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Kabyles.Net
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Les retraités algériens en France

Les retraités algériens en France

Entre isolement et résignation

jeudi 9 février 2012, par Farid Bouhanik

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Appelés affectueusement chibanis [chib ou chiv, cheveu blanc], les retraités algériens en France vivent entre nostalgie et amertume. Ils ont travaillé trois ou quatre décennies dans les secteurs pénibles et se voient contraints de séjourner en France la moitié de l’année pour toucher leur pension.

« Tu aurais dû placer ton double blanc ! Tu l’aurais empêché de jouer. Tu ne peux pas suivre un peu la partie bon sang ! » reproche un septuagénaire à son camarade de jeu aux dominos. Le café social de Belleville grouille de monde en cette après-midi frisquette. Les locaux sont accueillants et bien entretenus. Le blanc des murs met en harmonie le mobilier flambant neuf. Des aquarelles et des photos anciennes ornent les lieux. Elles racontent la migration des Nord-Africains. Des retraités attablés discutent, dégustent du thé ou du café et s’interpellent amicalement.

L’association Ayyem Zamen « Le bon vieux temps », en algérien créée en 2000 par le sociologue Moncef Labidi, a ouvert deux cafés sociaux à Paris. Situé rue Pali Kao dans le 20e, le café de Belleville a vu le jour en 2003. En 2008, c’est au café Dejean d’être inauguré dans le 18e. Pour une adhésion annuelle de 10 euros, ces établissements ont vocation à accueillir, écouter, orienter et accompagner dans leurs démarches de la vie quotidienne des personnes vieillissantes immigrées.

 Une migration économique

Tempes grisonnantes, chevelure bigrement fournie et œil malicieux, Ahmed K. parcourt Le Parisien devant un thé à la menthe fumant. Il est arrivé en 1959 en France. « J’avais 20 ans quand j’ai quitté l’Algérie. Je suis venu sur le bateau Kairouan. COLAS est la première entreprise qui m’a ouvert les portes. J’ai commencé comme ouvrier, ensuite j’ai travaillé comme grutier. »

Au fil des mois, Ahmed K. gagne en confiance. « J’ai trouvé une petite chambre rue de Charenton dans le 12e. J’ai suivi des cours de français pendant trois ans boulevard Diderot à Paris. »

Sans connaissance particulière de la vie occidentale et sans qualification, Ahmed K. avait pour seul viatique sa détermination. Le travail lui a permis de s’intégrer et de se socialiser. Les premières années sont souvent très dures à vivre, aussi « la solidarité communautaire s’est dressée tel un rempart face au délitement personnel et à la déchéance humaine. »

Pendant les Trente Glorieuses, la politique française était tournée vers le recrutement massif de la main d’œuvre nord-africaine. Les ouvriers sont arrivés en France avec leurs compétences manuelles.

Achour B. se rend au café de Belleville pour rencontrer Sandrine la médiatrice et Henry le coordonnateur de l’association Ayyem Zamen. « Je suis jeune retraité et je touche 719 euros. J’aimerais introduire une demande de majoration de ma pension. »
Originaire de Kabylie, Achour B. s’est installé à Paris en 1975.
« J’ai ouvert un atelier de couture rue Faubourg Saint-Denis dans le 10e. En 1978, ma famille m’a rejoint. » A son arrivée, Achour B. pensait, à l’instar de nombreux immigrés, repartir plus tard au bercail. L’idée du retour s’est estompée au fil des ans et a laissé place à de la résignation.

 L’exil au féminin

L’exil n’est pas seulement l’apanage des hommes. Moins nombreuses certes, mais des femmes ont aussi pris leur sort en main pour retrouver, très souvent, leurs maris déjà établis en France.

La loi de 1976 favorisant le regroupement familial a offert à plusieurs couples la possibilité de se réunir.

