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Printemps Noir et pendant ce temps là Bouteflika était président

Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

L’outrecuidance

lundi 18 avril 2011, par Diaspora , Djaffar Benmesbah - 15  commentaires

Ce texte décrit parfaitement la situation au printemps 2001, nommé depuis printemps Noir. Il serait bien que ceux qui se trémoussent sans réfléchir aux galas divers et variés, se demandent pourquoi ces dates resteront gravées à jamais dans la mémoire kabyle.

Beaucoup de témoignages apparaissent aujourd’hui sur les violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien. C’est une bonne chose, mais il aurait été préférable que les auteurs de ces témoignages se manifestent au moment où ils ont subi ces violences. On parle de 130 morts pour noter l’acharnement des gendarmes et on oublie qu’il eut plus 600 blessés par balles, blessés et en vie juste par une question de chance quand on sait que les assassins visaient la tête et le thorax. Une volonté délibérée de tuer. La répartition des localisations des balles paraissait difficilement imputable au hasard statistique. Les gendarmes n’ont pas tués en Kabylie autant de terroristes, disons qu’ils sont de la même culture qui les définie en tant que frères. En Kabylie la lutte anti-terroriste avait été assumée par des patriotes. La Kabylie plongeait dans le sang et la fumée acide des bombes lacrymogènes et Bouteflika bourdonnait sa bonne humeur. Je ne suis pas acquis aux thèses autonomistes mais ma conviction est que toute personne kabyle qui le soutient est à considérée comme ignoble.

Ceux qui le soutiennent sont des traîtres, je pèse mes mots quand bien même certains jugent que j’use de propos violents incitant à la vindicte populaire. Un internaute m’écrit ceci "Cher monsieur, soyez plus indulgent envers les vôtres, vous aurez plus de lumière pour distinguer la vérité de ses faux-semblants, ce faisant vous aurez rendu un grand service à votre KABYLIE, plus que vous ne pensiez le faire en écrivant ces insultes gratuites, honteuses et éventées à travers Kabyles.net par dessus tout".

De quel côté se situe l’insulte ? Lors des événements de Kabylie une commission d’enquête dirigé par l’éminent professeur Issad avait investi le terrain non sans risque pour établir la vérité et rendre public la haine de la gendarmerie qui agissait en armée d’occupation avec - sans préavis- l’utilisation d’armes et de munitions de guerre largement excessive. La commission s’était heurtée à des réticences et des refus déguisés dans ses demandes renseignements, ceux qui se sont manifestés (par téléphone) déclaraient ne pas pouvoir témoigner dans la conjoncture qui prévalait.

Nous étions une dizaine d’enquêteurs à être envoyés par le professeur Issad en Kabylie, parmi nous d’admirables juristes courageux et dignes de leur fonction et aussi des Kabyles aux services des services de renseignements. Leur mission était de dérouter la commission de son objectif principale et de me surveiller et au besoin me neutraliser. L’un d’eux avait fait passer un article dans L’Expression m’accusant de fournir de fausses informations au professeur Issad afin de charger la gendarmerie. Contrairement à lui et à son ami, j’avais refusé l’hébergement dans la résidence du wali [1] ainsi que le luxe qui allait avec, voiture, protection etc. Ce qui me laissait bien sur une totale liberté d’action. Je commençais à entreprendre des déplacements sur le terrain et à écouter des témoins. Le professeur Issad m’avait demandé de faire tout pour récupérer des photos où l’on pourrait voir clairement un assassin quitte à les payer (je parle des photos). Une personne était passée me voir pour m’aider dans ma quête d’information, Il s’agit de M. Mekhmoukem Nadir qui venait de perdre son frère, exécuté à bout portant par un sniper. Je ne fais pas ici de la délation, le jeune en question s’est exprimé lui-même sur ce sujet. Il se démêlait d’une manière extraordinaire. Il m’avait informé dès le départ que le médecin de garde qui avait dans la nuit du 18 avril été contraint de signer un certificat conforme aux déclarations de la gendarmerie quand aux blessures du jeune Guermah avait été mis de force en congé. Il me ramenait des photos et dans l’une d’elles un homme en civil parmi les gendarmes que certains avaient reconnus comme étant commandant militaire de la première région militaire (Blida). A partir de cette photo, j’avais eu la certitude que des militaires prenaient l’uniforme des gendarmes pour les assister et prendre part ainsi à une guerre contre des adolescents. Heureusement certains officiers refusaient de prendre part aux crimes qui se déroulaient et c’était le sieur Moumen Khalifa qui était venu à la rescousse de Boutef pour prendre dans un avion de sa compagnie le chargement de bombes lacrymogènes en direction de l’aéroport de Béjaia. Un ancien membre de l’organisation terroriste de Bouyali, M. Merah repenti retourné, était venu proposer son aide à la commission d’enquête, il avait et courageusement confirmé son appartenance au DRS dont il venait de se détacher. Il signe un papier dans Liberté à l’encontre des services de renseignements en désignant le général Toufik et réussi à fournir des documents montrant clairement le jeu et la manipulation du pouvoir dans les massacres. Un soir, nous faisions, Nadir makhmoukhen et moi, un tour avec lui dans sa voiture, il nous racontait pratiquement tout ce qu’il pouvait nous dire et à un moment, du côté de climat de France, il s’était rendu compte qu’il était suivi. Il nous dit qu’un contrat avait été lancé contre lui. J’avais pris cela pour une forme de paranoïa. Une semaine après il est "liquidé" d’une "intoxication alimentaire" (version officielle).

