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Ma dernière rencontre avec Abane

, par - 14  commentaires

Enfin des vérités révélées. Il était temps que la vérité soit dite. Abane, Krim et ceux qui ont collaboré à la plateforme de la Soummam n’ont pas hésité à assassiner ou faire assassiner les Kabyles qui luttaient pour une Kabylie libre et non pour une Algérie arabo-musulmane prônée par ces individus devenus des héros par la magie du FLN, parti unique et totalitaire.
Je possède des enregistrements de personnalités qui ont connues ces ferveurs défenseurs de l’arabo-islamisme. Si je les avais mis en ligne, on m’aurait traité de DRS, de KDS etc.

J’ai la chance d’avoir des conversations que j’ai eues, pour n’en citer qu’un, avec Abdel-Kader Rahmani, fondateur de l’académie berbère, qu’on ne peut pas taxer de harki tout de même ! ainsi que d’autres qui sont encore en vie ou ne sont plus de ce monde !

 « Les dirigeants qui assassinent leurs pairs risquent eux-mêmes d’être assassinés »

Je vais d’abord essayer de retracer l’affaire dite « Berbériste », avec clarté et simplicité. Ce dont on ne peut pas parler, il faut le taire. Et on peut appeler cela la dignité du silence. La crise « anti-berbériste » de 1949, qui a privé les Algériens de leur algériannité, a été provoquée par le bureau politique du PPA-MTLD, qui avait écrit fin 1948 dans un mémorandum d’une cinquantaine de pages adressé aux Nations unies : « L’Algérie est une nation arabe et musulmane depuis le VIIe siècle ». Tandis que la nation algérienne n’est pas née au VIIe siècle, mais existe depuis des millénaires.

L’anti-berbérisme séculaire a fait partie de la culture de la direction PPA-MTLD, pour qui les Berbères, dont les racines plongent dans les entrailles de la nation, doivent abandonner leur culture et leur langue, s’intégrer et s’assimiler dans l’arabité, devenir Arabes. Le recours aux racines du peuple permit de s’attaquer aux racines du mal. Détruire par intention et par omission tamazight, véhicule et témoin de la culture et de la pensée de millions d’Algériens, relève d’une injustice, qui a pour nom ethnocide.

L’ethnocide est une politique volontaire de destruction d’une culture, souvent un schéma de domination qui aboutit à l’étouffement d’une politique donnée, ou à son absorption, intégration ou assimilation. Les Amazighs ne sont pas arrivés par les voies maritimes ou terrestres comme des envahisseurs. Ils sont habitants de ce pays depuis des millénaires. L’important, l’essentiel n’est pas de savoir qui est Berbère de longue date dont les ancêtres n’ont jamais eu un ailleurs que l’Algérie, mais qui se revendique Algérien, seulement Algérien. L’Algérie n’est ni romaine, ni arabe, ni française, mais algérienne, seulement algérienne. Nous sommes donc tous Algériens d’une Algérie algérienne de tous les Algériens et Algériennes. Nos ancêtres ont fait l’Algérie, il nous reste à faire les Algériens. Il faut cependant donner sa place, toute sa place à l’amazighité niée, sacrifiée, blessée, meurtrie, qui a son sens, son originalité et sa nécessité. Le croisement de l’histoire, de la géographie, de la politique et de la culture reflètent l’identité nationale. L’important, ce n’est pas d’où l’on vient mais où l’on va ensemble, vers une communauté de destin. Le peuple algérien est comme un rivière tranquille fidèle à sa source et ses racines, suit son cours, s’élargit, grossit, s’enrichit de nouveaux apports qu’elle intègre et fait siens, ne porte pas le nom d’un de ses affluents si important soit-il, mais celui de sa source.

