouvoir algérien. L’administration étatique établie en Kabylie n’a jamais été un élément de développement et d’épanouissement de la région mais un instrument de contrôle et de domination. Certains dignitaires du régime souhaitaient tout simplement son assimilation, voire sa dilution dans la culture et la langue arabes ; véritable velléité ethnocide ayant produit un génocide culturel après un demi-siècle d’indépendance. Ainsi, l’aire d’influence de la langue kabyle s’étant rétrécie comme une peau de chagrin en quelques décennies seulement ; la Kabylie est ainsi sciemment maintenue dans un sous-développement chronique, n’ayant bénéficié d’aucun projet structurant pendant que l’anachronisme, le chômage endémique, la crise du logement, la prolifération de la drogue et de la prostitution alors que 90% des prostituées sont importées d’ailleurs, la corruption, la manipulation et l’intox, la répression fiscale qui empêche tout essor à l’investissement privé qui doit aussi faire face au nouveau phénomène des kidnappings, la répression tout court et l’assassinat... constituent le lot que la Kabylie aura gagné de son engagement sans réserve pour l’indépendance et pour le bien-être de toute l’Algérie qui, à l’exception de quelques solidarités chaouies, a toujours été indifférente à sa misère et à ses souffrances. Dans d’autres circonstances et sous d’autres cieux, une telle situation aurait produit logiquement et légitimement une scission et sa revendication indépendantiste. La Kabylie, toujours avec ce souci de s’élever au niveau de la civilisation humaine de son temps, n’a de cesse d’adopter, à chaque fois, des attitudes de lutte politique résolument empreintes d’humanisme et de pacifisme.
Tout comme elle avait prôné le pacifisme et la non-violence depuis au moins les événements d’avril 80, communément appelé "printemps amazigh" pour amorcer le combat pour la démocratisation de l’Algérie, elle s’était élevée contre l’islamisme et son terrorisme qui massacrait au quotidien les Algériens. Plus près de nous, en 2001, "printemps noirci à jamais", le mouvement citoyen avait établi une plate-forme de revendications pour toute l’Algérie et en faveur de tous les Algériens qui, si prompts à s’émouvoir pour la Palestine et pour quelques sportifs agressés au Caire, n’avaient, pourtant, pas levé le petit doigt lorsque les jeunes kabyles se faisaient massacrer, à coup de balles explosives, tirées dans le dos des manifestants par la gendarmerie nationale entre avril 2001 et les mois qui suivirent. Enfin et à l’aune du XXIe siècle, la Kabylie propose tout simplement un autre type d’organisation en vogue dans toutes les grandes démocraties du monde, à savoir : l’autonomie.
« Organisée sur le modèle centralisé dit jacobin du fait de la colonisation française, l’Algérie a fidèlement reconduit cet héritage institutionnel étranger à la sociologie et à la culture de son peuple en ignorant, en 1962, les valeurs d’Etat de droit, de démocratie et de droits de l’Homme ».
Or, il existe dans le monde deux grands modèles : l’Etat fédéral et l’Etat unitaire.
Produit de la fusion ou de la scission d’entités étatiques ou nationales préexistantes, le modèle fédéral ne peut être celui de l’Algérie qui n’est pas née de telles situations historiques. Pourtant, le FFS revendique le fédéralisme et c’est là toute l’inculture prévalant dans une certaine classe politique qui se révèle au grand jour. Cela étant, le FFS exprime néanmoins, à sa manière, la nécessité d’octroyer une autonomie à toutes les régions d’Algérie, y compris la Kabylie, qui évolueront sous l’autorité de l’Etat central.
Le RCD, soucieux de sa dimension de Parti national, propose la « Régionalisation modulable » ; autrement dit, attribuer une autonomie flexible qui reste à définir selon les préoccupations et les ambitions de chaque région d’Algérie, y compris la Kabylie, dans le cadre d’un Etat unitaire.
Il y’a enfin le MAK et les autonomistes indépendants qui se limitent au seul projet de l’autonomie de la Kabylie ; autonomie d’une seule région qui reste, peu ou proue, dans le giron de l’Etat jacobin, une aberration ou une révolution, c’est selon, qui ne s’inscrit dans aucun modèle (pré)existant mais qui a le mérite d’être là.
Partant de ce postulat, je suis en mesure de dire, sans risque de me tromper, qu’à la base, toutes les forces existantes en Kabylie sont, plus ou moins, acquises pour l’autonomie de la Kabylie avec une différence d’approche qui relève beaucoup plus de l’idéologie politique. Dès lors, quel type d’organisation choisir et quelle autonomie ?
