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Origine du terme « faux cul »

mercredi 11 avril 2012, par Marika - commentaires

Le faux cul (ou faux-cul) désigne à l’origine, familièrement, une tournure c’est–à-dire un rembourrage que les femmes portaient sous leur robe pour augmenter le volume apparent de leur postérieur.

Cette tournure, souvent considérée comme une évolution de la crinoline, est apparue au début du XIXe siècle pour être très fréquente entre 1860 à 1900. En effet, toute la mode du XIXe siècle visait à accentuer les courbes féminines naturelles par le double emploi du corset affinant la taille et d’éléments accentuant la largeur des hanches et soutenant l’ampleur de la jupe, et par là souligner par contraste la finesse de la taille.

La tournure, ou faux-cul, est une pièce de lingerie destinée à accentuer, comme son nom l’indique, la chute des reins.

Le faux-cul est une pièce de grosse toile, tuyautée et empesée, que les femmes ajustaient à la taille pour augmenter l’ampleur des reins. Appelé “polisson” au XVIIème siècle, le faux-cul se portait vers 1770, essentiellement avec les négligés du matin ou bien avec la robe à l’anglaise dont le volume était rejeté à l’arrière. Cet appendice connut à nouveau un succès durable sous le nom de “tournure”. La mode en perdura de 1870 à 1890 ; au cours de ces vingt années, sa forme évolua et prit des noms variés comme “queue d’écrevisse” ou encore “tournure strapontin”.

Hors de France, le faux-cul était appelé “Cul de Paris“, en français dans le texte, que ce soit en anglais, en italien ou en allemand !

"(…) la nature l’avait douée d’un contrepoids naturel qui rendait inutile la mensongère précaution d’une tournure. Chez elle tout était bien vrai". (Balzac, la Vieille Fille)

"Quand elles veulent sortir dehors elles disent : Apportez-moi mon cul. Et quelquefois on crie : On ne trouve point le cul de madame, le cul de madame est perdu… Il y a de ces culs (qu’aucunes plus honnêtes appellent hausse-culs) qui sont fort précieux (…)" (H. Estienne, Dialogues du langage français italianisé… in Huguet.)

Par métonymie, l’expression désigne une personne hypocrite.

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