 La mort de Amar Ould Hammouda

Qui est-il ? Il a délaissé une vie confortable pour adhérer au PPA clandestin et demander au peuple algérien de prendre en main son destin. Sa mission, consacrer une bonne partie de son activité à créer et former des groupes de l’Organisation spéciale (OS), d’abord en Oranie en sa qualité de membre de l’état-major de l’OS, puis en Kabylie, comporte un seuil élevé de risques qu’il sait évaluer avec intelligence, obstination et courage. Amar Ould Hammouda est très proche de Bennaï Ouali. Il est son ami, son frère, son bras droit, son conseiller et son confident. Il incarne à ses yeux, par sa stature, sa compétence, son élégance, son expérience, mais surtout par sa maturité politique, l’homme qui constituera son oeuvre et assurera la relève. L’islam est universel, n’a rien à voir avec l’appartenance ethnique et personne n’est obligé d’être un Arabe pour être musulman. Dans le monde un musulman sur cinq est un Arabe et les Arabes ne sont pas tous des musulmans, il y a des chrétiens. Début janvier 1956, je recevais un message de Kabylie m’informant qu’Ahmed Zaïda, compagnon de la crise dite berbériste 1949, avait besoin de mon aide. Il arrive avec Tahar Achir, passe la nuit chez moi, et m’informe qu’il est responsable d’une opération appelée « Oiseau bleu ».

Il est convoqué au nouveau commandement militaire français pour qu’il informe sur ses actions. Mon aide consistait à lui poser toutes les questions possibles, afin qu’il ne soit pas pris au piège dans ses réponses. Au début d’avril 1956, il part d’Alger un lundi matin sur Azazga où il habite, mais il est revenu le lendemain matin pour une urgence. Il m’apprend que Amar Ould Hammouda et Embarek Aït Menguelet, qui avaient contacté Amar Cheikh pour rejoindre le maquis, leur a donné rendez-vous pour vendredi au moulin, à Agouni, au marché hebdomadaire de Djemaâ Ouffela et qu’il va les exécuter. Cette nouvelle déconcertante est incompréhensible, et le vieux maquisard Amar Cheikh, chef important, ne peut que rejoindre et se plier à un ordre. Et Ahmed Zaïda m’apprend que tous les responsables militaires lui ont demandé de contacter Amar Ould Hammouda afin qu’il n’aille pas au rendez-vous. Et il a ajouté comme reponse à ma question que ses responsables ont essayé de contacter Amar Cheikh, néanmoins ils ne savaient pas où il se trouvait. Nous avons toutefois essayé de prendre contact avec le frère de Amar Ould Hammouda, Salah, sans succès car le délai est très court.

Nous avons également informé sa famille à « Tassaft », persuadés qu’il va leur rendre visite avant son départ au maquis. Car, il est marié et père de trois enfants et une épouse attendant un quatrième. Un mois après, Ahmed Zaïda m’informait que Amar Ould Hammouda n’a pas été chez lui, mais il avait passé une nuit chez son ami à lui à Ath Yenni et qu’il s’est présenté au rendez-vous. Est-ce la vérité ? Bien plus tard, nous avons appris que Amar Ould Hammouda et Embarek Aït Menguelet ont été condamnés au village « Aït Ouabane » par un tribunal composé de Krim Belkacem, Mohammedi Saïd, Amar Ouamrane et Amar Cheikh. Krim a fait retarder leur exécution de 15 jours. Est-ce pour informer Abane Ramdane ? Ahmed Zaïda reçoit après le Congrès de la Soummam l’ordre de Krim Belkacem de rejoindre le maquis, car l’affaire « Oiseau bleu », s’est ébruitée. Il a eu un accident de voiture près de Réghaïa et il a été hospitalisé à El Harrach. Il est blessé au dos, mais il s’est levé pour me remettre une petite valise rouge pleine de billets de banque neufs. Deux jours après, Ahmed Zaïda me rappelle pour lui remettre la valise, car il devait quitter l’hôpital à minuit pour rejoindre ensuite le maquis avec mille hommes.

