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Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

, par - 25  commentaires

Aziz Tari, un des acteurs du printemps 80, a bien voulu répondre à nos questions.

Kabyles.net : Vous êtes la figure emblématique du mouvement étudiant d’avril 80. Que ressentez-vous à chaque date anniversaire ?

Aziz Tari : Tout d’abord je ne suis pas la figure emblématique de 80. J’étais certes l’un des acteurs les plus actifs et l’un de ceux qui ont joué un rôle important lors du printemps 80. Je m’y suis engagé avec mes convictions mais il faut dire que j’étais aussi, avec mes camarades, le produit d’une histoire, celle qui nous a poussés à la révolte, celle qui nous a poussés à sortir dans la rue pour ne pas accepter le statut qu’on nous imposait.

Notre génération est née pendant la guerre ou un peu avant, marquée par les idéaux de justice et de de la grande idée que l’on se faisait d’une Algérie rêvée comme un espace de liberté et de tolérance. Malheureusement pour nous ce rêve a viré à un cauchemar fait d’interdits, de tabous, dans un environnement fermé à tout espace d’expression et d’affirmation du fait kabyle dans son expression amazighe et dans ses aspirations aux libertés démocratiques.

C’est aussi le refus de vivre dans le déni d’une terre à laquelle nous étions viscéralement attachés, où nous avions grandi dans la douleur mais aussi dans la fierté. Je n’aurais pas été ce que je suis devenu à cette époque sans les autres et avec les autres. On était ensemble dans le combat, unis dans une aventure humaine singulière qui a marqué la mémoire collective des Kabyles, qui a été un jalon dans la revendication identitaire et démocratique en Algérie et au-delà en Afrique du Nord.

Cette date est la première contestation politique dans l’Algérie postcoloniale, après celle du FFS en 1963, et a produit dans sa continuité immédiate l’insurrection de la Soummam de 1981, événement malheureusement fort mal connu, et où j’étais également impliqué avec des camarades de la région.

Pour répondre à votre question concernant mon ressenti par rapport à cette date anniversaire, j’ai un sentiment mitigé, comme tout Kabyle je présume, un sentiment de fierté mais également la sensation d’être passé à côté des rendez-vous de l’histoire, à côté du chemin qui devait nous emmener vers la liberté. Dans ce chemin dur et difficile, on a besoin de repères et avril 80 restera à jamais un repère dans notre histoire, comme une page qui s’ouvre et qui restera ouverte tant que la problématique restera posée comme c’est le cas encore aujourd’hui dans un environnement autrement plus dramatique et dangereux.

C’est dans ces moments de commémorations que je ressens aussi le poids de l’histoire qui est lourd à porter quand on veut rester fidèle à ce combat. On a commencé très jeunes, le temps peut nous faire murir et grandir ou bien nous plonger dans la déchéance. J’ai choisi le chemin le plus dur, celui d’entretenir la flamme de l’espoir avec plus d’ambition pour la Kabylie à laquelle j’ai toujours affirmé mon attachement et ma fidélité. Le reste, les autres générations l’écriront, j’espère un jour, pour leur propre mémoire.

K.net : 32 ans après le printemps 80, 11 ans après le printemps noir, comment analysez-vous ces années de lutte, y voyez- vous un changement de leur nature, des ruptures, des évolutions positives ou négatives ?

Aziz Tari : 32 ans après, ça ne me rajeunit pas mais je garde toujours de l’énergie pour continuer. C’est difficile dans une interview de faire un bilan de tant d’années de luttes, et en même temps d’analyser l’évolution de la problématique complexe de la question amazigh en général et kabyle en particulier dans un contexte de crise politique et structurelle chronique. Beaucoup de paramètres et d’événements sont à analyser : la nature du système politique, l’illusion de l’ouverture démocratique de 1989, l’irruption de l’islamisme radical majoritaire dans le pays et la guerre qui en a suivi avec plus de 200.000 morts dans le silence total de l’opinion internationale (c’est l’habitude concernant l’Algérie), la grève du cartable en 94-95 et son échec, le printemps de 2001 qui a marqué à jamais notre destin avec de nombreux jeunes versant leur sang pour aspirer à la liberté.

Si on fait la rétrospective de toutes ses années de luttes faites de traumatismes, de défaites et de désillusions, des périodes très dures pour nos citoyens où on a perdu beaucoup d’intellectuels éminents, de compétences et de militants de valeur, je dirai que le bilan est catastrophique en terme de sacrifices en vies humaines et en tragédies sociales. Allant plus loin dans l’analyse, je dirai que l’atteinte est encore plus profonde dans le sens où on a détruit tous les ressorts de notre société, les équilibres internes, et mis en danger notre cohésion sociale.

L’évolution de l’Algérie est inscrite dans la nature du régime qui a tourné le dos à l’histoire par sa contre révolution en 1962 avec les conséquences désastreuses qu’on connait, de par l’incurie du pouvoir qui a mis à genoux tout un pays riche en diversité et en désir de destin collectif. Cette contre révolution incarné par le courant islamo-conservateur dans ses variances a tué la grande et généreuse idée de l’Algérie fraternelle des combattants de la première heure. On a brisé cet élan et notre quotidien fait de peurs et d’incertitudes s’est installé durablement dans un climat d’impuissance avec un sentiment de gâchis qui nourrit cette impression d’une Algérie au bord du gouffre et de l’implosion.