Au même moment à Tizi-Ouzou, "l’infiltré" des services dans la commission d’enquête en l’occurrence Ali Belabid avait été poignardé ! Blessé, il est immédiatement pris en charge par la présidence, son parrain Rachid Aissat le "cache" dans un hôtel luxueux. Plus tard il sera nommé à un poste important au ministère de l’environnement avant de prendre la tète d’un journal. Ce petit flic avait été confondu avec moi, les barbouzes qui s’étaient trompés de cible au départ m’ont rendu visite la nuit du 31 mai 2002. Ils m’avaient laissé pour mort. Ce que La dépêche de Kabylie avait appelée "la rocambolesque histoire de la rue Tanger". La rue Tanger étant mon quartier. Ni le DRS, ni les renseignements généraux de la DGSN n’ont pu démentir l’agression que j’avais subi ne serait-ce que par l’attribuer à une histoire de règlement de compte entre voyous. La dépêche se sentait concernée. Ameziane, le fils de Ferhat Imazighen opposant au régime algérien a été assassiné à paris, la police française n’avait pas encore d’éléments forts pour bien débuter son enquête que la Dépêche annonçait que la victime sortait d’une discothèque. (Entendre rixe suivi de crime probablement involontaire). Le neveu de Saïd Sadi, Yahia Bouam est en prison avec un dossier vide, un jeune à qui un procureur en pleine audience reproche d’avoir tenté de secourir une personne dont il ne partage pas les opinions politiques. Cet infortuné n’avait pas encore été jugé que La Dépêche le charge, plutôt tente de charger.

M. Mekhmoukhen que j’ai cité plus haut à été signalé au DRS comme étant l’informateur de la commission d’enquête. Il sera harcelé, menacé et il a miraculeusement échappé à une tentative d’enlèvement.

La violence est là, partout, elle est devenue nécessaire au pouvoir pour instaurer son omnipotence à laquelle il lui a suffi de coller un adjectif un peu sirupeux.

Par calculs hypocrites, le pouvoir ne cesse d’instaurer un climat d’insécurité afin d’inquiéter ou à troubler toute opposions. Tenter la sagesse pour réconcilier le peuple avec ce pouvoir serait de l’outrecuidance.

Vous dites les "vôtres" quand je parle de ceux que je cite comme étant des traîtres. Je vous réponds non, ce ne sont pas les miens. Prenez encore ce que je vais rajouter comme de la haine, celui qui oublie que Bouteflika et ses généraux ont exécuté des Kabyles est un misérable à l’esprit crasseux, quand à celui qui le soutient... Fihel ma nighd.

Djaffar Benmesbah pour Kabyles.net ©


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Vos commentaires

  • Le 18 avril 2011 à 05:13, par Massinissa En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

    Merci ,A GMANAGH Djaffar ! Pour votre témoignage explicite qui démontre que le pouvoir et le système algériens fonctionnent tous les 2,contre le peuple Kabyle mais aussi contre l’identité kabylo-berbère .
    La seule chose que je ne comprends pas chez vous ,c’est votre refus de vous souscrire à l’instauration de notre autonomie régionale kabyle ,suite à ça ,je me demande et je vous demande à vous ,comment alors ,voulez-vous que cet, ostracisme étatique qui s’apparente à du racisme puisse un jour nous accepter dans notre particularisme kabyle ? Car un Kabyle est l’opposé d’un arabophone algérien qui malgrè tout est lui aussi d’origine algérienne mais inféodé à l’arabisme ,au point que les vrais arabes orientaux l’appelle un traître-renégat ,ce qui est vrai .