 Ben Youcef Ben Khedda semble vouloir être, après avoir été

Début octobre 1956, j’ai déjeuné avec Bennaï Ouali à la rue Bab Azzoun et nous faisions les cent pas à 13 heures au Square Bresson (Square Port Saïd). Chergui Brahim, responsable du FLN, me signale, de toute urgence, au CCE. Je suis ainsi convoqué par Ben Khedda. L’odeur de la mort est dans l’air. Il faut en parler. Derrière ses lunettes qui dissimulent à peine son regard, il m’apprend avec délicatesse et détours, qui lui sont familiers, que Bennaï Ouali est condamné à mort par le CCE. La vie, dit-il, est faite d’un destin qui nous dépasse. On ne peut ni retarder ni avancer l’heure de la mort fixée par le destin, fulmine-t-il. Le besoin de crier monte, me gonfle, me prend la gorge, mais je me maîtrisais et je serrais mes mâchoires. Ma tête éclate de colère et de rage qui grandissent, mais je les jugulais pour que Ben Khedda ne découvrit pas ma détresse. Je retenais ma respiration jusqu’à en devenir rouge. Néanmoins, un cri de détresse sortait de mes lèvres et je n’avais pas pu le retenir.

Nous sommes donc revenus à la « crise berbériste » de 1949. La haine est partie intégrante des dirigeants PPA-MTLD qui se détruisent les uns les autres. Les adolescents politiques ne deviennent pas toujours adultes. La décision du CCE d’exécuter Bennaï Ouali a été prise sous la pression des anciens du PPA, qui ont pris le train de la Révolution en marche, se sont retrouvés dans la locomotive, mais aussi chef de train. La température a atteint au cours de notre entretien un niveau d’ébullition. La tension a fait jaillir en Ben Khedda qui est maître de sa pensée et de son verbe, une colère vite maîtrisée pour ne pas donner libre cours à ses sentiments. « Le Congrès de la Soummam, dit-il, est un moment-clé de la Révolution. C’est de cette autorité suprême de la Révolution qu’émane la décision de l’exécution de Bennaï Ouali. Le CCE ne fait qu’appliquer la sentence prononcée par cette institution. » Ben Khedda a une grande complicité avec Abane sur les choses essentielles, d’autant plus qu’ils vivaient ensembles, depuis un an et demi. Il le rassure, le stabilise et le complète. Ensuite, je rencontre Bennaï Ouali, une semaine après mon entrevue avec Ben Khedda.

 « Si tu rencontres Abane, tu lui diras de ma part... »

En quoi Bennaï Ouali peut-il être aussi dangereux pour la Révolution ? Il n’a pourtant pas pris part à une quelconque conspiration que ce soit, et encore moins à un complot contre la Révolution. Il a intégré la mort dans son existence, car c’est une réalité qu’il a vue de près durant sa vie clandestine. Le tragique s’est trop tôt invité dans sa vie. Il a côtoyé la mort dont il est un habitué. Pourquoi ce besoin psychique de purifier la Révolution par la condamnation des berbéristes considérés comme des facteurs de dérive, de comploteurs, alors qu’ils sont tous pourtant au service de la Révolution, dès la première heure ? C’est le condamné à mort par le CCE qui parle (Bennaï Ouali). Je ne fais que transcrire ses paroles avec mon stylo : « Nous sommes chargés de cinq mille ans d’histoire. C’est le prix d’être un peuple, avec son histoire, sa source, ses racines, sa culture, sa langue, sa terre fertilisée par le sang des meilleurs de ses fils pour la libérer des envahisseurs. Le droit à n’être ni colonisé ni soumis à la domination d’une personne étrangère, est le message de Jugurtha écrit par Mohammed Cherif Salhi et saboté par la direction PPA-Mtld, qui a éliminé la période antéislamique du peuple algérien. Je refuse de m’inscrire devant cette condamnation à mort, illégitime, sans procès. Et remuerais ciel et terre pour la combattre. J’ai servi le parti et mon pays au prix de renoncement et de multiples sacrifices. Je reste dans mon pays, parce que c’est mon devoir, et toute fuite est une désertion. Fuir est contraire à ma conscience et à mon honneur, deux choses qui ne s’aliènent pas et dont je suis le seul dépositaire. Et si tu rencontres Abane, tu lui diras de ma part : “En creusant ma tombe, tu creuses aussi la tienne.” »