Nous, Kabyles avons raté trois rendez-vous historiques après 1980 qui se résument en trois périodes. Celle de 1989-1992, 1992-2001 et de 2001 à aujourd’hui. Les deux premières ont produit deux fractures terribles. La première a vu la Kabylie, dans un élan enthousiaste jouer à fond le jeu par sa participation, à travers ses partis politiques, à une pseudo ouverture démocratique dans un système politique qui la nie, ce qui va entrainer une grande fragilisation de l’ensemble de son entité et mettre en péril sa cohésion. La deuxième est survenue quand la Kabylie a été sommée de choisir son camp après le coup d’État de janvier 1992 c’est-à-dire choisir entre la peste et le choléra. Ce choix entre réconciliateurs et éradicateurs où on a impliquée de force la Kabylie alors que ce n’était pas son combat et qu’elle n’était pas directement concernée par cette guerre. De ce fait on a détruit les ressorts de notre société, on a mis à mal notre singularité, carburants de notre résistance à toutes les tempêtes et on a y importé tous ces conflits exogènes. La majorité des élites kabyles à travers ces partis politiques ont préféré suivre le sens du vent en impliquant la Kabylie dans un processus de normalisation. L’échec vient du fait qu’on a mis ainsi à terre tout notre système de valeurs, de repères et de solidarité.

S’il y a un premier bilan à tirer, c’est que la normalisation la Kabylie est de notre fait, réalisé par nous-mêmes. Et c’est pour cette raison que toutes nos actions, nos discours et nos révoltes ont trouvé leurs limites et se retournent contre nous-mêmes du fait que nos politiques sont, non dans une opposition, mais dans un positionnement intégré à un système qu’ils disent combattre. Les conséquences sont résumées par l’état de la Kabylie aujourd’hui.

Autre expérience douloureuse, avril 2001 qui aurait pu être un printemps de renouveau. Malheureusement, on est tombé dans les mêmes travers en cassant l’espoir de tout un peuple dans son sursaut de dignité. Sans vision et sans élites capables de rupture, de clarté, on n’a pas pu tracer un chemin durable et irréversible vers notre émancipation du système et couper le cordon ombilical pour se donner un avenir et faire en sorte que des jeunes ne se soient pas sacrifiés en vain.

K.net : Aujourd’hui, où en est la Kabylie ?

Aziz Tari : La situation dans laquelle est ma patrie aujourd’hui, je la qualifierai, avec gravité, de dangereuse, complexe et compromise. La Kabylie traverse, et nous avec, une période très difficile de notre histoire dans un contexte de chaos organisé où tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce bout de terre un no man’s land dans tous les domaines de la vie.

On veut faire de la Kabylie une vraie poudrière, une concentration dangereuse des maquis islamistes et de contingents de l’armée (avec ses dérivés : gendarmerie, DRS et réseaux d’indicateurs) entretenant un climat de guerre permanent dont l’objectif principal est l’occupation de ses territoires, ce qui ressemble bien à une annexion de par ses objectifs et son quadrillage systématique. Le salafisme, le wahhabisme, le banditisme et autres réseaux mafieux constituent un maillage bien ficelé, financés et entretenus agissant dans l’impunité totale et finissent le boulot comme missionnaires pour les uns et agents de déstabilisation pour les autres. Sans parler de l’implantation des populations arabophones pour déséquilibrer notre espace linguistique et culturel. Sans parler de l’école et des mosquées qui font un travail d’acculturation et de déracinement profond visant nos piliers combien essentiels à la survie de notre identité.

Oui, la Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée, salie, profanée, dépossédée, trahie et occupée. Voici les mots qui résument mon état d’esprit et mon sentiment quand je sillonne cette terre qui est la mienne, dans laquelle je vis avec ce constat qui torture ma conscience. Aujourd’hui, la situation est chaotique à tous les niveaux et a atteint le seuil critique dans son processus de décomposition et de dégénérescence collective.

K.net : Après tout ce que vous venez de dire, pensez-vous que la Kabylie a un avenir ?

Aziz Tari : Dans cette situation d’une Kabylie livrée à elle-même, déstabilisée et vidée de tous ses cadres, abandonnée par ceux qui ont fait d’elle un instrument politique pour leurs propres ambitions, il faut du courage et une conviction énorme pour maintenir un espoir de changement. Le sursaut est possible afin d’éviter cette désintégration qui nous menace dans un terrain aussi miné, fragmenté et en perte de repères. C’est dur d’exister dans cet environnement, c’est dur de susciter un débat mais il faut se battre, ne pas démissionner ni baisser les bras pour une simple raison, c’est de notre survie dont il s’agit.