    Salutations fraternelles kabyles .

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  • Le 19 avril 2011 à 14:14, par tayda En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

    Tanemirt i mas Djaffer Benmesbah,pour ce témoignage précieux ,courageux et plein d’enseignements . Je tiens ,comme même à vous dire que votre passage,sur la probable implication directe de militaires,dans ces tueries un peu légère. Je peux moi aussi témoigner ,qu’a Béjaia (5°RM),à part le soutien logistique à ces forces anti émeutes (gendarmes ) :bouffe, hébergement , santé et carburants !!,les militaires n’ont pas été partie prenante dans ces massacres,même si j’ai entendu par exemple au plus fort des événements , un militaire zélé au grade de cdt ,avancer sans aucun état d’âme ,que la solution passait par l’utilisation de l’aviation pour exterminer ces kabyles !.

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  • Le 20 avril 2011 à 17:23, par Avziz En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

    Le rapport sur les tueries des jeunes Kabyles en 2001 enquêté, rédigé et déposé sur le bureau de bouteflika par le Professeur Issad n’a jamais été ouvert voilà 10 ans.

    Voici le rapport détaillé :
    http://www.aidh.org/ViolDE/Alg_kabyl01.htm

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    • Le 21 avril 2011 à 03:30, par Amine Si Ahmed En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

      Jusqu’à nouvel ordre, faire avec le système qui est illégitime,c’est le reconnaître.Donc Issad, Benmesbah,sont kabyles du même système.Quelle que soit leur éloquence et leurs titres universitaires, ils ne peuvent être crédibles et sérieux.
      Feu Kasdi Merbah le Kabyle était esclave du système : c’était lui qui avait arrêté Aït Ahmed en 1963, non sans lui dire : "Tu ne vaux pas un oinion pourri".C’était lui qui prolongera la garde à vue de Lahsen Bahouh (affaire des poseurs de bombes).Et ce sera le même système qui se débarrassera de lui et de son fils,à Alger en plein jour.Pourquoi ? pour avoir pris conscience qu’il s’était trompé d’avoir roulé pour ce système et qu’il est engagé dans l’action politique ouvertement.
      Rappelons-nous la commission Goudjil Salah liée à l’assassinat de Mohamed Seddik Benyahia (les 2 du système).C’était sans suite.La commission Rezak Bara ( l’avocat Youcef Fetthallah , assassiné) sur l’assassinat de Boudiaf : sans suite par rapport aux commanditaires.Parlons de l’assassinat de Matoub ! Que le professeur Issad et cet avocat se mette d’accord avec eux-mêmes:Qu’ils rompent avec la logique du système illégitime ou bien cessent leurs élucubrations stériles publiées dans des livres et des journaux. Souffler le froid et le chaud ou le beurre et l’argent portent des effets pervers.
      Pourquoi aujourd’hui, après le geste de Bouazizi ,le tunisien nous avons "Boutef Dégage !", "Système dégage !", la constitution étouffée en 1963, est remise sur la table ?
      Quant à l’action internationale,le fonds de commerce "droits de l’homme", qu’attendre de "Michèle Alliot Marie",Sarkozy....qui s’entendaient durant 22 ans avec les Ben Ali ,Trabelsi,et 29 ans avec Moubarak, les Gbagkbo,Omar, puis Ali Bongo....? Rien.
      Les kabyles n’ont plus d’autre choix que de faire le bilan de toutes les actions de puis 1949 à ce jour, ne plus se laisser bercer par les chanteurs de circonstances, les protagonistes politiques mercantilistes, les beaux livres, les beaux articles, qui n’ont rien donné (sinon pourquoi remettre sur la table la constituante qui remonte à 1963),prendre conscience qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes,pour redéfinir la démarche à suivre.Hier, 20 avril,j’ai fait un tour dans les librairies et les kiosques de journaux : pas un seul livre, pas une seule revue, pas un seul quotidien en Tamazight, par les héros d’avril 1980 et de 2001,que criaient "Tamazight : langue nationale et officielle !" Par contre pas mal de livres en français et en arabe, par ce qu’ils se vendent , mercantilisme oblige ! Tamazight au service de la francophilie ne fait aucun doute.
      Même la liberté d’expression doit obéir au bon sens kabyle ( tous les avis se valent) non au code Napoléonien (diffamation, outrage de parole, de regard...) ou de la Charia ( si tu interrops le speech de l’mam le vendredi, tu vas en enfer),même s’il fait de la politique en faveur du système pourri.