Accompagnée de ses 4 enfants, Chérifa O. rejoint son mari en région parisienne. Son certificat d’études en poche « J’ai d’abord travaillé comme archiviste, puis comme agent administratif à la Cour d’appel de Paris. »

Depuis sa retraite, cette veuve s’occupe de ses petits enfants et fréquente à ses heures perdues le café social de Belleville. Elle s’y est fait des amies, et participe aux activités : club cinéma, sorties, excursions…

« Le café social est un lieu sain et convivial. Les femmes sont respectées ici. Nous venons partager un café, demander les nouvelles des compatriotes. »

 La solitude en bandoulière

Contrairement aux retraités entourés de leurs femmes et leurs enfants, d’aucuns fréquentent cafés et centres commerciaux ou sillonnent à longueur de journées leur quartier de résidence quand ils ne restent pas enfermés dans leurs chambres des jours durant seuls face à leurs souvenirs…

En marge du brouhaha de la foule venue assister aux festivités du nouvel an chinois, Mohamed I. explique le contenu d’un courrier de la banque à son ami Ali. Ces deux retraités habitent dans de petites chambres individuelles à la résidence Adoma dans le 13e.

Mohamed I. est arrivé en France en 1961. Son premier emploi, il l’a trouvé dans une entreprise de nettoyage à Puteaux. « Les miens m’ont bien accueilli au foyer. J’ai commencé à cotiser à la vie de groupe qu’après avoir perçu mon premier salaire. Il y avait une véritable solidarité entre les compatriotes. » Il se souvient qu’alors la vie était plus accessible. « J’étais payé 150 fr la quinzaine. Le loyer me coûtait 35 fr et la baguette se vendait 25 centimes. »

Mohamed I. a vite compris la nécessité de savoir lire et écrire. Aussi, il a suivi plusieurs années durant des cours du soir et a obtenu un certificat d’études, ensuite un CAP de tourneur. Il fait partie de cette majorité de chibanis ayant choisi de laisser leur famille au pays. En retraite depuis 2001, Mohamed I. refuse de rentrer au pays pour, dit-il, des raisons de santé… .Il n’a pas le privilège d’être entouré et accompagné de sa famille comme Ahmed, Achour, Chérifa,. Ses journées, il les égrène entre la résidence Adoma et le centre commercial où il voit ses amis…

La vie des travailleurs immigrés à la retraite n’est pas des plus aisées. Nombreux sont ceux qui se voient obligés de rester en France six mois et un jour pour percevoir leurs modestes retraites.

A leur arrivée en France, ils pensaient concilier la famille laissée au pays et leur statut d’immigrés. Au crépuscule de leur vie, ils mesurent l’incongruité de leur situation, parce que peu appréciés par leurs proches et pas vraiment intégrés en France. Et le retour au pays représenterait pour certains une migration à contresens, un retour vers un environnement souvent rancunier et hostile.

Farid Bouhanik

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21 Messages de forum

  • Les retraités algériens en France 9 février 07:05, par aghref

    A mas Buhnak
    D acut lartik agi inek ? aani tettudh belli waggi d lsit n iqvayliyen ? D ilaaya Rebbi anida i tittidiredh a wina ? Dagi i fafa negh gar waaraven ? Chibani : wala i d-yekkan si teqvaylit terramt staaravt tafuhant. Wala qqaren irumyen akken ad erzen degnegh. Awala i yukren iaraven erran-t nsen. Kecc tura dagi telhidh-d d lasel-ik negh d ttamaict n waaraven amek ttilin ? Nekni nekkat af tudert nnegh kecc tekkatedh agh tmedhledh ddaw iarzaven. I tura deg lartik agi inek : anidat uqvayli ? Anidat teqvayliyen ? Ula ttidukla tefkidh-d tin n waaraven. Ihi, nekni siqvayliyen negh imazighen, win meqqeren ad yughal ar taddart-is u ad ifres tizemrin nni is d-iqqimen, tid mazal l’ANP nwen mazal itent menaant seg usrughur. D Iqvayliren am timtal-ik agh yeznuzun ar udhabu, ar le maghrinisme yebberen izuran-is deg taaravt ttneslemt, tidyulujit yekkaten ad yemeghreb merra imezdaghen n tferka tagherbit (tamazgha).

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  • Les retraités algériens en France 9 février 13:53, par human

    Cette loi qui oblige les retraités Algériens à rester en France six mois dans l’année pour toucher leur retraite souvent bien méritée, est une honte !
    Des retraités Français se pavanent dans des pays du Maghreb toute l’année sans rendre compte à à personne, chercher l’erreur !