Non, l’espoir n’est pas perdu. La Kabylie possède encore des réflexes de survie, des capacités à rebondir et aussi des femmes et des hommes capables de faire vivre cet espoir. C’est dans ce sens et aussi dans cette perspective qu’une voie fait son chemin depuis les années 90, une voie nouvelle et généreuse qui remet le débat au cœur de notre problématique, une voie de rupture et qui s’inscrit aussi dans le retour aux fondamentaux, la préservation de nos intérêts moraux et matériels, la préservation de notre identité à travers son socle historique et ses valeurs ainsi que la volonté de s’affranchir d’un système qui a mis à mal notre dignité.

C’est le point de départ d’une aventure humaine nouvelle mais aussi les fruits de tant de combat non aboutis. Ce n’est pas un repositionnement, je dirai que c’est une rupture et aussi une synthèse de nos luttes du mouvement national à aujourd’hui et cela s’inscrit dans le mouvement de l’histoire. Je suis fier d’être dans cette dynamique vivante, pour celui qui depuis 1980 s’est inscrit dans cette marche vers la liberté avec tant d’autres qui investissent cet espace de débat et d’engagement pour un statut politique de la Kabylie à travers la revendication d’une autonomie de la Kabylie.

Cette voie que j’appelle synthèse historique vient trop tôt ou en retard selon les jugements, l’essentiel est que c’est le produit de notre propre histoire et de notre propre parcours, de nos combats et de nos engagements. Quelle que soit notre analyse des faits de l’histoire et de ses évolutions, la Kabylie a fait émerger cette espérance d’un avenir pour s’inscrire dans un combat nouveau, dans un combat difficile, mais la Kabylie a dans sa nature l’habitude de relever les défis avec cette volonté de retrouver une place dans l’histoire. Tout n’est pas perdu, tout n’est pas compromis. Je crois à ce sursaut, je crois à cet espoir né de toutes nos défaites.

K.net : Dans quelques jours, comme vous le savez, auront lieu des élections législatives en Algérie. Quelle est votre position ?

Aziz Tari : C’est une mascarade de plus. Dire qu’une dictature arriérée peut se démocratiser d’elle-même c’est croire au père Noël. C’est dans le même esprit qu’a eu l’ouverture au multipartisme en 1989 qui nous a laissé un goût amer et qui consiste à tuer toute expression de changement réel du système. On peut légaliser un parti qui utilise l’islam comme instrument politique de mobilisation et en interdire un autre qui mobilise l’histoire, la culture l’identité et la mémoire collective, fondements réel de notre réalité, exprimé par le droit à un statut politique pour la Kabylie. Ceux qui participent à cette élection sont ceux qui vont apporter la garantie de la continuité, c’est-à-dire le sauvetage du système en accédant bien sûr à la redistribution de la rente contre service rendu.

Le pays est en pleine crise politique, systémique et sociétal. Tout débat sur le système politique, l’État et la Nation sont exclus et ceux qui participent à ces élections s’inscrivent dans une convergence unanime pour le maintien de tous les fondamentaux de ce système. Nous, Kabyles, avons toujours exprimé notre rejet des élections, pas simplement parce qu’elles s’inscrivent dans le mensonge ou bien que les jeux sont déjà faits, mais parce qu’elles participent à une démarche visant notre intégration à un système qui porte structurellement notre exclusion.

Il ne suffit pas simplement de s’abstenir, il faut donner du sens politique à notre boycott. Il faut exprimer, avec force, notre rejet par l’expression d’un projet politique pour la Kabylie en assumant notre rupture et en nous rassemblant pour créer une dynamique portant les ambitions de la Kabylie. C’est notre avenir qui se jouera demain pour la simple raison qu’aujourd’hui est déjà fait. Je rejoins la déclaration commune du CERAK et du Forum-Kabylie pour faire de notre boycott le point de ralliement et le point de convergence de toutes les énergies qui veulent sortir la Kabylie de l’état dans lequel elle est aujourd’hui et lui faire espérer un avenir.

La rédaction


Illustration de l’article : photo des 24 détenus, d’avril 1980, prise à Yakourene. Vous trouverez, ci-dessous les noms par ordre alphabétique :

Arezki Abbout - Ahmed Aggoune - Idir Ahmed Zaid - Arezki Ait-Larbi - Rachid Ait Ouakli - Ourabah Ali Chikh - Mustapha Bacha - Achour Belghezli - Kamal Ben amoune - Mâamar Berdous - Salah Boukrif - Ali Brahimi - Mokrane Chemim - Rachid Halet - Said Khellil - Gérard Lamari - Mouloud Lounaouci - Mohand Nait Abdellah - M’hamed Rachedi - Mouloud Sadi - Saïd Sadi - Mohand Stiet - Aziz Tari - Djamel Zenati.

Vos commentaires

  • Le 24 avril 2012 à 12:56, par djehha
    En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

    "Oui, la Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée, salie, profanée, dépossédée, trahie et occupée."

    Si ca ne s’arrete pas il ya deux solutions possibles avec 7 millions d’habitants et un noyau
    d’hommes bien aguerris et toute la diaspora kabyle internationale en parallele :
    a) L’autonomie ou
    b) Semer la pagaille dans leurs fiefs - ils ne vivront jamais en paix a alger, a oran, a canstantine a annaba, et partout ailleurs en algerie et dans le monde !