 Ma dernière rencontre avec Abane

C’était un certain soir de début de l’année 1957, Mme Ben Osmane, qui habitait le même immeuble que moi à la rue Dar-Souk, sonna à ma porte et me demanda de la rejoindre chez elle pour rencontrer un ami. En rentrant, je me retrouve face à face avec Abane Ramdane que je n’ai pas revu depuis octobre 1956, après une explication orageuse sur la grève des huit jours. En ma qualité de responsable de l’Ugta, je n’avais qu’un moyen pour me battre, me battre encore pour que le CCE (Abane et Ben Khedda en particulier) comprennent que la grève des huit jours est une catastrophe nationale qu’il fallait limiter à deux jours et seulement pour le département d’Alger. Faire une grève de huit jours sur l’ensemble du territoire national, c’est livrer bataille sur un terrain où l’on est sûr de se faire battre. Elle sera un cuisant échec pour le CCE, un désaveu de stratégie et de politique.

Abane avec ses crises de colère aussi brusques et violentes m’avait dit :« Nous ne te demandons pas ton avis, mais seulement d’obéir, de te soumettre ou de te démettre. » Le CCE est une équipe composée de cinq membres avec un leader Abane Ramdane, architecte de la plate-forme de la Soummam. Abane est visionnaire, doué d’une intelligence stratégique. C’est la boussole de la Révolution. Homme de l’aube tourné vers le soir, homme du présent orienté vers l’avenir. Abane creuse de profondes fondations pour bâtir la Maison Algérie après l’Indépendance.

Il est surtout habité d’un grand dessein qui s’est tracé et qu’il assure : le triomphe de la Révolution. Il est compétent, créatif, dynamique, a le goût du pouvoir et la volonté têtue que cela implique, assume sa fonction exigeante, multiple et complexe avec habileté et talent.

 L’exécution de Bennaï Ouali

Le CCE a donc ordonné l’assassinat de Bennaï Ouali. Le colonel Mohammedi Saïd, dit Si Nacer, chef de la wilaya III a exécuté la sentence du CCE, le 13 février 1957, à El-Djemaa N’Saharidj, dans son propre village qui l’a vu naître en mars 1917 et qui l’a vu mourir en 1957, à l’âge de 40 ans. Son nom ne tombera pas dans l’oubli et entrera dans l’Histoire.

Depuis l’assassinat de Amar Ould Hammouda en avril 1956, Bennaï Ouali était un mort en sursis. Car, c’était lui qui se trouvait dans l’oeil du cyclone et n’avait aucune chance d’échapper, et le savait bien. L’épuration des militants de la crise berbériste de 1949, se faisait en les fusillant à la hâte et au hasard, au coin d’une forêt, sur une route ou dans une rue. « Le disparu, si l’on vénère sa mémoire est plus présent et plus puissant que le vivant », écrit Saint-Exupéry. Le grand chêne a été abattu, mais il a laissé des glands qui se sont enracinés, et qui sont devenus de jeunes chênes vigoureux, qui représentent le flambeau.

Les dirigeants qui assassinent leurs pairs risquent eux-mêmes d’être assassinés, car selon la Révolution française de 1789 : « Un pur trouve toujours un plus pur qui l’épure. » Le premier des droits de l’homme, c’est d’être une fille ou un fils du peuple, c’est promouvoir sa langue maternelle qui est une patrie et la première des patries. Le long combat pour inscrire tamazight dans l’Identité nationale en qualité de langue officielle, ne fait que commencer.