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    • Les retraités algériens en France 10 février 17:47, par human

      Je m’étonne du peu d’intérêt porter à ce sujet, je me souviens toutes les familles dépendantes de la pension du patriarche ! Pour moi c’est un probléme de premier ordre à régler au plus vite, les anciens ne vont pas en rajeunissant ! J’estime que l’on devrai mobiliser toutes les forces possibles en France, le consensus ne fera certainement pas défaut pour mettre au pied du mur tous les candidats à la présidentielle afin qu’il change la loi pour la rendre plus adaptée à la vie réelle et non à je ne sais quel délai administratif ! En fait il existe une loi concernant les retraités qui souhaitent vivre toute l’année dans leurs pays, dans ce cas ils perdent une bonne partie de leur retraite, injuste et absurde. Injuste, de quel droit peut on défaire une personne de son bien sous prétexte qu’elle ne vit pas sous le sol national. Absurde, un ou une retraitée ne fait pas de l’évasion fiscale, c’est un droit acquis après des années de labeur et donc pourquoi ce systéme si libérale avec des actionnaires blindés se met à faire de la régulation financière, je suis con il ne s’agit que d’immigrés retraités et donc....

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      • Les retraités algériens en France 11 février 05:21, par Gadjo

        d’accord avec toi Human.

        je pense que tu es pas etonné au fond de toi du peu d’intérêt porté à cet article.

        cela en dit long et c’est pas reluisant

        la derniere partie de l’article eclaire aussi

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        • Les retraités algériens en France 11 février 11:03, par human

          @Gadjo
          Je m’étonne sincèrement et j’en déduis que la jalousie des proches ou autres amis l’emporte sur la considération humaine !
          Ces personne ont contribué par leur travail à l’essort d’une économie française en manque de travailleurs et aux besoins parfois de familles élargies dans le pays d’origine. Pour certains ils ne rentraient que rarement dans leurs familles ce qui a pour conséquence de les éloigner. Un des aspects les plus dramatique, ils n’ont pas vu grandir leurs enfants et se retrouvent étranger au sein des leurs, un drame !
          Cela ne justifie pas cette loi absurde, le premier à réagir devrait être le gouvernement algérien, voilà des personnes qui ramènent des sommes en devises étrangères bien utiles à ces marionnettes de gouvernants voleurs, en reconnaissance c’est l’oubli total !

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    • Les retraités algériens en France 13 février 11:27, par constantine

      Bonjour.

      C’est vous qui devez chercher l’erreur,les Français qui se pavanent au maghreb vous apportent à manger, et leur retraite ils l’ont gagnée en France, si vous êtes d’Algérie vous savez que les touristes n’y vont pas... En Algérie. Regardez la tunisie depuis que les Français n’y vont plus, le gouvernement Tunisien demande à l’Europe de l’argent pour payer ses fonctionnaires. Les hotels sont fermés,les tunisiens sont sans travail.

      Mettez votre arrogance dans la poche et le moichoir par dessus,je vais souvent en Algérie,j’écoute les gens parler,tous rêvent de la France, qui accorde une retraite même à ceux qui n’ont jamais travaillé,c’est ceux-là qui doivent justifier de six mois présence, vous ne voulez tout de même pas qu’on donne la retraite à tous les étrangers,même vivant tout le temps en Algérie.

      Si vous êtes Kabyle, benissez la France pour ce qu’elle nous a donné,et laissez de côté la part Arabe. Lisez la Kahina,si le livre existe en Algérie.

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      • Les retraités algériens en France 13 février 12:01, par human

        Vous êtes au courant que nous avons un systéme de retraite par répartition et donc la solidarité entre les générations est impérative à la survie de ce système !
        Pourquoi voulez vous priver des personnes de leur droit à taux plein sous pretexte qu’il ne vivraient plus sur le sol national ?
        Je me répète des Français se pavanent toute l’année en Tunisie ou au Maroc avec leurs retraites au centime près, ils n’ont pas plus cotisé et ne vivent pas en France, pourquoi ne leurs applique t’on pas cette loi ?
        Je ne demande pas l’aumône non, je demande un droit et je me fous du taux de change, il peut varier du jour au lendemain !

        PS : mes lectures passées, présentes ou futures ne regardent que moi, merci tout de même pour le conseil.

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      • Les retraités algériens en France 13 février 19:47, par vuznaver

        constantine,

        Si vous êtes Kabyle, bénissez la France pour ce qu’elle nous a donné, et laissez de côté la part Arabe. Lisez la Kahina,si le livre existe en Algérie.