    Comme c’est facile de semer la merde chez les khorotos !
    En fait il est prouvé que tous ceux qui sont imprégnés d’islamo-baathisme ne comprennent qu’un seul language : Celui du baton, comme les anes. Ils ne savent ni ce que veut dire démocratie, ni liberté ou respect des autres.

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    • Le 25 avril 2012 à 18:17, par Issam_Ourahmoune
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      Autonomie et pagaille sont voués à l’echec, Monsieur Djehha, car les autonomistes indépendantistes sont inexistants parmi les Kabyles d’Alger, de Constantine, de Annaba, d’Oran, et de partout en Algérie, dont les parents ont quitté la Kabylie depuis au moins 50 ans. Et puis, ils sont minoritaires en Kabylie. Ensuite ceux qui veulent semer la pagaille seront sûrement les perdants, car, ils vont perdre leur temps à faire de la politique au lieu de travailler ou d’étudier, et ils n’auront que ennuis de la part du pouvoir. Pratiquement parlant, ni l’indépendance ni l’autonomie ne va réussir même si on suppose que tous les Kabyles la réclament, et que le pouvoir les leur octroie, et cela pour plusieurs raisons :
      - niveau bas de l’enseignement primaire, moyen,secondaire et universitaire en Kabylie, donc automatiquement celui des élèves, étudiants et diplômés Kabyles. la preuve sont les classements nationale et internationale médiocres des universités de Tizi et de Vgayeth.
      - aucune ressource naturelle de valeur en Kabylie, donc, pas de ressources financières, pour l’économie
      - la Kabylie possède un relief montagneux accidenté non fertile pour l’agriculture et pour la construction,c ’est pour cela qu’elle dépend à 95% des produits agricoles des autres régions d’Algérie
      - enfin le problème épineux de la dépendance totale de la Kabylie en Énergie du reste de l’Algérie : gaz de ville, carburant, électricité. Et la Kabylie n’en dispose d’aucune source. Et même si elle veut se doter des sources à base du vent, de l’eau ou du soleil, en plus du faible rendement de celles-ci, ça prend d’énormes budgets inexistants présentement et au future en Kabylie

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      • Le 26 avril 2012 à 06:15, par ouchen aqavach
        En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

        Quelles ressources ont le Luxembourg, les Pays-Bas, la Suisse, la République Tchèque, l’Islande, etc.... Hé bien une ressource inéstimable qui s’appelle l’intelligence créatrice et productrice. Ce qui manque à tous les pays du sud méditerraanéen, sclérosés pour l’éternité.
        Une nation n’existe que par la force de son peuple et non par la quantité de ressources naturelles dont elle dispose.

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      • Le 26 avril 2012 à 14:58, par djehha
        En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

        @Issam -
        A chacun sa définition de "l’autonomie".
        La kabylie ne pourra jamais se détacher de l’algerie car on y fait partie
        et tout le reste de l’algerie est aussi notre terre.
        Les kabyles ne se sont pas battus pour la kabylie seulement.

        Ce que les kabyles veulent c’est de décider sur leur avenir sur tous les plans :
        - Culturel
        - Economique
        - Politique

        Il y a des tas d’exemples ou la "séparation" marche a merveille.
        En suisse ils ont 4 cantons
        En grande bretagne, il y a 3 "pays" et 3 parlements.
        Au canada ils ont les anglophones et les francophones ainsi qu’en belgique.
        etc...

        Les ressources de la kabylies sont humaines. La ressource la plus importante.
        Que fera un peuple idiot avec l’argent du pétrole ? Manger et dormir - Des tubes digéstifs quoi !

        Le géni kabyle a démontré qu’on peut etre prospère meme si on n’a pas des ressources minières.
        Regardez le nombre d’entrepreneurs kabyles, d’ecrivains, d’ingénieurs, de médecins etc.
        En plus voyez comment malgré tout le boycott de l’état depuis 1962, et avec rien on voit moins de misère en kabylie qu’ailleurs. On voit qu’il existe un vrai dynamisme kabyle.
        Les kabyles se débrouillent toujours car ils comptent sur personne, seulement sur leurs propres forces. Les kabyles ont appris a faire face a toute difficulté depuis le début de leur histoire.

        En fait si les kablyes avaient la liberté de s’épanouir, ils seront l’exemple pour l’économie et la démocratie en algerie donc pour les autres régions.

        Donc empecher la kabylie de prosperer librement c’est implicitement empecher les autres régions de prosperer en copiant sur l’exemple kabyle.
        Voila pourquoi la kabylie est attaquée de toute part, meme avec la religion et le terrorisme "mélangés" comme un cadeau empoisonné du pouvoir.

        Les japonais n’ont pas de pétrole ; ils n’ont que des tremblements de terre et des tsunamis.
        Et poutant leurs produits dominent la planéte. Ils étaient la 2ieme économie de la planete (dépassés par la chine recemment)
        De meme pour la corée du sud qui est miniscule et n’a pas de pétrole.

        Avons nous vraiment besoin de pétrole si nous sommes innovants et intelligents ?
        Est ce que israel a besoin de petrole pour dominer et decider sur tout ce qui se passe dans le monde ?

        Que font ceux qui ont le petrole aujourd’hui ? Ils mangent et font dodo.
        Ensuite est ce que les algeriens ont profité des richesses du pétrole ? Non.