A priori et à partir du moment où tous les acteurs concernés convergent sur le principe du projet d’autonomie, il ne devrait subsister qu’à trouver, dans la collégialité, les termes de sa réalisation. Or, c’est, justement, loin d’être une sinécure au vu de l’absence de dialogue entre ces acteurs qui continuent à se tourner le dos en se regardant en chiens de faïence, accentuant le défaitisme et la démobilisation ambiants du fait de la politique d’un Etat raciste qui, le moins qu’on puisse dire, est loin de laisser faire cette prise de conscience d’une région qui ne veut plus être à sa merci. Le régime est donc celui par qui la solution ne viendra jamais et c’est justement à craindre qu’il esoit l’initiateur d’un projet similaire contrefait pour torpiller l’autonomie, non seulement en Kabylie mais aussi, dans toutes les autres régions qui risquent de s’en inspirer pour s’affranchir de cette dépendance absolue vis-à-vis du système rentier qui régente, d’une main de fer, le quotidien des Algériens et dont la survie en dépend.
Ainsi, l’Oranie, région d’où sont issus le chef de l’Etat, sa famille et l’essentiel du personnel politique dirigeant actuel, est industriellement et économiquement, mieux préparée pour recevoir son « autonomie clés en main ». Pourtant, le pouvoir algérien ne tourne pas seulement le dos à cette voie qui est à même de booster le développement et la crédibilité, et des régions autonomes et de la destination « Algérie » dans sa globalité, pire, il a résolument pris la direction opposée du sens de l’histoire. Et pour cause, il est passé d’un jacobinisme quasi brejnévien à un népotisme quasi-tribal !
Le credo de « l’autonomisme kabyle » dit, d’une manière très superficielle, repose sur le fait que la Kabylie ayant déjà vécu d’une manière quasi indépendante et que depuis 1962, elle aura vainement tenté de charrier tout le pays vers le progrès pendant que le reste de l’Algérie, à de rares exceptions, a, non seulement, choisi de se tourner vers la régression arabo-islamiste comme le montrent toutes les élections locales et nationales, mais aussi et surtout, d’entretenir de la suspicion et du mépris envers elle pendant qu’elle subissait les contrecoups de son engament opiniâtre pour la démocratie, pour la laïcité mais aussi et surtout, pour la revendication de la reconnaissance officielle de sa langue et de sa culture millénaire qui continuent d’ailleurs à être déniées.
L’argument courant avancé par une opposition suffisante qui tente de relativiser son absence en dehors des départements (wilayas) du centre du pays (Kabylie et Algérois) en justifiant ses récoltes électorales de plus en plus maigrichonnes par l’omniprésence d’une administration aux ordres et d’une fraude récurrente, somme toute réelles, qui se confondent intimement avec « la démocratie algérienne », n’est que partiellement recevable.
En plus du fait que cette fraude systématique à grande échelle soit, désormais, pleinement affichée sans que cette opposition ne juge utile de boycotter, ne serait-ce que les mascarades électorales d’ordre national (Législatives, Présidentielles, référendum…), boycotter étant, paraît-il, moins rentable par les temps qui courent, il faut être, dans le meilleur des cas, aveugle, au pire, de mauvaise foi et foncièrement manipulateur pour nier l’évidence qui fait que les populations de l’Est, des Haut-plateaux, de l’Ouest et du Sud ont clairement montré deux constantes :
- Leur bicéphalisme qui les fait basculer, au gré des conjonctures, tantôt dans le camp islamiste, tantôt dans celui, plus rassurant et douillet, du carcan du système et ce, aussi bien à travers les élections que par leur mobilisation aux côtés de ces deux tendances qui affichent à l’unisson un antikabylisme primaire.
- La fraude électorale systématique qui a lieu dans toute l’Algérie, excepté en Kabylie, parfois dans l’Algérois, se déroule au su, souvent au vu de toutes les populations concernées qui, non seulement, ne dénoncent pas mais se mobilisent en masse pour les traditionnelles liesses populaires des lendemains électoraux. Or, la Kabylie reste l’unique bastion où la fraude, concernant notamment les élections à caractère local (municipal « APC » et départemental « APW ») est quasi nulle du fait d’une démocratie et d’une transparence dues exclusivement à une surveillance et à une vigilance citoyenne massive et sans faille !
Dès lors, la Kabylie semble s’adresser au reste de l’Algérie dans ces termes : « Vous ne voulez pas de mes idées, soit. Ne m’empêchez pas de vivre selon mes valeurs et mes idées que je ne vous propose plus. Vous vous complaisez dans votre situation et vous trouvez quelque plaisir à subir le jacobinisme arabo-islamiste de l’Etat algérien, je respecte votre choix, mais je décide, désormais, de choisir ce qu’il y’a de mieux pour moi et pour mes enfants en refusant d’attendre des siècles avant que vous vous rendiez compte que la démocratie, la laïcité, la spécificité culturelle et civilisationnelle et l’autonomie sont les cadres idoines pour l’épanouissement de vos régions respectives et de l’aire géographique qui nous rassemble ».