        Moi qui suis kabyle et qui n’ai jamais vécu qu’en Algérie, je suis peut-être mieux placé qu’Human pour répondre à vos affirmations fantaisistes. vous conseillez la lecture de la kahina, si le livre existe en Algérie. non ! le livre n’existe pas en Algérie : je ne connais personnellement aucun écrivain qui s’appelle la Kahina ! mais si vous parlez de Dihya, la reine des Imazighen, elle n’était pas kabyliste, mais se battait pour son peuple, sans aucun esprit de clanisme. et ce n’est pas un livre, c’est une héroïne et son épopée est racontée par plein de livres .

        Quant au reste, il s’agit d’un langage que je connais, propre aux harkis et à leur engeance ! si vous êtes de ce camp, et vous en êtes à en croire vôtre prose, vous avez raison de laisser votre arrogance dans la poche et votre orgueil par dessous. Quand aux algériens, les vrais, ils ne doivent rien à personne et ne rêvent que de liberté et de justice sur leur terre si chèrement acquise. En ce qui concerne la France, il s’agit d’un partenaire de l’Algérie, quoi que pensent les nostalgiques et si elle paye les retraites de ceux qui l’ont reconstruite, ce n’est qu’un du et non de l’aumône. il est vrai que le complexe du colonisé ne permet pas de voir les choses de cette façon, mais bon, c’est quand-même utile de les rappeler et de rappeler ce qu’est un Algérien, de temps en temps !

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        • Les retraités algériens en France 14 février 02:59, par constantine

          Bonjour, vuznaver.

          Vous n’avez rien compris,je parle de ceux vivant en France, qui n’ont jamais travaillé,jamais cotisé et qui bénéficient d’une retraite. Ceux qui ont travaillé,cotisé,il est normal qu’ils touchent une retraite,qu’ils vivent en Algérie ou en France. Qu’avez-vous bâti en France ? Vous êtes venus chercher de quoi vous nourrire et nourrire vos familles. Pour preuve : ce sont les chinois qui construisent vos immeubles, les japonnais vos routes,les italiens les oeuvres d’arts, alors que le chomage touche une grande partie de la population. La liberté à laquelle vous aspirez, vous l’aurez quand l’Islam ne sera plus religion d’état, voyez la condition et les persécutions dont sont victimes les Kabyles Chrétiens. Si vos élites savent lire et écrire à qui le doivent-ils ? Dans quelles écoles ont-ils appris, tel l’écrivain (kétèb) Yacine...Aller, bénissez l’Algérie,honorez vos dirigeants,quittez la France (si vous y habitez) qui vous a fait tant de mal. Tout n’est pas rose, tout n’a pas été parfait,mais l’honnêteté commande de dire la vérité, la Tunisie sans touriste est mal partie.

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  • Les retraités algériens en France 13 février 11:00, par constantine

    Bonjour.

    Je ne suis pas d’accord avec la présence de six mois pour toucher sa retraite , j’ai un cousin qui habite Bizot (aujourd’hui Didouche Mourad). Il a travaillé, a pris sa retraite, est retourné en Algérie,il perçoit 700€ par mois, sa retraite est virée en Euros, avec le change au noir, elle est augmentée d’un tiers , c’est la paie de ma nièce qui est contrôleur dentiste, à Constantine.

    Mais vous parlez peut-être de ceux qui n’ont jamais travaillé et à qui la France généreuse octroie une retraite ?

    En Algérie 700€ c’est une somme...certains médecins dans le public ne les gagnent pas.

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  • Les retraités algériens en France 13 février 12:35, par Madih

    @Farid Bouhanik

    « Au crépuscule de leur vie, ils mesurent l’incongruité de leur situation, parce que peu appréciés par leurs proches et pas vraiment intégrés en France. Et le retour au pays représenterait pour certains une migration à contresens, un retour vers un environnement souvent rancunier et hostile. »

    Je ne comprends pas du tout ce qui vous a poussé à dire cela ! Vous êtes totalement hors à la plaque ! Cela peut concerner, peut être, certains cas très limités de votre entourage immédiat, mais dire que nos retraités sont peu appréciés et, pire, seraient même victimes d’un environnement rancunier et hostile, vous faites preuve d’une méconnaissance totale de la Kabylie et du respect légendaire que les jeunes Kabyles portent aux personnes âgées. Si vous ne connaissez pas votre société, alors inutile de vous aventurer à dire n’importe quoi, mais si vous la connaissez, alors là j’aimerais bien comprendre à quoi répond votre plaisir à défigurer ainsi la réalité de nos retraités de France en Kabylie ?