        Alors y a t’’il y a une difference si la kabylie a ou n’a pas de pétrole ? Aucune.

        La kabylie a des femmes et des hommes. Elle n’a pas besoin de tubes digestifs passant leur temps entre la mosquée et le lit.
        La kabylie voudrai que son géni s’épanouisse pleinement et librement.
        L’esprit kabyle est détaché de la superstition pour ne se concentrer que sur la réalité pas sur l’au-dela, qui n’est en fait qu’un masque pour dominer les autres.

        C’est la kabylie qui a sauvé l’algerie des griffes de la france et c’est la kabylie qui sauvera l’algerie des griffes de l’integrisme, de l’obscurantisme et du charlatantisme.

        Voila comment je vois l’autonomie de la kabylie de demain.

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      • Le 27 juin 2012 à 19:22, par Anegmar
        En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

        De quelles ressources dispose le Japon ? Et pourtant c’est une puissance mondiale ! Donc la Kabylie peut très bien se gérer elle- même. Tout dépend de la détermination des Kabyles et de ce qu’ils veulent faire de leur région.
        Quant au type de gestion : autonomie ou indépendance, je pense que l’indépendance est la meilleure solution, car même si la Kabylie devient autonome, elle aura bien sûr la liberté de gestion de certains dossiers (économique, social, linguistique, culturel...) mais elle dépendra quand même d’un Etat central arabe (arabo-musulman). A moins que l’autonomie soit une étape vers l’indépendance.

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  • Le 24 avril 2012 à 18:07, par Ali
    En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

    Je suis d’accord pour que les gens boycottent ou appellent au boycott s’ils ont des raisons valables pour boycotter. Il faut argumenter avec intelligence et convaincre les gens de suivre le boycott s’il est justifier pas boycotter pour boycotter. Malheureusement les RCDISTES ? ne voient pas la chose de la même manière, hier des militants du MPA sont partis faire leur campagne à Aghrib et ils ont été accueillis par les militants du RCD d’une manière très violente : un des militants du MPA ( handicapé) a été bousculé par cette horde de sauvage qui hurlait , menaçait et diasait des grossièretés aux candidats à la députation. Ils les ont empêché de faire leur campagane en les forçant à partir. Ils ont même cassé les phares de l’une des voitures à coups de peids. C’est vous dire à quel point ils sont déchaînés. Alors le RCD qui prône la démocratie n’a pas à être fier d’une telle conduite , elle relève du fachisme, c’est une honte ! Ce sont des comportements extrémistes

    Répondre à ce message

    • Le 25 avril 2012 à 04:49, par djehha
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      Faire "Campagne" a aghriv, en kabylie !!!

      Vous etes tombés sur la tete ou quoi ?

      En kabylie ils n’aiment pas qu’on joue a la comédie !

      Si c’est pour les 30 millions + les bénéfices que vous faites votre "campagne", il y a bien d’autres moyens pour se les avoir - dévaliser la banque d’oran comme l’a fait benbella.

      Autrement, oser venir nous insulter avec des mensonges et des tartufferies, pour

      dire zaama que "vous avez fait votre campagne dans le fief du rcd", il y a des méthodes

      plus simples pour jouer la comédie du "nationalisme" des "héros" de la "main de l’étranger" etc.

      Alors pour moi, le MPA c’est l’équipe de foot de bab el oued. Tu te rappelles betrouni et co ?

      Pauvres comédiens ! Allez vous casser a oran, canstantine, annaba, alger our personne ne vous connait meme pas. Ne venez pas dans de petits villages kabyles pour dire que "vous faites de l’histoire et de la politique et du militantisme" - Cassez vous espèces de polichinels. Laissez nos vieilles de kabylie tranquilles. Nous, on a oublié la démocratie et la libérté depuis 1980.
      Parler de "démocratie" dans un pays anti-démoctate n’est que de la pure stupidité.
      Comment oser utiliser ce mot "démocratie" pendant que tu es en train d’aider indirectement des anti-démocrates et des anti-kabyles a rester tes maitres pour 50 ans de plus ?

      Si c’est pour les 30 millions, je te redis que la kabylie pourra te faire une quette, c’est plus honorable, car les kabyles sont naturellement très généreux ; ils aident meme leurs RKHASS ...

      Un monsieur qui ose parler de "campagne" en 2012 ; après une sodomisation nationale de 50 ans !

      T’es malade mon pote ; t’es trop malade, vas-y te soigner et la tete et le C....L.