Exception faite des fonctions régaliennes de l’Etat central que sont la défense nationale, la politique étrangère et la monnaie, l’autonomie est la solution qui lèguera à la Kabylie une responsabilité quasi totale dans la gestion de son école, de sa fiscalité, de son économie, de sa justice, de son domaine de la culture, de ses médias, des langues qu’elle jugera utiles à sa floraison…
Les élections locales (APC-APW) imposées, malgré nous, peuvent constituer une première étape vers cet idéal. Elles doivent être pleinement investies par tous les acteurs potentiels (RCD, FFS, MAK, autonomistes indépendants…) qui portent, plus ou moins, les valeurs de la Kabylie et qui auront l’obligation de reconquérir, dans une solidarité inédite, toutes les localités tombées dans l’escarcelle des partis du pouvoir (FLN-RND…) et où des opportunistes sans identité politique et des islamistes, auraient entamé une percée inquiétante. Le choix des candidats ne devra plus répondre à des considérations autres que la compétence et le dévouement à la Kabylie et à ses valeurs afin de regagner aussi le capital confiance des citoyens kabyles.
Tôt ou tard, ce rêve qui indiquera la Voie au reste du sous-continent nord-africain se réalisera. L’en empêcher, c’est aller à contresens de l’histoire avec tout ce que cela implique en terme de tensions et de nouvelles tragédies.
Allas Di Tlelli (alias Halim AKLI).
Très bon panorama Allas Di Tlelli, tu as tout dit mon ami, il ne reste plus qu’à s’affranchir pour ne plus à en souffrir encore les affres de toutes ces circonstances humiliantes qui ont trop durées...
Mais au vu de la situation depuis qu’un ballon rond en caoutchouc a parlé, la populace se réveille et se donne dans un fracas d’insultes et de propos racistes exaspérants qui me fait craindre une explosion prochaine que personne ne pourra arrêter. Dans peu de temps, nous ne serons plus dans la revendication, les choses se feront d’elles-mêmes par la grâce de la vérité qui est de rendre à César ce qui appartient à César. J’espère seulement que cela ne finira pas dans un chaos.
Merci
Les deux partis Kabyles qui revendiquent pour l’un la régionalisation et pour l’autre le fédéralisme restent farouchement opposés à l’autonomie de la Kabylie dans le cas où les autres régions d’algérie souhaitent demeurer dans le statu quo. Or, tout plaide en faveur d’un immobilisme tant au niveau du système que de nos concitoyens des autres régions d’algerie. Partant de là, je ne vois donc pas de quelle façon il serait possible de réunir ou du moins de rapprocher les positions des deux partis Kabyles de celle du MAK et des autonomistes. A notre connaissance, les responsables du MAK ont à maintes occasions tendu la main aux dirigeants de ces deux partis qui n’ont pas jugé utile d’y répondre.
Que faire ? Attendre un improbable rapprochement des acteurs Kabyles sachant qu’il y a peu d’espoir de voir un changement ou un fléchissement dans la position des leaders des deux partis Kabyles vis à vis de l’autonomie, ou bien continuer la route avec le MAK ?
Sur ce point, et beaucoup d’autres, je ne vois pas une grande différence entre la Kabylie d’Allas et du MAK.
J’ai quand même quelques questions à poser à mon ami Allas :
A+ cher ami
Salut kabyliste,
Je crois que nos erreurs sont les meilleurs alliées des ennemis , qui guettent le moment tant attendu. Donc travaillons dans l’union et on aura gain de cause.
Bonsoir Salemi,
Nous sommes entrain de payer les erreurs de nos ainées depuis la crise dite berbériste. S’en sont ensuite rajoutées d’autres erreurs pendant la guerre de libération. Pour maintenir un semblant de cohésion, nos ainées (beaucoup étaient kabyles) avaient marqué au fer rouge ce qui semblait pouvoir créer des dissensions au sein d’une direction collégiale gangrénée par une méfiance mutuelle. Le Kabylisme, la démocratie, la liberté de s’exprimer, la liberté religieuse, etc. Seuls étaient promus et acceptés, l’arabe et l’islam.
Il est de notre devoir de ne pas commettre des erreurs plus graves que celles commises par nos ainés. Ma recommandation est de n’accorder aucun crédit, ni aucune confiance au pouvoir algérien. Abrika vous en dira un peu plus sur ce point.
La Kabylie ne fera plus la guerre pour les autres. La marche du 14 juin 2001 à Alger et l’agression des algérois arabisés et islamisés contre des Kabyles a éveillé les consciences amazighes. L’autonomie de la Kabylie ne concerne que les Kabyles et uniquement les Kabyles. L’autonomie est un droit international que la Kabylie revendique afin de vivre pleinement sa culture, sa langue, sa laïcité, son histoire bref son projet de société qui est aux antipodes de celui qu’on lui impose actuellement. Il ne s’agit pas d’une guerre ouverte contre le pouvoir central d’Alger ou d’une guerre d’indépendance mais juste d’une autonomie comme il en existe des centaines a travers le monde comme en Yougoslavie pour ne citer que ce pays là. La Kabylie veut son parlement, sa constitution, ses lois souverainement choisis par les Kabyles. Vive le MAK
Chacun chante son "kassaman", son "hamdoulilahiste", son "allahoukbariste" et sa "marseillaise" à sa façon, les kabyles n’ont jamais été aussi partagés qu’en ce moment. Le jour où l’on ne retrouvera plus des kabyles qui mangent dans tous les rateliers flniste, islamiste, rdciste, ffsiste, arabiste et j’menfoutiste on pourra peut-être parler sur un seul ton. Hélas, pour l’instant ce n’est pas le cas.
