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Statut juridique des dhimmis : Pacte du deuxième calife

L’islam mis à nu

, par - 10  commentaires

Chrétiens et juifs, sous domination musulmane, disposaient d’un statut juridique particulier qui leur réservait, dans tous les domaines, une place très inférieure à celle des musulmans. Statut se référant au pacte du deuxième calife, Omar ibn al Khattab (Omar Ier), dont le calife Omeyyade Omar ibn Abd al Aziz (Omar II, 717-720), fut celui qui l’appliqua strictement dans ses moindres détails. La source d’inspiration de ce pacte fut le traité imposé par Mahomet aux juifs de Khaibar en 628, pacte qui prévoyait, selon cette lettre qu’auraient adressé à Omar ibn al Khattab, des chefs religieux chrétiens de la Syrie passée, par la force du jihâd, sous la domination musulmane :

Le Pacte d’Omar ibn Al-Khattab, (deuxième calife de l’islam (de 634 à 644) est le texte matriciel de la dhimma. Tous les statuts des dhimmis s’en inspirent peu ou prou.
Ce pacte fixe la condition de dhimmi et sert de base aux relations entre les musulmans et les non-musulmans.

« Nous avons demandé la vie sauve pour nous, nos familles et nos coreligionnaires, ainsi que la possibilité de conserver nos biens, lorsque nous sommes venus à vous, aux conditions suivantes :
  • de nous acquitter d’un tribut et rester dans la soumission ;
  • de maintenir nos portes grandement ouvertes ;
  • de ne refuser à aucun musulman d’entrer et de demeurer à l’intérieur de nos maisons, de jour comme de nuit, à charge pour nous de l’entretenir pendant trois jours, en lui donnant régulièrement à manger ;
  • de ne faire sonner les cloches qu’à l’intérieur de nos églises et avec retenue, et de ne pas élever le ton de nos prières et de nos chants liturgiques ;
  • de n’abriter dans aucune de nos habitations et nos églises, un espion au service de l’ennemi, ni de le cacher aux musulmans ;
  • de ne pas bâtir de nouveaux lieux de culte, de couvents, d’ermitages, de cellules, ni reconstruire celles qui auront été détruites ;
  • de ne pas organiser de cérémonie publique ni se réunir en présence d’un musulman ;
  • de ne pas faire du prosélytisme, de ne pas manifester d’idolâtrie, ni y convier un musulman ;
  • de ne pas exposer de croix ni nos livres dans nos églises, ni dans les rues et les marchés fréquentés par des musulmans ;
  • de ne pas lire le Coran ni l’enseigner à nos enfants, de n’empêcher aucun de nos parents d’embrasser l’islam s’il le désire ;
  • de couper nos cheveux en mèche et porter une ceinture autour de la taille ;
  • de ne pas ressembler aux musulmans de quelque manière que ce soit ;
  • de ne pas chevaucher sur des selles ;
  • les gravures de nos cachets devront être rédigées en arabe ;
  • de ne pas utiliser leurs titres ;
  • de les honorer et les respecter ;
  • de nous tenir respectueusement debout, en face d’eux, lorsqu’ils nous croiseront ;
  • de montrer de la déférence à leur égard ;
  • de leur céder la place lorsqu’ils désireront s’asseoir ;
  • de les diriger dans leurs allées et venues ;
  • ne pas construire de maison plus haute que les leurs, ni réparer de jour comme de nuit, ce qui est tombé en ruine ou ce qui se trouve dans un quartier musulman ;
  • de ne pas porter d’épée ou n’importe quelle autre arme, ni les transporter ;
  • de ne pas vendre de vin ou de porc, ni les montrer ostensiblement ;
  • de ne pas faire du feu à l’occasion d’une mort, dans un chemin ou habite un musulman ;
  • de ne pas élever la voix face à un musulman et pendant nos processions funéraires ;
  • de ne pas garder d’esclave qui appartînt à un musulman : nous prenons l’engagement de respecter ces conditions en notre nom et celui de nos coreligionnaires. Celui qui ne les respectera pas n’aura aucun droit à la protection, de même que celui qui frappera délibérément sur un musulman. »

Inutile de dire qu’il était facile pour un musulman d’affirmer qu’un dhimmi avait violé l’une ou l’autre de ces conditions.

C’est ce pacte qui est en grande partie la source du « droit » des non-musulmans en terre d’islam. Le décret du régime des talibans, lors de leur règne en Afghanistan, obligeant les non-musulmans à porter un signe distinctif de couleur jaune, avait donc une valeur canonique. Sous domination musulmanes les non-musulmans étaient souvent soumis à l’obligation d’arborer de grossiers morceaux d’étoffe (zunnâr) autour de leur taille, cela permettait de les distinger des musulmans. Une prescription vestimentaire qui fait, jusqu’aujourd’hui, l’unanimité dans toutes les quatre principales écoles juridiques de l’islam sunnite.