      Répondre à ce message

    • Le 25 avril 2012 à 10:52, par djehha
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      @Sidali :
      J’ai oublié quelques questions :
      1/ Comment sais-tu que ceux qui ont perturbé ton "MPA" sont du RCD ?
      Sais-tu qu’il n y a pas que le RCD qui ne votera pas le 10 mais ? - A part toi et les gloutons des 30 millions par mois ! Il y a des millions un peu partout en algerie qui en ont en raz-le bol . Ces gens s’en fichent royalement de ton belkhadem, de ton boutef et de ton khommas d’ouyahia car leurs chansons hypocrites et pseu-nationalistes ne riment plus dans les tympons.
      LE TOURNE DIXE EST RAYE (OUBLI LE TOURNE DISQUES).
      2/ Comment "voter ou boycotter intelligemment" dans un pays dominé par des tubes digestifs ignards ? Que veux tu dire par "boycotter pour boycotter" ?
      Pour nous c’est simple : On boycotte car tout est de la merde - Un point c’est tout. Inutile d’expliquer plus car tu ne comprendras pas.
      3/ Comment oser nous parler de "campagne" après tant de "campagnes" comiques depuis 1962 ?
      4/ Comment fais-tu semblant de ne pas avoir compris ?
      Mais je soupconne que l’appat de boutef, c’est a dire les 30 millions rendent les gens aveugles du jour au lendemain.
      5/ En fait, qui votera pour ton MPA a aghriv ou en kabylie ? Tu dois etre dingue mais tu te prends pour un imbecile heureux. En kabylie les gens ont des choses plus importantes a faire que d’aller se faire arnaquer dans une chaine - S’il y en a une - pour sois-disant "voter".
      Les nationalistes de pain (bouaghroume) sont bien appréciés par belkhadem.
      En fait il ya aussi des chiens bouaghroume qui ne mordent pas et qui ne griffent pas.
      Ouritskarrich ourikhbbach. Sa besogne c’est simplement manger.
      Bonne chance pour "redresser le pays" avec ton MPA. On s’arretera peut etre un jour de chercher les poubelles la nuit a alger, oran, canstantine et annaba ... Et tu fais semblant d’aller voter !!!

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    • Le 27 avril 2012 à 16:10, par amazigh-2
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      Je ne suis pas pour la violence physique MAIS boycotter ne veut pas dire ignorer l’élection. Il faut absolument faire un boycott actif. Comment ça se fait que la majorité des kabyles rejettent cette énième élection et que des assoiffés de pouvoir viennent chercher les sièges de la kabylie ? Les sièges de la kabylie à cette assemblée fantoche doivent être vides. Nous nous voulons pas que des gens hypocrites et opportunistes prennent des sièges à l’APN en notre nom. Alors basta !!

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  • Le 24 avril 2012 à 21:06, par Saidh
    En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

    Merci, Tari Aziz ! Je retrouve en toi le militant d’hier qui a pris beaucoup de maturité, et qui a développé une grande intelellectualité. J’espère que tous les anciens vont revenir au bercail. Nous avons tous fauté, nous nous sommes tous égarés des décennies durant. Le résultat est que personne ne nous a donné ce que nous cherchions, ce que nous défendions.

    Sur la liste des 24 de Berrouaghia, il y a malheurement 5 ou 6 qui nous ont quittés. D’autres ont choisi des chemins inverses à ceux que nous avions pris ensemble au départ : Mohand Stiet est devenu cadre du RND et élu du même parti à l’APW de Tizi-Ouzou, Ahmed-Zaïd a participé à la commission qui a décerné un Doctorat honoris causa à Benbella, Saïd Sadi je vous défie de me le définir et de le positionner sur l’échiqier politique, idem pour Ali Brahimi.

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  • Le 25 avril 2012 à 05:29, par kaci
    En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

    Tout porte à penser que les jeux sont faits : d’une part on parle déjà de premier Ministre algerien Islamiste. Ce tambour batant du style FIS oubien pour etre ponctuel à l’actualité comme en Syrie, ou tous les jours on "fout" une avancée des islamistes opposants- amis des saoudiens- dans le discredit du dictateur arabe au pouvoir. Il parrait que les islamistes ne consoivent la kabylie que comme appendice de l’arabislamisme, aisni ils ont déclaré refuser et l’Autonomie et le federalisme : desormais ils nous ont en poche !

    Du coté officiel, le pouvoir arabiste/islamique leur prepare le terrain, à ce propos voilà la nouvelle apparue sur TSA ce matin :

    L’Algérie et le Maroc signent un mémorandum dans l’éducation et appellent à un Maghreb arabe uni.

    Il est grand temps de repondre à cette politique de fait accompli par une plate-forme kabylo-democratique et federative des forces en place !

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  • Le 25 avril 2012 à 09:01, par aman idurar
    En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

    azul

    monsieur aziz ,vous devez rester simple . svp ne faites pas comme les gens du fln apres 62. c’est votre devoir d’etre dans ce combat comme tout les autres kabyles.

    tant que vous agissez sous les ordres de votre maitre de suisse rien ne va plus.vous terrorisez la kabylie avec vos amis islamistes et drs.

    la nation et le peuple kabyle n’attend rien de vous,ni d’autres. vous n’etes pas l’histoire de la kabylie. le peuple kabyle a des racines lointaines .

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    • Le 26 avril 2012 à 07:34, par afdhis
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      Si je dois citer des militants simples et peut être les plus simples de l’histoire Kabyle, je metterais Aziz Tari en premier lieu. Je ne vois pas sur quoi tu te bases pour évoquer son manque d’humilité ou son appartenance à un maître en suisse...toujours le même sénario.On cherche n’importe quoi juste pour le plaisir de qualifier un militant et lui infliger des doutes et des accusations gratuites. Quand on ne connait pas quelqu’un, la moindre des choses on se renseigne... Ce que tu fais, soit tu veux rendre service à quelqu’un qui ne veut pâs entendre d’un militant sincère par crainte d’un rabaissement de grade (ce qui signifie un vrai manque de simplicité), soit vous faites la chasse à toute personne crédible pour satisfaire les ennemis de la kabylie avec un contrat KDS.