Au moment où nous nous entre-déchirons, la Kabylie, elle, se kaboulise gravement. Je vous conseille de lire cet article intitulé "Akbou, les cages à poules" (reste à savoir qui est l’auteur… est-ce Ragazou ou Ariless ?) que voici :
Akbou, les cages à poules
Le régime n’arrête pas de fanfaronner et de crier sur tous les toits qu’il a amassé la somme rondelette de 110 milliards de $US en réserves de change. Le but de cette campagne est d’acheter la paix sociale, de faire patienter les hordes de jeunes chomeurs menacantes et de convier toute sa clientèle à participer au grand festin. En bon régime rentier, le systéme se lance dans une opération de charme en Kabylie pour prévenir tout débordement d’ici au moins 5 ans. Le programme consiste non pas à créer des emplois et des richesses, mais à faire construire des milliers de cages à poules par les chinois et autres prédateurs fonciers, spécialistes de la fabrication de paysages hideux et de cités monstrueuses, terreau de l’islamisme et de délinquance. À Akbou, les batiments poussent comme des champignons. Les futurs locataires seront entassés les uns sur les autres, dans une promiscuité révoltante, dans des cités où seul l’integrisme islamiste trouvera son compte et évoluera sans peine, dans l’anonymat conféré par le tumulte de la ruche. Les braves gens ne s’appelleront plus Da Mohand, Na Fadhma, Da Mokrane ou Da Tayyev. Ce seront le gars du 6 eme, la pou.fiasse du 8 ème, le type du 5ème etc...
Sachant que l’ennemi juré de la culture kabyle est la citadinité, le régime s’arrangera pour vider tous les villages de leurs populations afin les entasser dans des cages. Leur acculturation, leur arabisation et leur islamisation seront alors plus aisées et plus rapide. Un traitement par batches, en quelque sorte. Surtout si le rythme de construction de mosquées suit celui de la poussée des cages à lapins. Pour attirer les villageois dans le guepier, il suffit de ne pas s’occuper des villages, les priver de tout service public, les isoler, laisser leur routes à l’abandon, les appauvrir et dénigrer le mode de vie villageois qui a fait le kabyle de toujours. À cela, il faut persister à faire croire que tout le monde peut obtenir sa part du magot petrolier, pour peu que les gens déscendent de leur perchoir montagneux et venir préter main forte au systéme rentier, afin de perpétuer le mode de vie arabo-islamique. Mode de vie fait d’anarchie, de saleté ambiante, de cris, de drames dans les cités, de zetla, de rai et de bigoterie tartuffienne, de viols, de pédophilie et de poubelles infestées de mouches à mer.de. Comme partout dans les villes arabo-islamiques ou kabyles conquises.
Parallelement, les islamistes en tenue reglementaire arrivent par vagues entiéres et se préparent pour le grand festin idéologique. Ils se grouillent, s’affairent et occupent l’espace dans les mosquées existantes. Ils testent leurs méthodes éprouvées pour voir s’il faut les garder telles quelles ou les modifier un peu pour les adapter à la culture kabyle en surcis. Leur souci actuel est de remplir les mosquées de jeunes écoliers et d’adolescents afin de justifier la construction de nouvelles mosquées dans les futures cités. Avec une mosquée à moitié pleine, la loudjna a déja testé l’atitude du maire en demandant à organiser la priére du vendrdi dans la rue, face au Crédit Populaire. Ils essaient de faire une démonstration de force et impressionner les habitants afin de les rallier à leurs troupes. Ils utilisent exactement les memes principes et méthodes qui ont fait le succés du FIS dans les cages à poules d’Alger, Constantine, Annaba, Oran dans les années 80 et 90.
La procédure est la meme : attirer les jeunes, les endoctriner, ensuite les manipuler. Un certain pourcentage sera lancé à l’asaut de la culture kabyle, agressant verbalement les personnes mures et sages, les femmes dans les foyers, les jeunes filles dans la rue et dans les lycées. Une autre frange s’improvisera police des moeurs et imposera le dictat islamiste partout dans les espaces publics. Et s’ils arrivent à alimenter les maquis du GSPC en y envoyant 1% de nos jeunes, se sera déja pour eux la victoire assurée.
Tout cela se fait au grand jour, g**** à la couverture terroriste assurée par la présence du GSPC dans les maquis proches et aux alentours. Les militants islamistes se sentent ainsi protégés par leurs troupes armées car les kabyles n’oseront pas se défendre et s’opposer ouvertement à eux. Les hordes armée risqueraient d’organiser des descentes punitives et s’adonner à des massacres collectifs dans les villages isolés.