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    • Les retraités algériens en France 13 février 14:30, par Houhou, Petit-fils d’un retraité

      Bonjour,

      Vous m’excuserez M. Madih, mais c’est vous qui vivez sur une autre planète, ou pire, qui feignez de ne pas reconnaître la réalité de la Kabylie et du sort réservé à nos retraités une fois, comme le dit si bien l’auteur de l’article, au crépuscule de leur vie. Pour avoir croisé et discuté avec des dizaines de vieux de chez nous en France, je suis à même d’attester la véracité des propos de F B. Nombreux sont les retraités qui ne veulent plus entendre parler de la famille et de la Kabylie parce qu’ils ont perdu tous les repères, mais surtout rejetés littéralement par leurs enfants qui leur reprochent de ne pas être là pour les voir grandir.Je vous invite Monsieur à aller les rencontrer au métro Belleville, à Gare du Nord..., Cela fait mal à entendre, pourtant... ! Et oui, M Madih, la réalité est amère !!!Alors de grâce, sortez de votre sphère pour vous informer, sinon taisez-vous par correction et savoir -être...

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      • Les retraités algériens en France 13 février 15:27, par Dire les vérité

        Vous avez tout faux Houhou, les vieux des foyers sont tout simplement de vieux célibataires et c’est leur choix. Qu’avaient-ils à faire en Kabylie, ils n’ont plus personne. De plus, l’Algérie ne leur offre rien. Notre faute est de ne pas les avoir pris en charge, leur construire de belles résidences pour qu’ils puissent vivre avec leur retraite dignement. Mais l’Algérie n’a que faire d’eux, ce serait une charge pour les soins et aussi, il est mal vu dans cette société arabique et islamique, une personne célibataire, même grabaterre !

        Ils ont finalement eu raison de vouloir se cacher pour mourir !

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        • Les retraités algériens en France 13 février 15:47, par human

          Votre conclusion« Ils ont finalement eu raison de vouloir se cacher pour mourir ! » Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? il faut peut être vous expliquer une petite chose. Ces personnes d’un certain âge n’ont commis aucun délit ou autre crime, ils ont bossé toute leur vie, pour entendre vos foutaises !
          Finalement la honte est sur vous, ce que vous venez de dire est inqualifiable.

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          • Les retraités algériens en France 13 février 16:16, par La vérité est ailleurs

            Non cher monsieur, mes propos ne sont pas inqualifiables, c’est même une réalité trop dure pour celui qui la vit. Ces hommes et ces femmes - parce que pour votre information il y’’a aussi beaucoup de femmes qui vivent le même enfer - sont tout simplement abandonnés de part et d’autre. L’algérie, ce monstre, ce grand kahba ne veut plus entendre parler de son immigration, et non seulement de cette vieille immigration que sont des femmes et des hommes de tout âge, mais elle fait tout son possible pour balayer le reste des nationaux en usant de son ministre des AE pour que la France ouvre ses frontières pour une soi disant liberté de circulation. Revenons à ces pauvres hères qui ont la malchance ou la chance d’avoir quitté ce pays de misère pour se voir échoués dans l’anonymat complet où des marchands de sable se sont enrichis à leur dépens et se faire traiter comme au vieux temps comme des colonisés ! Encore d’un mot Human, la pire des crapules se sont aussi toi et moi complices des deux systèmes... plus encore, l’islam cette pièuvre rampante dans le seul souci est de se voir un jour parvenir au pouvoir. Dites-toi bien que ce n’est pas tant la situation humaine qui importe à ses adeptes glanant à longueur de journées dans les banlieues autour des plus jeunes et s’en moquent royalement de ces vieux ! Tous des pourris !