Ali Yahia Abdennour, L’expression DZ

A lire en complément : http://kabyles.net/doux-leurre-kabyle,7813.html

Vos commentaires

  • Le 4 septembre 2012 à 15:15, par Tayda En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    On remercie Mr Ali Yahia Abdennour pour ce témoignage poignant sur l’assassinat de militants Kabyles irréprochables, juste parce qu’ils ne cadraient pas avec l’arabo islamisme des dirigeants du PPA-MTLD ! Mieux vaut tard que jamais !! Ceci dit, "la nation algérienne" ne peut dater que de la colonisation française ; elle ne peut être ni du VII siècle, ni d’avant !! On prend acte, que leurs exécutants ont été des Kabyles ! La suite est connue de tous, les dirigeants Kabyles(Abane, Krim entre autres) qui ont cautionné ces exécutions gratuites ont connu le même sort, voila la boucle est bouclée ! Que les Kabyles témoignent leur solidarité à leurs frères en toutes circonstances, quelles que soient leurs divergences, c’est trop dur et trop con de se faire avoir de cette façon !! L’arabo islamisme, c’est le summum de l’intolérance et de la forfaiture !!

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  • Le 4 septembre 2012 à 17:11, par urfane En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    Cette information, si elle s’vère être véridique, tonne comme l’effet d’une bombe à fragmentation. Elle doit impérativement faire l’objet d’enquête historiologique et de recoupements. je suis sur le Q !

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  • Le 5 septembre 2012 à 05:01, par kaci En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    Pour rentrer dans le moule arabislamique on sacrifie les siens.

    Le congres de la soummam est un fait de quelques personnes, or, en Kabylie en 2001 la totalité de la population a discuté et produit un document voté par tous, signé par la presence dans la rue de millions de manifestant qui disait simplement:Ni arabes ni arabisés ni arabisables.

    Quel est le plus légitime des moment historiques ?

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  • Le 5 septembre 2012 à 05:05, par sasted En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    Et 56 ans plus tard, il trouve le temps de témoigner, c’est du joli !

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  • Le 5 septembre 2012 à 08:47, par AZEGDUF En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    "Algérie algérienne" : Une mélodie composée de fausses notes. Le salut de la Kabylie est dans son indépendance. Arrêtons de nous raconter des blagues. Quiconque est contre la liberation de la Kabylie sait qu’il signe sa disparition définitive.

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  • Le 5 septembre 2012 à 11:53, par ASEMDAN En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    Ali yahya, ce n’est pas lui qui s’est rallié à Ben Bella en 1963 ???
    Ensuite Ministre à BOUBOU, je ne sais plus combien de fois ???
    Vous pensez vraiment que ce mec est crédible ???
    Et ben je ne sais pas vous,mais moi je n’accorde aucun crédit, à la parole d’un ancien ministre à Boubou.

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  • Le 5 septembre 2012 à 23:36, par Le Vrai_Izem En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    ali Yahia Abdenour, l’Avocat du FIS ? Ce mec a mange dans la sauce FLN chez Ben Bella et Boumedienne. Un KDS de surcroit

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    • Le 6 septembre 2012 à 08:25, par Tamurt En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

      Azul
      Les amis, il faut vous mettre a lire l’histoire, notre histoire pour savoir qui est qui ? Je vous conseille le livre d’Amar Ouerdane "la question berbere dans le mouvement national". C’est livre plein pages d archives très documenté. Pour donnez une réponse claire : ne pas confondre : Rachid et Abdennour. Rachid ou plutôt Dda Rachid nous devons tous nous incliner devant lui car lui ses camarades assassinés ont vu très juste le danger ethnocide qui nous guettait à l’horizon. Ils ont tout essayés pour nous éviter le pire c’est a dire la situation que nous vivons depuis 1956. Durant toute la guerre de libération : les français tuent, les arabes tuent des kabyles. Le régime après 62, a continué de tuer jusqu’à ce jour. Les chefs kabyles savaient (Abane, Aït Ahmed, Krim, Ouamrane, etc que le plan macabre anti-kabyle était mis en place par Boussouf et ses acolytes .
      Abdennour comme Aït Ahmed sont deux face d’une même pièce. En 62, Abdenour avait soutenu Ben Bella et Aït lui a fait la guerre pour saigner encore la Kabylie. Ce qui restait des maquisards qui ont échappes à l’opération jumelle du général Challe ont été liquidés par la soldatesque de Ben-Bella Boumedyen et leur maitre a penser Boussouf.
      Ensuite, ceux qui restait encore, Boukherrouba les envoya en Égypte en 1967 pendant la guerre de six jours pour défendre et libérer les Palestiniens ou se faire tuer par l’armée israélienne.