Pendant ce temps, une coampagne de dénigrement de la société kabyle est menée tambour battant en Kabylie meme, relayée par des kabyles idiots utiles ou complices conscients et engagés. La société est dépeinte comme totalment dépravée et à donc besoin d’une campagne de moralisation religieuse, à confier bien sur aux islamistes. Les investisseurs locaux sont systématiquement salis avec une violence inouie. Les familles honorables qui créent des richesses et des emplois sont désignées comme suspectes et vendues au régime, à tel ou tel général ou simplement accusées de dépravation. La société civile est totalement neutralisée au profit d’un militantisme islamiste arrogant, opulent et se présentant comme option gagnante pour la jeunesse et les laissés pour compte.
L’Islamisme promet aux jeunes et aux chomeurs si nombreux une belle revanche contre la société, contre les nantis, contre tous ceux qui ont la chance d’avoir des parents immigrés, une rente, un commerce qui marche ou des terres à vendre. Pour se protéger, ces gens n’auront pas d’autre choix que de se rallier aussi au mouvement islamiste. Ainsi l’islamisme aura réussi `s,emparer de toute la société en montant simplement les uns contre les autres et en orchestrant la menace des uns sur les autres. Les gauchistes du FFS jubilent et tenteront surement de participer à la ripaille anti-kabyle en proposant leurs services idéologiques dont les islamistes se passeraient sans probléme.
À suivre....
Mohamed Méziane, PDG de la Sonatrac, vient d’être mis en examen judiciaire cet après-midi. Or celui qui doit être mis en prison c’est Chakib KHALIL, la pieuvre de l’énergie depuis les années 70 à nos jours, et non les strapontins de service, véritables marionnettes du pouvoir.
Belkhadem vient, quant à lui, de nettoyer le parti FLN avec sanctions pour tous ceux qui plébicitent le régionalisme.
Il se passe quelque chose. On ne nous dit pas tout...
Oui Tata Anne, on ne nous dit pas tout...
Je crois qu’on ne nous dit RIEN !
Bonjour Thiziri Negh,
C’est sérieux, ils sont entrain de mettre hors des structures du pouvoir tous les kabyles, c’est une façon de les éloigner soit en prison, soit dégrader du poste, soit l’exclure carrément de ses fonctions. C’est ce qu’on appelle l’épuration et désormais dans peu de temps, il n’y a aucun kabyle au pouvoir ni aux postes stratégiques.
On ne nous dit pas tout... mais il se prépare quelque chose !
Le site kabyles.net ,n’a pas pipé un seul mot sur la marche organisée par le MAK(mouvement pour l’autonomie de la kabylie) ce yennayar 12 janvier 2010 ,EST CE NORMAL ?!!
Le site kabyles.net n’a reçu aucune information dans ce sens.
Nos correspondants étant mobilisés ailleurs, nous n’avons pas pu couvrir cette manifestation.
Écris-nous quelque chose sur cette manifestation et nous le mettrons en ligne.
Je voulais vous signaler cet article. Bien à vous.
http://puteaux-libre.over-blog.com/...
Juste pour souligner ceci : Les kabyles ne reconvertissent pas aux christianisme mais ,une petite nuance s’impose,ILS RETROUVENT LA FOI DE leur ancêtres ,FORCES ET CONTRAINTS colonialement de l’abandonner,question de vie ou de mort que leur a imposée à ce jour la pire des colonisations que l’humain ait croisée ,l’arabomahométane coloniale.
les russes qui ont été contraints et forcés par les communistes d’abandonner leur foi chrétienne orthodoxe ,ne se disent pas des reconvertis ,aujourdhui qu’ils sont libres cultuellement,ils retrouvent leur foi d’avant les communistes. le kabyle en particulier et l’amazigh(bérbére) en général renaissent dans le retour à leur culte judeochretien.
Hamidou daniel,dit danny boon,explique sa judaité récente,par un retour aux sources de ses ancêtres amazighokabyles,d’avant l’invasion arabomusulmane de leur terre TAMAZGHA. C’est un plaisir de lire les articles de votre blog ,Mr Brazon
azul allas
j lu ton article que j aprecié mais je ss pas politicien mais je voudrais bien comprerndre pr cette autonomie ya t’il une plate forme pour ce programme avez vous deja penser a nous mettre au courant de vos oeuvres comment allez vous procedez et qu’allez vous nous proposez pour assurez notre avenir et celui de nos enfants pe etre que je ne sais pas vraiment m’expremer sur ce sujet mais j’espere que tu va comprendre ce que je veux dire j aimé ce passage dans ton article et j’aprouve"" Exception faite des fonctions régaliennes de l’Etat central que sont la défense nationale, la politique étrangère et la monnaie, l’autonomie est la solution qui lèguera à la Kabylie une responsabilité quasi totale dans la gestion de son école, de sa fiscalité, de son économie, de sa justice, de son domaine de la culture, de ses médias, des langues qu’elle jugera utiles à sa floraison""… merci de me donner plus de detail sur ce sujet je sais pas si je pe publier ca pe etre je ne sais pas bien m’exprimer c pour cela que je té ecris en privé...
merci bcp mon ami....
karina....