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            • Les retraités algériens en France 13 février 17:13, par vuznaver

              @La vérité est ailleurs,

              à la fin de ton commentaire, tu cites 3 crapules mais s’il fallait obligatoirement en identifier une, ce serait toi. en effet, par deux fois, tu accuses l’islam comme si cette religion était à l’origine de la mal-vie de nos retraités. tu ne sembles rien savoir du sujet et il serait plus productif pour toi de lire les opinions d’human et de Madih qui apportent de vrais éléments sur ce problème. accuser l’islam, même d’avoir cassé le vase de Soissons, c’est dans l’air du temps, je sais et ça vous pose un homme, sur K.net et ça vous vaccine contre la censure ; mais la Vérité est ailleurs. une partie de cette vérité est que ce que vous appelez la Diaspora se fout éperdument de nos anciens. ce n’est pas le comble de la générosité de regretter « n’avoir pas mis à leur disposition de superbes résidences », encore eut-il fallu lancer l’idée, créer des associations, organiser la vie de nos « chibanis » et même du reste de la communauté. je ne suis pas une autorité en la matière et il y a de fortes chances que je me trompe, je ne vis pas en France) mais comme ça, de mémoire, je ne connais aucune structure conçue pour faciliter la vie à nos vieux et vieilles sauf pour leur empoisonner la vie, ce que l’amicale des Algériens en Europe a fait (et fait encore ?) avec beaucoup d’efficacité. la seule structure qui existe à ma connaissance et qui fonctionne parfaitement (du moins dans la région des Ouad’hias), c’est Tajmat transposée à l’émigration. les membres de la communauté, surtout les anciens, cotisent pour la création d’une caisse qui assure le rapatriement de nos concitoyens morts en exil et l’aide à leurs familles. c’est une excellente initiative mais elle n’est pas à mettre au crédit de nos « intellectuels » mais des exilés de la première génération. car nos anciens n’ont jamais compté sur les bâtards qui nous gouvernent depuis 1962 ou sur les vertus de la Démocratie française qui devient « Démoctature » dès qu’il s’agit de leurs droits.
              alors, ton commentaire appelle les éclaircissements suivants :

              • qu’avez-vous fait pour faciliter la vie de nos anciens (ceux des foyers particulièrement) ?
              • en quoi l’Islam empêcherait la justice sociale en France ?

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      • Les retraités algériens en France 13 février 16:30, par Madih

        @Houhou, Petit-fils d’un retraité

        Pendant que moi je vous parle de dizaines de milliers de retraités restés en Kabylie et respectés aussi bien par leurs proches que par tout le village, vous, vous me parlez de la « Kabylie de Belle ville » que vous extrapolez pour tirer une conclusion que vous généralisez, expédiez et transposez sur la réalité du cas différent des retraités même de Kabylie ! La question, pourquoi seulement quelques milliers ont choisis de revenir en France contrairement à des dizaines de milliers qui préfèrent rester en Kabylie.

        Je persiste et signe, Monsieur, que vous ne savez pas de quoi vous parlez !

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        • Les retraités algériens en France 13 février 17:02, par Smail n’verver

          M. Madih vous êtes un chouia perturbé à mon sens. Vos messages sont empreints d’amertume et d’aigreur...Cela cache beaucoup de choses. Vous ne répondez pas avec objectivité, vous laissez transparaître autre chose qui vous ronge de l’intérieur... Aussi, je pense que vous n’avez pas votre place sur site pour débattre avec intelligence, courtoisie...Vous êtes loin d’être un agitateur d’opinions...Au mieux un agitateur, au pire....

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          • Les retraités algériens en France 13 février 21:17, par vuznaver

            Smail n’verver ,

            Docteur,

            doit-on considérer que ce diagnostic, si complet et si détaillé, s’applique à tous ceux qui ne pensent pas comme vous ?
            aucune science, à mon sens, ne vous autorise à poser un tel diagnostic sur des patients« virtuels » !
            en écrivant :
            " Vous êtes loin d’être un agitateur d’opinions...Au mieux un agitateur,
            vous dites une chose et son contraire !
            aussi, j’oserai un diagnostic moi-même !
            je vous trouve un peu agité

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          • Les retraités algériens en France 14 février 08:09, par Madih

            @Smail n’verver

            Oui, oui, je connais la chanson : « le chien a la rage » dit le docteur !

            Commence d’abord par t’habituer à un seul pseudonyme. C’est très révélateur ce que tu fais. Il faut assumer mon vieux !