Lorsqu’en 640 le deuxième calife, Omar Ier, fait tuer un juif qui avait renversé une musulmane avec son âne, il déclara : « nous ne vous avons pas donné un traité pour que vous vous comportiez de cette façon ».

A suivre...

Geneviève Harland

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Logo d’illustration : Tableau de Giulio Rosati

Vos commentaires

  • Le 22 avril 2012 à 16:05, par Manomam Izem
    En réponse à : Statut juridique des dhimmis : Pacte du deuxième calife

    suite...
    La peinture de Giulio Rosati que tu as mis dans ton article a pour titre le choix du Harem, et n’a rien à voir avec les dhimmis ou les esclaves européennes. Et Giulio Rosati est un peintre qui prétend être orientaliste, spécialisé en Maghreb, mais n’a jamais quitté Rome. Donc, son tableau n’est que pure imagination et ne reflète nullement ce que faisaient les musulmans.
    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Giulio_Rosati

    Répondre à ce message

    • Le 22 avril 2012 à 16:54, par G.H.
      En réponse à : Statut juridique des dhimmis : Pacte du deuxième calife

      Je n’ai validé que cette suite des élucubrations de la première partie de tes commentaires. Merci de t’en tenir à l’auteur de l’article, inutile de mettre une liste de noms, comme si tu avais découvert l’Amérique !

      D’autre part, ne lisant pas l’arabe, je ne peux pas valider ce que je ne suis pas en mesure de comprendre.

      Sinon, je n’ai écrit, nulle part que le tableau d’illustration de l’article était une photo d’époque. Il me semble que je suis libre de mettre les tableaux, photos, dessins qui me plaisent, me conviennent, ou que je juge en rapport avec mon écrit. Je prends la peine de mettre le nom de l’artiste et du tableau afin d’inciter les internautes à s’intéresser à la peinture. Je ne vais pas chercher mes sources sur wikipédia qui n’est pas fiable du tout, puisque n’importe qui peut corriger les textes publiés.

      En ce qui concerne mes sources, je viens de constater qu’effectivement je ne les ai pas citées. En fait je les mets souvent à la fin, car mes articles sont très longs, je les découpe pour les publier, il est d’ailleurs écrit à suivre... de toute façon, je n’invente rien.

      Alors refais ton commentaire en virant tes supputations sur ma personne et tes vermicelles, après il sera validé.

      Répondre à ce message

  • Le 22 avril 2012 à 16:48, par Manomam Izem
    En réponse à : Statut juridique des dhimmis : Pacte du deuxième calife

    G.Harland, comme je l’ai pressenti, tu n’as pas affiché mon premier post au sujet de ton article, car, il montrait très bien que tu es débutante en Histoire, et que tu commets des erreurs très grave pour une journaliste que tu prétends être. Après mon score de 1 à zéro , suite à votre avant dernier articles sur les dhimmis, le score devient une 2 à 0 toujours en ma faveur
    Je te défie d’afficher mon post, sinon, cela confirme bien, que tu n’es pas au niveau de ton titre.
    Au prochain défi ma belle

    Répondre à ce message

    • Le 23 avril 2012 à 07:35, par Nigeria
      En réponse à : Statut juridique des dhimmis : Pacte du deuxième calife

      M Manomam Izem au lieu de reconnaitre et de condamné haut et fort cette sauvagerie appelée ISLAM et tout ce que l’ incombe vous vous attaquez toujours à des Futilités sans aucune importance instructive du sujet quoique vous disiez quoique vous fassiez Nul ne changera d’avis sur cette MAUDITE idéologie crée par une bande de CRIMINELS arabes guidés par mahomet le plus grand carnassier de tous les tout les temps maintenant le monde entier commence à voir et à comprendre le vrai visage de cette maudite culture arabe du désert

      Répondre à ce message

      • Le 28 avril 2012 à 11:12, par Croyant en Dieu.
        En réponse à : Statut juridique des dhimmis : Pacte du deuxième calife

        Si t’as un problem chez toi (ton pays),je ne vois pas ou est le lien avec l’Islam.La relegion n’a rien avoir avec votre barbarie vous les tiers mondiste et vous les occidentaux.Toute chose maudite est de vous (les humains)et de diable.Tu es mauvais,tu detestes Dieu et toute chose spirituelle.