Azul Karina, Azul Kabyliste
C’est toujours un plaisir de vous lire tous les deux, croiyez-moi, même si, jusque là, je ne recevais les écrits de Karina qu’en aparté !
Si j’ai écris ce texte sur l’autonomie c’était justement pour donner des repères, des détails assimilables pour le commun des citoyens qui reste, comme toi, très interrogatif sur la signification et la dimension de l’autonomie. Je me rends compte que je ne suis pas arrivé à clarifier les choses comme je l’aurais voulu mais cela ne m’étonne pas non plus car, la situation est elle-même confuse.
Je ne vais pas produire un autre texte, je n’ai pas envie de te faire languir aussi mais je te dirai en substance que l’autonomie est un concept relatif dont la dimension diffère d’un cas à un autre de telle sorte que dans le jargon politique, on parle souvent de "autonomie relative", large autonomie"...etc.
J’ai également souligné les différentes approches qui existent présentement sur le terrain politique en Kabylie à travers les options des principaux courants politiques représentatifs de la région de Kabylie à savoir :
1)- La régionalisation modulable proposée par le RCD 2)- Le fédéralisme proposé par le FFS 3)- L’autonomie de la Kabylie proposée par le MAK et les autonomistes indépendants.
Dans les 02 premiers cas, il s’agit d’octroyer une autonomie (*) de gestion de certains domaines à toutes les régions d’Algérie qui resteront dépendantes de l’Etat algérien central.
Dans le cas du MAK et des autonomistes indépendants, il est fait abstraction du reste de l’Algérie puisque, aussi bien le MAK que les autonomistes kabyles indépendants et comme leurs noms l’indiquent clairement, ils sont des cadres totalement kabyles et entièrement destinés à la Kabylie suggérant implicitement et/ou explicitement que le sort des autres régions ne regardent que leurs habitants et en aucun cas les kabyles qui ne doivent plus s’investir dans la lutte pour tous les algériens au moments où les autres algériens n’aspirent ni à la même destinée ni ne se solidarisent avec les kabyles quand ils sont victimes de l’arbitraire en raison justement de leur engagement en faveur d’une Algérie dans sa globalité. Cela aussi, je l’ai expliqué dans le texte.
Sinon, par rapport au dimension de l’autonomie de la Kabylie, pour le moment, ça reste une idée vague, une aspiration, une ambition dont les contours diffèrent d’un cadre politique à l’autre selon qu’on soit du RCD, du FFS ou du MAK ou tout simplement autonomiste non affilié et non structuré.
Le Pouvoir algérien d’une autre côté est loin d’être prêt pour effectuer un tel changement qui relève de l’inconcevable pour l’instant car, avec l’autonomie de la Kabylie, y’a risque de contagion, ce que le Pouvoir redoute puisque s’il est contraint d’accorder ces autonomies à toutes les régions d’Algérie, il perdra le control des foules et des régions qui évolueront dans une autogestion qui rendra très forts les régions et par conséquent, rendra très faible le pouvoir central. Ainsi, pour y arriver, il faut prendre les armes, ce qui est exclus puisque tout le monde s’accorde à dire que la voie armée ne fait plus recette. Deuxième solution, imposer cette autonomie progressivement et à partir de la base. Seulement, encore là, au niveau de la base, il y’a une telle confusion et une telle mésentente que, comme dirait l’autre, ce n’est pas demain la veille !
C’est pour cela que j’ai suggéré la nécessité absolu que le dialogue permanent et la proximité entre les forces en présence (RCD, FFS, MAK, Autonomistes indépendants) doivent se créer (puisque ça n’a, malheureusement, jamais existé) et ne jamais s’interrompre jusqu’à ce qu’un SMIG (consensus minimal) autour du projet d’autonomie soient trouvé.
J’avais également suggéré comme première étape, la solidarité sans faille durant les élections locales pour redonner de l’espoir au citoyen kabyle au moins, ensuite récupérer les municipalités que les partis du pouvoir auront conquises durant ces dernières années et où, un travail de sape est menée contre la conscience citoyenne de ces localités pour les déposséder de tous les repères culturels, identitaires et politiques.
A partir de là, la Kabylie étant plus que jamais soudée , l’avènement de l’autonomie ne sera plus qu’une question de temps. Cela dit, définir les contours de cette autonomie consensuelle sera à ce moment là la priorité des priorités.
C’est pour te dire, chère Karina, que bien que l’autonomie en général soit la solution moderne au conflits et à la mauvaise gouvernance ; il ne s’agit pour le moment que d’un espoir pris en otage entre nos divergences personnelles et l’autisme du Pouvoir algérien.
J’espère avoir, plus ou moins, éclairé ta lanterne !
Ton ami Allas
(*) Il est bien entendu question d’autonomie car, il existe aussi un courant naissant indépendantiste ; qui opte carrement pour l’indépendance de la Kabylie, ce qui est une opinion respectable mais totalement différente de l’autonomie. A partir de là, mon ami Kabyliste devra se définir clairement pour cette dernière option et arrêter de parler d’autonomie dont la définition qu’il donne dans son commentaire renvoie plutôt à indépendance.