            Je vous comprends. Je sais que c’est difficile d’admettre que l’on s’est trompé sur toute la ligne. Ce n’est pas avec la littérature française que l’on explique une problématique sociologique d’une telle importance et complexité que celle de nos retraités. Ne perdez pas espoir. Vous ferez mieux la prochaine fois. Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez surtout pas à me poser les bonnes questions. je m’en voudrai de vous refuser quelques conseils très utiles, comme celle de ne pas confondre belleville à la Kabylie, une minorité de retraités égarées et transis de pessimisme à une majorité qui préfèrent mourir au chaud au milieux des leurs en Kabylie. A moins que le texte ne soit une simple prose, là ça change tout bien entendu.

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  • Les retraités algériens en France 25 avril 03:05, par Christine

    Cet article me fait réfléchir sur l’individu et le collectif, sur la notion de choix et la vision de la liberté...

    Je pense que la plupart de ces chibanis ont fait un choix individuel de partir pour travailler en France, pour améliorer leur condition de vie, ou apporter aux leurs, un peu plus d’aisance dans la vie quotidienne, au prix de leur absence près d’eux...ceux qu’ils aiment.

    Ils ont côtisé comme n’importe quel travailleur en France, et se retrouvent contraints à ne pas pouvoir choisir comment vieillir, à cause de cette loi étonnante, qui les oblige à rester sur le territoire français pour une durée limitée dans l’année civile.

    Voilà ce que perpétue la collectivité, dans cette vie faite d’exil et de séparation, au moment de leur retraite. Elle leur impose une dernière tranche d’existence encore fractionnée, pour une raison bassement économique. L’argent versé par les caisses de retraites françaises, doit être dépensé en France, pour une bonne partie.

    Certes, d’autres conséquences sont aussi évoquées, qui peuvent rendre aussi difficiles le retour au pays.

    Mais ce système est irrespectueux, quelque soit la personne, parce qu’il ne vise pas le bien-être et la liberté.

    D’ailleurs comme le dit l’un d’entre vous, beaucoup de français s’installent ailleurs pour s’offrir une retraite dorée. Que leur oblige t’on de contribuer pour cet exil de confort ?
    Si ce n’est pas les mêmes conditions, je trouve cela injuste !

    Je suis très énervée par le pouvoir de l’argent régenté par les systèmes bancaires et les états qui ne cherchent que le profit.

    A la base, l’argent est un moyen pour faciliter les échanges, les acquisitions diverses, allant de la vie quotidienne aux biens immobiliers, etc.
    Juste un moyen pour vivre... bien vivre selon les efforts qu’on a fait... Un fonctionnement qui, par ailleurs, semble sain.
    Mais ce n’est pas un but dans la vie ! L’argent n’est pas le papier le plus enrichissant à lire... (sourire).

    Ce qu’écrit Farid Bouhanik, provoque en moi une indignation sur plusieurs thèmes :

    • la liberté qu’on prive à des gens qui ont fait du mieux qu’ils pouvaient par leur travail, en pensant que cela leur apporterait la possibilité de choisir comment ils allaient vieillir ou autres,
    • un système financier qui enchaîne et rend esclave l’individu, en l’imputant des choix qu’il pourrait faire à cause des raisons d’argent.
    • la séparation, un exil, toute une vie durant, pour faire vivre une famille, qui ne sont pas reconnus et récompensés.

    Nos pays ne visent plus l’épanouissement de ses populations, collectivement et individuellement ; et malheureusement pas seulement d’un point de vue financier. Ce sont tous les aspects de la vie qui sont sérieusement dérobés et pervertis (familiaux, sociaux, culturels, éducatifs, spirituels, etc.).

    Je suis attristée que la richesse, la vraie, celle qui vient de l’humain, de sa source créative et productive, dans ce qui est bien pour soi et pour les autres, est en train de mourir, sans qu’une « retraite » ne lui ait été donnée.

    Cet article nous montre par la particularité de la situation de ces chibanis, l’arbre qui cache la forêt (et les loups aussi...ça fait peur !!!).

    L’égoïsme prônant sur des valeurs solidaires et fraternelles, je n’ose imaginer cet état d’esprit tentaculaire, comme un désastre humanitaire, une fin de monde...

    Je voudrais rester optimiste, penser que l’humain doit demeurer dans le coeur de nos idéaux !

    Christine

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