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    • Le 7 septembre 2012 à 15:13, par DUH-DUH En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

      L’important n’est pas ce qu’il est ou ce qu’il a été. Pour les kabyles dignes de ce nom, ce qu’il révèle est d’une importance sans commune mesure. Il reste qu’il nous faut authentifier ces faits historiques, et de dénoncer
      la cruauté de mohamerdi, du colonel aamimuc, de kermum velqa-ssem, du despote arabo-islamiste aababan et de bien d’autres qui ont éliminé tous les kabylistes d’avant guerre. Je demande à m° Ali yahya d’écrire un ouvrage entier sur tout ce qu’il sait de ces faux héros qui ont berné les kabyles qui les adulent.

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  • Le 14 septembre 2012 à 05:55, par DUH-DUH En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    Si un article aussi balaise que celui-ci ne fait pas réagir les kabyles, c’est que nous sommes franchement fichus. Voilà un papier qui merite dêtre commenté abondemment et qui, malheureusement, ne l’est pas. Cherche-t-on à sortir de cette idéologie, mortelle, arabo-islamique que nous ont léguée ces crapules de aababan, kermum, colonel aqirquc et toutes ces autres ordures complices qui nous ont livrés pieds et poings liés aux saouchiens ? Avant la colonisation française, la Kabylie etait indépendante ; aujourd’hui elle est broyée par les envahisseurs du 7ème siècle. Allons-nous nous laisser effacer et attendre lâchement notre extermination à petit feu ?

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    • Le 15 septembre 2012 à 14:52, par urfane En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

      Précisément, @ duh-duh, parce que nous sommes Kabyles, une appellation encore d’origine arabe "qabaiiles" qui veut dire tribus. Hélas, le reflexe tribal a encore de beaux jours devant lui au grand dam de notre désir d’émancipation à toutes et à tous. Pour l’info en question, comme je l’ai souligné plus haut, ça va faire des dégâts si l’on n’y prends garde. La vérité est plus qu’une nécessité, c’est devoir.

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  • Le 15 septembre 2012 à 15:06, par urfane En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    Mohemedi Saïd, l’assassin de BENAI OUALI le grand parmi les grands ? qu’elle crapule !

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  • Le 8 avril à 22:01, par akbou En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    l"ekvayeles ou bien plus presisament l"ekmayeles , c"est ainsi que vous rendez hommage a l"un de vos meilleurs ?? que dieu aie son ame, la tete pensante de la revolution, l"unique intellectuel au sens propre du terme "BAC maths 1942". pert son temps a liquider les siens d"apres abdenour le ralier du pouvoir, des histoires sans tete ni queu, c"est malheureux que la haine de ces compagnons d"armes contamine encore des generations !!! heureusement qu"il n"est pas enterrer sinon il tournera dans sa tombe.

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  • Le 10 mai à 11:14, par IDENE En réponse à : Ma dernière rencontre avec Abane

    AZUL,
    Je suis tombé dans les pommes en lisant ce témoignage ! Votre histoire, mon histoire, l’histoire de la kabylie est en métamorphose continue et bouleversante, contradictoire sur ce que j’ai appris de mes 30 printemps. J’ai 3O ans, comme on dit chez nous, j’ai un plateau, bref, en ces années vécues, j’ai gobé pas mal de version sur mon histoire, pleines de contradiction, d’ailleurs aujourd’hui, ma personne est très fragile, fébrile, faible et soumise quand il s’agit de parler de mon identité. L’histoire officielle algérienne nous a asphyxiés, imbiber de mensonges sur Abbane et Krim, et le malheur, c’est que nos élites intègres ont trouvé refuge, Paris. Alors, pour achever ces suites de phrases volontaristes, je souhaite que nous réfléchissions sur le comment agir pour mette fin à cet oedème Kabyle.
    Tanmirt

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