Le ffs et le rcd sont par essence des partis dont la séve nourriciére est composée d’un substrat arabokabylomusulman.Leur existence n’est tributaire que de ce mélange nourricier,qui fortifie en priorité,l’araboislamité du kabyle ou l’algérianité dont l’islam et l’arabisme sont le terreau qui ne permettent pas l’implantation d’une kabylité kabyle amazigh ,méditerraneene occidentale,sa vraie nature,décolonisée du panarabisme et libre.
Ait ahmed est un mutant du panarabisme,si bien qu’il ne conçoit la kabylie ,que régionale mais dans le géron colonial arabomusulman.N’a til pas souvent répété ,ici où là,que la PERSONNALITE au monde qui l’a le plus marquée était:L’ex roi fainéant fayçal d’arabie !!!!!
Quant à said sadi,plus hypocrite et plus psychologue que l’admirateur de l’ex roi fainéant ,cousin du wahhabite benladine ,il s’efforce de pleurer avec le berger kabyle en étant dans la connivence et la proximité d’intérêt avec le loup araboalgeromusulman.
L’un et l’autre ne peuvent se passer de la rénumération financiére,en devise forte et en dinars, que le pouvoir arabomusulman algérien leur accorde pour les maintenir dans une posture d’opposants de façades,avec UNE SORTE DE CORDON OMBILICAL qui les relie aux vrais décideurs , les géneraux dela DRS,et à celui à qui ,ils ont rétrocéder la gouvernance par la corruption,l’ennemi et l’assassin des kabyles rebelles ,l’arabomusulman bouteflika ..
Said sadi et ait ahmed ne sont pas prêts de couper ce cordon ombilical NOURRICIER,et ne le couperont jamais !
Allas vous parle du RCD en tant que militants qui activent en kabylie et sans qui la kabylie serait charcuté d’une partie, idem pour le FFS et toi tu parle de Sadi et d’Ait-Ahmed !
Tu parles de l’arabo-islamisme pour vous attaquer au RCD et au FFS comme si les militants et les sympathisants kabyles de ces partis seraient jetés en mer dans une Kabylie autonome ou indépendante alors que Allas s’efforce à montrer la voie de la sagesse qui est celle de se parler sans cesse malgré les grandes divergences idéologiques qui souvent sont exagéremment amplifiées par des questions d’égo et de petites revanches entree personnes, se parler donc sans cesse jusqu’à ce qu’un minimum d’entente soit trouvé dans l’intérêt de la Kabylie, car, plus cette animosité fratricide persiste, plus l’avenir de la Kabylie s’annonce sombre et hypothétique et cela, vous le savez très bien pourtant vous persistez à ne pas rater une occasion pour alimenter l’adversité en Kabylie que vous prétendez aimer. Drole manière d’aimer !!!
Quand à cette arabité et à cette islamité que je rejette personnellement, je te signale que Ferhat et le MAK et cela se vérifie aussi bien à travers les déclarations que dans le programme, qu’il est respectueux de l’islam et qu’il reconnait une dépendance relative vis-à-vis de l’Etat central algérien.
Ce que j’essaye de dire c’est qu’il faut sortir des trucs fantasmagoriques et essayer enfin d’être pragmatique pour tenter de créer les conditions pour des actions concrètes et progressives car rien n’arrivera d’un seul coup. Allas a superbement montré la voie et désigné les voies qui y mènent avec beaucoup de lucidité et de courage. Faisons comme lui et allons ensemble, main dans la main vers ce rassemblement dans la diversité pour préserver , protéger et construire la Kabylie de demain peu importe si chacun de nous ait décidé de militer en parallèle pour la démocratie au Bangladesh ou sur Neptune à partir du moment où il est partie prenante pour construire la Kabylie.
Merci Allas di tlelli
Merci, mais tu n’as répondu à aucune de mes questions.
Est-ce que la future mariée - autonome - kabyle se pose toutes ces questions ? Sachant qu’elle peut être violentée à tout moment par l’homme qui la protége !
Cela fait 50 ans qu’ils flirtent ensemble et à mort ! A quand le couscous...
Pourquoi poser de telles questions ? hein kabyliste... laisse dormir.
Si cela se concrètise, tu peux d’ores et déjà te prpéaparer à retrousser tes manches le RCD veut se jeter à l’eau, Saïd sadi a dit cette aprs-midi que je plaide la régionalisation et évoque un contexte marqué par l’instabilité et l’inquiétude.
Sonia Lyes sur TSA Akgérue
Le préside du RCD, Said Sadi, a affirmé, samedi 16 janvier à Alger, que l’année 2010 sera celle du « repositionnement politique ». Intervenant à l’ouverture des travaux du Conseil national de son parti, M. Sadi a indiqué « que le RCD doit se repositionner en tant que principal animateur et fédérateur de l’opposition démocratique ».