      Je ne suis pas là pour glorifier quiconque. Le seule et mon unique objectif c’est défendre la cause juste la cause de notre Kabylie. Par contre, je ne supporte pas entendre des propos injustes ni de qualifier des combattants purement laïque de pro-islamistes ou autres.... Le premier jour que je me suis réuni avec des militants de la cause Berbère, à l’université de Tizi-ouzou, c’est Aziz que j’ai trouvé devant moi pour m’apprendre le chemin du combat, c’est Zenati et Lamari Gérard. Loin d’exclure les autres, mais aujourd’hui, je n’accepte à personne de m’inventer des penchants islamistes , alors que c’est eux qui ont subit toutes sortes de tortures du pouvoir et des menaces islamistes..

      Les kabyles qui se rendent à l’université à l’époque temoignent à ce jour des comité de Oued Aissi et Hasnawa dirigés par ces militants qui on fait de la communauté des étudiants un peuple démocrate un terrain qui ne ressemble jamais à la pensée ane gerienne.. Aujourd’hui, c’est honteux de continuer au service de ce pouvoir, qui sont des réels maîtres de ceux et celles qui vendent leur dignité ..

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  • Le 25 avril 2012 à 09:53, par ouchen aqavach
    En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

    Quand des Kabyles nous expliquent que l’arabe est une belle langue, que la laïcité n’a aucun sens dans un pays musulman. Quand on les voit tous galoper à la mosquée les vendredi. Quand des femmes Kabyles sont hijabisées et habillées en tenue islamo-compatible, y compris à l’étranger. Quand on voit le nombre de Kabyles au gouvernement et dans la DRS. Une conclusion s’impose : c’est cuit. Le reste n’est que cabrioles et gesticulatons. Un peuple caméléon qui pratique le suicide culturel ne peut pas survivre.

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    • Le 25 avril 2012 à 15:16, par Abu Lahab
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      Je vous trouve bien pessimiste... soyez donc plus patient : il faudra du temps, mais à la longue les islamistes ne peuvent que se mettre le monde entier à dos, ce qui permettra à tous ceux qui s’opposent à l’impérialisme musulman de s’en débarrasser.

      Là où ils sont minoritaires, les islamistes font profil bas, pour ne pas s’aliéner la sympathie des masses progressistes (souvent assez stupides, dans leur rôle d’"idiots utiles" bien décrit par le camarade Vladimir Ilitch), mais, même si les idiots utiles ne finissent pas par comprendre avant (ce qui n’est pas exclus), ils ne pourront pas s’empêcher de se lâcher dès qu’ils seront majoritaires quelque part (déjà, on les sent parfois dans les starting-blocks). Or, ce basculement arrivera fatalement dans 1 pays, pas dans tous à la fois.

      Est-ce que ce sera en France, en Wallonie, en Flandres, en Angleterre ? En tout cas, ils passeront là à l’action dans le pays en question, et la communication aidant, cela ouvrira les yeux aux autres : le réveil risque d’être difficile alors pour les fondamentalistes !
      A partir de ce moment-là, ce sera à vous de jouer...

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    • Le 26 avril 2012 à 16:29, par djehha
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      Ayouchen -
      "Une conclusion s’impose : c’est cuit."

      Non ce n’est pas encore cuit !

      Pourquoi ?

      Parce que ceux qui sont "partis si facilement" reviendront aussi si facilement.

      Comme disait freddie mercury : "Easy come, easy go".

      Les tubes digestifs ne m’ont jamais inquiété.

      Ils suivent comme un troupeau selon la qualité de l’herbe.

      Pour le moment c’est l’herbe verte musulmane qui les nourrit.

      Par exemple, ils deviennent "muslims" a l’étranger parce la mosquée du coin leur donne droit au coufin de victuailles pendant le careme (meme s’ils mangent en cachète chez eux).
      Plus les vetements que la mosquée a détourné des charités.

      Personne ne pourra changer ces gens : Ils ne suivent que la main qui les nourrit et les habille.

      Alors on va bientot les nourrir et les DESHABILLER - Donc ils reviendront et ils nieront qu’ils étaient meme muslims un jour. Pour eux "c’etait simplement un cauchemard historique".

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    • Le 26 avril 2012 à 18:06, par Azwaw
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      Les kabyles n’ont aucun avenir dans la configuration actuelle de l’Etat post-colonial.Sans un statut de large autonomie ou l’indépendance, nous sommes cuits et assimilés dans le moule arabo-intégriste.Ceux qui rêvent d’une Algérie démocratique sont de sacrés farceurs,la société arabe d’Algérie est majoritairement acquise au courant intégriste pur et dur,comme toutes les sociétés arabes.Il n y a pas d’alternative démocratique au système arabo-intégriste en place, en dehors de la Kabylie.En Algérie, le clivage est ethnique,culturel,linguistique,idéologique et civilisationnel entre deux projets de société inconciliables et deux peuples:les kabyles et les arabes.Comme l’a si bien écrit F.Mehenni,"les kabyles ne sont pas meilleurs que les arabes,ils sont différents."