        Répondre à ce message

  • Le 7 mai 2012 à 13:04, par pFfff !
    En réponse à : Statut juridique des dhimmis : Pacte du deuxième calife

    L’Espagne interdira-t-elle le Coran ?
    Imran Firasat, un Pakistanais ayant obtenu l’asile en Espagne, a réussi une démarche plutôt surprenante : faire examiner sa pétition demandant l’interdiction du Coran en Espagne par le Comité constitutionnel du Congrès des députés, comme le montre le document publié en exclusivité sur le site Mundo Digital.
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    Apostat de l’Islam et auteur du site mundo sin Islam (un monde sans Islam), ce réfugié pakistanais a de la suite dans les idées.
    D’abord il quitte la religion de ses parents et de ses prôches, attitude des plus courageuses puisque les légistes classiques de l’Islam considèrent que l’apostasie doit être punie de mort.
    Ces légistes se fondent essentiellement sur un hadith d’Ibn Abbas dans lequel il rapporte que le prophète de l’islam aurait dit : « Quiconque change sa religion, tuez-le. ».
    Même si ce précepte n’est pas toujours appliqué, l’apostasie entraine de toute façon des conséquences sociales irréversibles.
    Mais cet homme déterminé ne s’arrête pas là.
    Persuadé que cette religion prône une idéologie malsaine et totalement opposée aux principes qui gouvernent actuellement l’Espagne, il ose aller jusqu’à demander qu’on l’interdise officiellement.
    Imran a ainsi soumis au Premier ministre, au Congrès des députés, au ministre des Affaires étrangères et au ministre de l’Intérieur un document dans le lequel il présente les 10 points suivants au soutien de sa pétition :
    1.Le Coran n’est pas un livre sacré religieux mais un livre violent, débordant de haine et de discriminations.
    2.Le Coran est un livre horrible qui incite une communauté appelée « les musulmans » à s’engager dans le djihad, à tuer des innocents et à détruire la paix dans le monde.
    3.Le Coran est responsable de tous les actes terroristes commis ces dernières années dans lesquels des milliers de personnes ont perdu la vie.
    4.Le Coran est un livre infâme qui oblige les croyants à conquérir le monde entier et à imposer un pouvoir absolu coûte que coûte.
    5. Le Coran est un livre qui, en toute légalité, permet et encourage la violence et la haine, ce qui le rend incompatible avec le monde moderne, Espagne comprise.
    6. Le Coran est un livre qui établit des discriminations directes entre les personnes.
    7. Le Coran est un livre qui n’autorise ni liberté d’expression ni liberté de religion.
    8. Le Coran est un livre qui impose des souffrances et tortures aux femmes par ses prescriptions misogynes et injustes.
    9. Le Coran est un livre qui enseigne les divisions plutôt que l’unité : les croyants ne sont pas autorisés à créer des liens d’amitié avec les non musulmans, car le Coran les considère comme des infidèles.
    10. Le Coran est une menace considérable pour la liberté de la société espagnole. C’est un livre qui prêche clairement le djihad, le meurtre, la haine, la discrimination et la vengeance. Pour ces raisons il ne peut en aucune façon être compatible avec le système espagnol. Ce livre est totalement contraire aux lois et à la Constitution de l’Espagne et il incite à la haine et à la violence dans notre pays.
    Et, contre toute attente quand on sait combien il est politiquement peu correct de parler aussi crûment de ce sujet, sa pétition a été acceptée.
    Peut-être son origine et donc sa connaissance intime du sujet permettent-elles au Gouvernement espagnol de s’emparer franchement de la question, à moins qu’elles ne l’empêchent simplement de rejeter sa demande comme il l’aurait probablement fait si un autre citoyen avait émis la même pétition.
    La confusion entre critique d’une idéologie religieuse et racisme est en effet profondément ancrée chez une majorité de gens quand cette idéologie est l’Islam, bien que cette religion, comme toutes les religions, comprenne des fidèles de toutes les origines.
    Toujours est-il que sa pétition est acceptée et que le Comité constitutionnel du Congrès va devoir l’examiner. Et surtout devoir y répondre.
    Car peut-on, dans un pays qui a signé la Charte des Droits de l’Homme, qui garanti la liberté de religion, interdire un livre sacré pour plus d’un milliard d’humains pour le motif qu’il enseigne des valeurs contraires à cette Charte ?
    Cette question est primordiale puisque, en cas d’acceptation comme de refus, elle obligera le Gouvernement espagnol à exiger la correction de la Charte.
    En effet, s’il interdit l’Islam alors il faudra inclure dans la Charte un article précisant que la liberté de religion s’arrête à la compatibilité de celle-ci avec ladite Charte, ce qui laisse peu d’espoir aux autres monothéismes d’être encore permis, et s’il rejette cette pétition il faudra lui ajouter un article précisant que la Charte ne s’applique que pour les citoyens qui ne se soumettent pas à un dogme monothéistes leur donnant d’autres prescriptions.
    En tous les cas donc, les membres du Comité ont sur les bras une charge que bien peu d’entre nous souhaiterait porter et leur décision pèsera fortement sur le futur du monde.
    Si toutefois, comme le feraient la plupart d’entre nous, ils ne trouvent pas une subtilité pour se débarrasser du fardeau.

    Répondre à ce message

  • Le 13 août 2012 à 08:40, par tummy
    En réponse à : Statut juridique des dhimmis : Pacte du deuxième calife

    Aucune source n’est citée.
    Est-ce normale madame l’historienne ou Monsieur l’historien ?

    Répondre à ce message

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