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lundi 4 juin 2007
Selon Chawki Amari d’El Watan, ce n’est pas dans le Sahara algérien que l’on risque de rencontrer une kemberlite diamantifère.
Selon Moi, plus grand producteur que chercheur de perles, c’est dans la presse francophone « dernière génération » d’Algérie que l’on peut dénicher la "Yellow ground", autrement dit la cheminée volcanique calcinée mais brillante car toute perlée d’expressions précieuses.
-Conclusion hâtive du rédacteur (CHDR) : mieux on fera taire Hanoune sur les diamants algériens, mieux nous pouvons gueuler des perles algéromédiatiques-
En réalité, on peut s’estimer en présence de « buldan el mass » (pays de préciosités) quand on prend des journaux en entier tels que la déjà éburnéenne « Dépêche de Kabylie » ou encore « Soummam News » qui jaillit de la période archéenne dès son numéro 01, paru ce 23 mai 2007.
Comme dans les champs d’anciennes éruptions volcaniques où tout grain de diamant signifie « lave », « cheminée » et donc « mine diamantifère », on peut s’exercer à localiser des articles réjouissants dans ces espaces où l’esprit bave de toutes ses perles ses brillantes éructations pour... "se la jouer".
Cette fois-ci, nous allons piocher « Tourisme - Zéphyr, un hôtel pas comme les autres », entretien réalisé par Kahina Sadoud avec Mr Benhamed, pour SOUMMAM NEWS n° 01, page 15.
Qui est M. Benhamed ou, pour reprendre la journaliste, Mr Benhamed ? Il faut lire entre les lignes de la 3ème question de l’entretien pour le deviner : « Pouvez-vous nous présenter votre hôtel ? ».
L’entretien de Kahina Sadoud avec Mr Benhamed rappelle très bien une kemberlite en ce sens où il dégage la même complicité prodigieusement contrastante entre des perles scintillantes et une cheminée volcanique, naturellement carbonisée, éteinte, qui s’en pare. Cette forme de complicité dialectique agit comme une invitation à abandonner le produit mixte de sa discussion donnée à lire, en l’occurrence « l’hôtellerie », voire « le tourisme », pour creuser ses méninges à la recherche du magma socioculturel présent, digne de donner lieu à de tels ahurissants entretiens.
Mr Benhamed nous donne, dans cet entretien, un succulent cours de marketing tirant sa genèse d’une vaste connaissance de la mythologie grecque et... coloniale. Dès sa première phrase, en effet, il affiche : « Le Zephyr [sans guillemets, faut-il vous le faire remarquer ! NDLR] n’est pas une appellation fortuite, elle est inspirée du vent surnommé par la mythologie grecque « Le Zephyr » [...] . Comme il faut souligner que cette appellation se réfère aussi à l’œuvre du sculpteur et médailleur Français Engène Marioton (1854 1933), qui consiste en une statue en bronze réalisé en 1894 ». Puisque « l’inauguration de l’hôtel était effectuée en 15 juin 2005 », l’idée ne viendra à personne de penser que l’acte baptismal serait inspiré par le nouveau produit labellisé « tourisme de mémoire », inauguré par une première délégation d’ex. « Pieds noirs » vers le 08 mai 2005 en ce qui concerne la ville de Béjaïa. Le Zephyr est donc une statue, un hôtel ou un vent qui emploie « 29 personnes diplômés » avec « des salaires qui dépassent le SMIG ». Belle participation à la réalisation des promesses de millions d’emplois, concédons-le à toutes fins utiles. Après avoir subi « un entretien d’embauche », « puis une période d’essai de 03 à 06 mois », le « candidat » « signera un contrat de travail à durée déterminée », précisément « (d’une année) ». la journaliste n’a pas voulu savoir si le contrat est renouvelable ni même s’il expire après le congé annuel de l’employé ou... avant.
Culture du tourisme vs tourisme culturel
La journaliste construit une image de l’hôtel qu’elle offre en une phrase à Mr Benhamed : « On connaît le Zéphyr, hôtel pas comme les autres grâce à sa réputation (un lieu respectueux) due a la non existence d’une discothèque et d’un lieu pour vendre les boissons alcoolisées ». Elle demande les raisons de ce choix. Mr Benhamed, expert en la matière, dynamite cette image : « Je peux seulement vous dire que c’est un choix. Comme je vous informe que c’est toute une procédure et un investissement lourd pour construire ces lieux (payer les videurs, la loi de sécurité, etc.), ces derniers donnera naissance des comportements de clocharisme qui chasseront nos clients, et moi personnellement je ne veux pas l’émergence de ces comportements dans mon organisme ».
L’interrogeant sur ce qu’il ferait en présence d’un « client qui veut boire d’alcool », Mr Benhamed rassure : « Je l’envoie tout simplement à l’hôtel "Chréa", car nous sommes complémentaires ».
Cette réplique signifie-t-elle que "Chréa" redirige un client qui voudrait boire de l’eau à Le Zéphyr ? C’est la culture du tourisme, tout ça !
D’ailleurs, à bien suivre ses propos, Mr Benhamed veut bien instaurer cette « culture de tourisme » partout et même installer un climat de complémentarité avec la population. Qu’on en juge : « Tous les moyens sont disponibles pour cette période [estivale], il reste seulement la propagation d’une culture de tourisme au sein de la population ». « Malheureusement, notre population n’a pas cette culture pour l’accueil des étrangers ». « [...] le tourisme n’est pas seulement dans l’intérêt de l’hôtel mais aussi dans l’intérêt de toute la population, car la rentabilité est partagée ». Ce n’est pas tout le monde qui a la culture du Zephyr. En attendant, la pub doit y concourir. Elle est assurée.
Et tant pis pour le tourisme culturel : un jour, un hôtel sera construit sur une côte norvégienne et sera appelée « Le Sirocco » en souvenir des héros des contes berbères qui dorlotaient jadis les enfants des villages bougiotes.
Par : Tahar Hamadache
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