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      • Le 28 avril 2012 à 19:31, par Algérien
        En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

        D’une part, rien ne prouve que vous êtes plus berbères que les autres Algériens, ni historiquement ni génétiquement ni géographiquement. Le fait de parler Kabyle ne veut pas impliquer que vous êtes d’origine berbère. D’ailleurs, il y a beaucoup de berbéristes qui se réclament européen, donc vous n’êtes même votre terre . De même parler l’arabe ou l’Anglais n’implique pas forcément qu’on est d’origine Arabe ou Anglaise. Et Quand vous arriver à prouver votre berbérité et la nonberbérité des Algériens, à ce moment là on vous écoutera. D’ici là, votre cause restera illégitime et infondée. On verra si vous aurez le courage de mener une lutte armée , et on vous attend. D’autre part il n’y a aucun clivage entre la majorité des Kabyles et les autres Algériens, par contre le clivage est entre vous, extrémistes racistes, et les reste des Algériens entre autre les Kabyles. Vous inventez des choses qui n’existent même pas, comme colonialisme arabe, il n’en existe pas Monsieur, sinon où sont ces colons Arabes ? Est ce que vous pouvez le prouver par des faits historiques référencés et non imaginés ? Les Algériens qui parlent l’Arabe ne sont que des berbères arabisés, comme vous autres vous êtes francophiles.

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        • Le 29 avril 2012 à 02:15, par kaci
          En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

          C’est votre souhait de voir la kabylie en arme, comme ca vous redorez votre chechia pleine de poux...

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        • Le 30 avril 2012 à 17:01, par Azwaw
          En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

          En Algérie,il y a des kabyles et des arabes et d’autres groupes berbères.C’est la réalité sociologique que les politiques et les élites formatés à l’idéologie nationaliste arabo-islamique veulent gommer au nom du slogan Algérie une et indivisible,mais sur le dos du peuple kabyle soumis à une politique criminelle et génocidaire de son identité et de sa personnalité, par l’arabisation forcée et la ré-islamisation intégriste.La Kabylie doit être décolonisée du pouvoir arabo-intégriste d’Alger,c’est aux kabyles de décider de leur avenir,en se libérant d’un système qui veut éradiquer la langue ,la culture et la mémoire kabyles.Un gouffre sépare les aspirations et les valeurs du peuple kabyle de nos voisins arabes ou arabisés.Point de chauvinisme dans mes propos, je me sens plus proche d’un arabe démocrate (quel que soit le pays) que d’un kabyle intégriste.

          Répondre à ce message

        • Le 9 août 2012 à 17:33, par mokhtar
          En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

          mrs je tien just a vous dire que notre lute nest pas forcement base a prouver si je suis un vrais amazir ou non , ma lute et tout simplement un combat contre c coyote je lutrais aussi contre c qui rend ma region qui est bejaia et tizi ouzou a un enfer de vivre et une inegalite culturel et economique et raciale , je suis berber de song meme si mon origine et dailleure et je vais te dire pluse si jhabitte a autre endroit ou ya cette inegaliter je luterais aussi et je serais nationaliste pluse que les autre et si toi ta lhabitude de vivre sous les soulier des autr moi non ; je suis amazire de song , et c ca qui fait la diferance et c la preuve aussi que je suis amazirrrrr

          Répondre à ce message

  • Le 25 avril 2012 à 12:34, par Izem
    En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

    Tanemirt Aziz.
    Les Kabyles ont le choix entre la victoire et la defaite. Pour toutes les deux il ya un comportement et des ingredients. Pour le moment ils sont sur la route de la defaite. Ce seras dure pour un peuple issue d’une lignee Amazigh de defaitistes et de defaits , historiquement. Je regarde autour de moi et je vois plein de KHOBZISTES et KHOROTOS kabyles et cela ne m’inspire pas ESPOIR.

    Répondre à ce message

    • Le 26 avril 2012 à 08:55, par akli
      En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

      Il est vrai que tous les ingrédients pour la disparition de la Kabylie sont là. Aziz Tari a raison de dire que les Kabyles ont une grande part de responsabilité. Mais il n y a que les Kabyles qui peuvent la sauver et s’ils voulaient, ils en ont la capacité : ils sont présents dans tous les rouages de l’état et de l’armée, ils détiennent des postes importants dans tous les secteurs (économie, enseignement supérieur, santé ...) et la diaspora kabyle a un énorme potentiel de savoir-faire et de moyens financiers . La question essentielle est : le veulent-ils vraiment ??

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  • Le 24 février 2013 à 06:47, par kabylie libre et laique
    En réponse à : Aziz Tari : "La Kabylie est martyrisée, outragée, violentée, saignée, blessée, traumatisée…"

    azul ,oui mais sera liberée , car ,l’arabe colon sera battu hors de nos villages et l’islam suivra ,je les deteste ,dehors ,dehors !!!!!

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