Le chef du RCD, évoquant un contexte marqué par « l’incertitude », « l’instabilité » et « l’inquiétude », a rappelé qu’il n’ya rien à attendre du régime, soucieux de sa survie, et traversé par une guerre de clans dont l’affaire Sonatrach et le scandale de l’autoroute Est-Ouest ne sont que la face visible. « Il n ya pas de possibilité de composer avec ce régime, ce n’est pas dogmatique mais c’est plutôt politique », a dit Said Sadi. Estimant que les « médias sont rentrés dans les rangs », le chef du RCD a plaidé la régionalisation qui reste, selon lui, une alternative viable pour le pays.
A l’endroit de ses détracteurs, il décoche également quelques flèches. « Il faut être clientélisé par le pouvoir pour vouloir infléchir la dynamique du parti au profit d’une tentation carriériste ». « Le RCD n’a pas choisi la voie facile. Il a choisi la voie juste », a-t-il précisé. nfin, sur la crise entre Alger et le Caire autour du match de football, M. Sadi y relève quelques points positifs. « Le seul point positif qu’on peut déduire de la polémique Algérie –Egypte est que les Egyptiens nous ont fait revenir à nos origines identitaires ». L’intervention du docteur Sadi intervient après un long silence.
lisez ce commentaire d’un denommé Kabyle assidu a TSA Algérie, en répoonse à Sadi ; Kabyle dit : Seulement à côté un pseudo qui se cache derrière Par le kabyle le 16/01/2010 | Salut Saido ! Tu vois, des que je regarde ce mec, Said SAADI, je ne sais pas pourquoi, mais il me fait penser, tout de suite, a un officier du D.R.S. ou bien a quelqu’un qui emarge aupres de ces memes services, avec tout le respect que j’ai pour ce corps d’armee... Mais je le trouve tellement bizarre ce mec la, que je me pose de serieuses questions sur sa personne... Car j’ai ouie dire pas mal de trucs sur lui... sur Khalida, sur Louiza et j’en passe ! Il donne, en meme temps, l’air d’un defonceur de portes ouvertes, si tu vois ce que je veux dire... ou tiens ! D’un rabateur du pouvoir. Un simple ouah ! ouah ! dont la queue fretille des qu la voix de son maitre l’appelle ! Chappe-le Medor ! Chappe-le !
J’ai lu avec attention votre article et j’ai apprécié votre profondeur de vue. La Kabylie est connue en France mais reste politiquement une inconnue. Bien des français ignorent la différence entre être arabe-algérien et Kabyle-algérien. Il est vrai que le discours des algériens qu’ils soient français ou devenus français ne parle jamais de la Kabylie et de son histoire. Quant à savoir qu’elle a une culture, une langue, des danses, des livres, c’est si discret que les français l’ignorent totalement. Ici, dans mon pays de France, les intellectuels français sont tellement préoccupés à se battre la coulpe ou a demander la repentance permanente pour tous les "crimes" remontant parfois jusqu’a Charlemagne ou Charles Martel que la situation des Kabyles ne les interpelle pas. C’est ainsi. Pour ma part, je reste convaincu que la France ou du moins ces intellectuels, blogueurs ou autres pourraient vous aider à faire émerger votre débat si ce n’est votre combat. L’Algérie est sous une dictature mais il est interdit par le" politquement correct" d’en parler en France sous peine d’être taxé de colonialiste. Bon courage à vous et merci de votre article. Je savais qu’il existe en Algérie des femmes et des hommes de valeurs. Cela me change de l’image de français d’origines algériennes qui passent leur temps à pleurer la misère sociale dans leur pays d’adoption tout en le méprisant. http://puteaux-libre.over-blog.com
Au delà du principe d’autonomie (qui rime avec reconquête de sa destinée), il est question d’organisation et de gestion comme vous le dites si bien Mr Allas, j’ajouterai, et de démocratie citoyenne en ce sens que, tout projet politique doit et devra se faire avec le consentement du peuple kabyle et non à son insu, comme, de tout temps, ont fait tous les acteurs politiques dont vous signalez la convergence autonomiste mais que malheureusement, vous ne citez pas. Cela est une condition (sine qua none) pour la réussite de tout projet autonomiste alors même que notre culture ancestrale recèle en son sein les moyens d’y parvenir : à titre d’exemple, le seul socle géo socio organisationnel à même de faire aboutir une entreprise de cette importance est le aârch, dont le fédéralisme occidental n’est que la version post-moderne (dialectisé en qlq sorte) et qu’il faut absolument réactiver (quite à le faire en marge des institutions en place). Rappelez-vous en 2001 suite au printemps noir, il a suffit de réactiver ce système en pas plus d’une semaine (débats et votes compris au sein des assemblées villageoises) pour que toute la Kabylie (des millions d’âmes) se mette debout comme un seul homme face au régime. A contrario, la fourberie des acteurs comme vous dites (en l’occurence abrika et consorts) les a stoppé sec. A méditer très longuement………. Sincerly yours