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  • Le 8 mai 2011 à 13:12, par Simple réflexion En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

    Ben Laden n’était ni un chef d’Etat, ni un homme politique. Ce n’était qu’un mercenaire qui avait dilapidé, comme un con, sa richesse d’héritier saoudien, ne serait-ce que pour ça il a mérité la bénédiction de son propre pays pour sa punition. Si toutefois il méritait la CPI, nous allons ester alors tout autant les quelques zouaves islamistes qui interviennent sur ce site.

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    • Le 19 avril 2012 à 05:47, par Massy En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

      C’est vraiment dommage et regrettable pour lui ,bien sûr ,que ce Mr@djaffar n’est pas acquis à la thèse de l’autonomie .

      A partir de ce non sens ,on comprendra facilement que tout son article ,n’a plus beaucoup de sens et c’est vraiment dommage de ne pas aller au bout de la logique politique et de ce que l’on appelle le bon sens ou même être cohérent .
      Ceux(ces Kabyles) qui renoncent à l’autonomie de la Kabylie ,seront toujours sacrifiés pour l’Algérie-arabo-islamique ,ce qui est la négation même de notre identité et de notre spécificité Amazigh-Kabyle .
      Nous sommes conscient que l’autodétermination du peuple kabyle ,ne se fera pas du jour au lendemein,mais on y arrivera tôt ou tard ,il a va de notre survie.
      Vivement la fraternité kabyle .

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  • Le 19 avril 2012 à 05:22, par Amazigh En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

    Vous savez, la haine que ces assimilés vouent à notre difference parceque nous sommes different d’eux est sans limites. On parle souvent de la haine des Arabes envers les juifs, mais celles envers le kabyles et d’une maniére generale envers tous les Amazighs est aussi pire. Mais seulement nos compatriotes amazighs ou kabyles sont aveugles ou inconscient. Une fois qu’un Amazigh a pris conscience, c’est fini. Pour beaucoup ils sont encore aveuglés par le livre de Mahomet et c’est ce livre là appelé "Neskha" (insekh : imprimé) qui les trompe et qui leur fait oublier ce qu’ils sont et d’où vient ce qui a fait leur malheur et humiliation durant des siecles.

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  • Le 20 avril 2012 à 17:33, par mokrane En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

    cest terrible cette haine dans les visages de ces bandits qui se font appeler policiers. La haine du kabyle .rein d’autre. Je deteste ce pays de merde .

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    • Le 20 avril 2012 à 21:02, par Amazigh En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

      Azul. Akit-d ay izamaren !
      Je vois que notre ami Mokrane ne connais pas bien l’arabophone. Ce dernier il est animé d’une haine sans borne envers tout ce qui n’est pas arabe, mais aussi les chrétiens, les bouddhistes et les juifs, etc.. L’arabophone ou l’aliéné mentale, s’abreuve chaque jour de son coran. Avec celui-ci il appelle neskha, il se sent au dessus tout ceux et celles qui ne parlent son idiome. En islam, il est dit ceci : " celui qui n’est pas avec nous et contre nous". Les arabophones éduquaient leurs enfants dans la haine de l’autre, parce que non arabe ou arabophone. Dés l’instant ou tu dis a un arabophone que tu ne connais pas ou tu ne parles pas son idiome, il te taxera de raciste et te fera la gueule si tu l’as comme collègue. Je parle de ceux qui vivent en France ou en Europe. Là ou ils son majoritaire, c’est l’enfer !
      Je parle en connaissance de cause.

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  • Le 30 juillet 2013 à 14:54, par massensen yugurthen En réponse à : Violences subies par les Kabyles en 2001 par le pouvoir algérien

    ad yas wass ad nakhui am assa timess iche3len atekhssi ur d-ass yehwi semlileth ighalen ats awdemm s iswi

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